Archives de août, 2007

BlogDay Post 2007 Ecrit par Pierre le 31.08.07

Voilà comme prévu mes 5 blogs recommandés pour le BlogDay.

Blog Day 2007

Pour partir un peu dans l’inconnu, j’ai décidé de chercher à l’étranger des blogsproposant des critiques ou un regard intéressant sur le cinéma asiatique, la Corée ou sa culture, tout en gardant un ton assez personnel.

1. Seen in Jeonju : ce blog très bien écrit propose de (re)découvrir des films coréens classiques, des réalisateurs méconnus, des films indépendants… Il est plutôt récent et c’est vraiment l’un de mes préférés dans le domaine.
2. Korea Pop Wars : le blog d’un journaliste canadien résidant en Corée et écrivant pour The Hollywood Reporter et Billboard. Il prépare actuellement un livre du l’industrie du divertissement et des médias en Corée. Ses analyses de la production cinématographique et de la culture coréenne sont très pertinentes.
3. Movies At Midnight : ce blog est dédié au cinéma “de genre”, culte ou horrifique, parmi lequel on trouve paquet de films asiatiques, dont beaucoup restent à découvrir.
4. Asian Cinema - While on the Road : un autre voyage au coeur du cinéma asiatique dans ce blog éclectique.
5. Les aventures de Louline La Croute : je ne résiste pas au plaisir de citer le blog de notre Louline nationale. Parce qu’après avoir relaté nos 6 mois d’aventures en Corée, la voilà qui part cette fois… en Suède. Son style d’écriture n’a pas changé, délectez-vous !

Happy BlogDay all over the world !

Tournage (suite) Ecrit par Pierre le 30.08.07

Voilà, c’est fait, on a tourné dans un Hong Sang-Soo o_O
Bon, il faut dire que notre participation se résume à marcher dans une rue, en arrière-plan du héros, mais ça restera quand même un excellent souvenir ! J’espère que la séquence ne sera pas coupée au montage puisqu’on peut nous voir tous les deux de face, main dans la main !

Le tournage était assez tendu puisqu’ils venaient de passer 30 prises à tourner une scène difficile et que la nuit commençait à tomber. De plus, les passants qui marchaient dans les environs ne pouvaient s’empêcher de regarder la caméra d’un air ébahi, et ce ne fut pas simple de les détourner du cadre. Notre job a donc consisté à descendre cette fameuse rue quelques mètres derrière le héros du film, en ayant l’air le plus naturel possible, puis à la remonter en courant à chaque “Coupez”… pour recommencer !

L’ambiance avait l’air plutôt sympa dans l’équipe, où on pouvait entendre du coréen, du français ou de l’anglais. Hyewon n’a pas reconnu Hong Sang-Soo puisqu’elle ne se rappelait pas de sa tête :D

A demain pour le BlogDay ;)

Participation au tournage du film d’Hong Sang-Soo ! Ecrit par Pierre le 28.08.07

Je vous parlais il y a quinze jours du tournage à Paris du dernier film d’Hong Sang-Soo. Et bien je vais avoir l’immense joie de participer à ce tournage comme figurant demain soir :D

Mais le mieux, c’est que si vous êtes disponible jusqu’au 13 septembre, vous pouvez vous aussi participer ! Toutes les infos nécessaires sont sur cinémasie (merci d’avoir relayé !)

Ils ont encore besoin de monde, alors allez-y, foncez !

Youpi-iiii :D

Court-métrage : Sans-Issue Ecrit par Pierre le 27.08.07

J’écris cet article pour promouvoir un peu le travail de mon meilleur ami Alban, dont vous connaissez peut-être le blog butterflyprod.
Je vous propose de visionner son dernier court-métrage, assez conceptuel puisque réalisé en 8 heures dans un appartement juste avant d’emménager ! Certes tout n’est pas parfait mais j’apprécie tout particulièrement l’ambiance sonore et visuelle. Je vous encourage à lui donner votre avis (constructif ;) ) sur son blog ou ici-même.

Bonne vision ;)


Sans Issue
envoyé par Alban25

PS: je lui ouvrirais prochainement les portes de ce blog pour un essai à venir sur le travail de Park Chan-Wook en préparation, lorsque ma série de portraits sera terminée :)

Portrait #12 : Bae Doo-Na, une fille à part Ecrit par Pierre le 26.08.07

Bon, je ne vous le cache pas, Bae Doo-Na est vraiment l’une des actrices coréennes je j’affectionne le plus. Il s’agit d’une actrice bien à part dans le cinéma coréen. Physiquement d’abord, elle est loin des standards formatés pour la télévision avec ses airs de garçonne et sa gouaille. Mais surtout, sa personnalité qu’elle trimballe de film en film, comme si elle jouait toujours le même personnage, une fille pas comme les autres.

Bae Doo-Na

Je l’ai découvert comme beaucoup pour son rôle dans le sombre “Sympathy for Mr Vengeance”, où elle joue la petite amie du héros, une anarchiste distribueuse de tracts, où elle crève littéralement l’écran. Je me suis donc englouti toute sa filmographie avec jubilation (mis à part le raté “Tube”). Et le plaisir est là à chaque film : on retrouve le même type de personnage : enquêtrice sur le meurtre de chiens dans son quartier dans le décalé “Barking Dogs Never Bite”, adolescente déboussolée dans “Take care of my cat”, elle ne fait jamais rien comme les autres et ne trouve son bonheur qu’en compagnie des plus marginaux de la société.

Bae Doo-Na

Même dans des films à priori moyens, elle éclabousse les autres de son talent : ainsi, son accent délicieux et ses mimiques l’emportent sur les personnages masculins bien mous de “Plum Blossom”, et ses courses poursuites à la recherche de son bébé deviennent hilarantes dans “Saving My Hubby”. “Spring Bears Love” marque sans doute une rupture dans sa carrière : elle y joue une fille incapable d’avoir une relation amoureuse normale, toujours à cause de sa personnalité un peu borderline. La parallèle avec sa carrière d’actrice est évident, peut-être était-elle lassée de rester dans ce personnage. D’ailleurs ses deux films suivants sont bien différents : elle est d’abord partie s’exiler pour jouer les lycéennes rockeuses dans “Linda Linda Linda”, puis revenue dans le mégasuccès “The Host” dans un rôle bien plus sobre que d’habitude.

Bae Doo-Na

Depuis, on a pu la voir uniquement dans des dramas. Il serait temps que de grands réalisateurs fassent appel à elle pour exploiter ce potentiel hors du commun que sa filmographie nous a laissé entrevoir, car on en redemande.
Je vous conseille la lecture d’un excellent portrait de cette actrice écrit par Adrien Gombaud, critique à Positif et spécialiste du cinéma coréen (voir ma critique de son très bon livre), trouvée au hasard sur le site coréen de l’actrice : Bae Doo-na et le poumon manquant du cinema coreen (en milieu de page).
Si vous trouvez aussi qu’il s’agit d’une des toutes meilleures actrices coréennes, je vous invite à participer au sondage associé à cette série de portraits.

Test de Google Gears Ecrit par Pierre le 25.08.07

Google Gears est sorti depuis un petit moment déjà, mais le nombre d’applications disponibles était alors restreint au seul Google Reader. Puis vint la compatibilité avec l’outil de gestion des tâches Remember the milk, que j’utilise (forcément ça devient plus intéressant), et plus récemment avec Zoho Writer (un Word online). Petit retour sur cet outil dont l’intérêt va croître à mesure que de nouvelles applications deviennent compatibles.

Google Gears

Google Gears, c’est quoi ?
Google Gears est une extension à votre navigateur web qui permet d’accéder aux applications compatibles lorsque vous êtes hors-ligne. Vous pourrez donc accéder à l’application, mais aussi à vos données pour les lire ou les modifier. Une fois en ligne, vous pourrez les synchroniser.

Quand peut-il être utile ?
C’est vrai après tout, tout le monde est de plus en plus connecté en permanence, à quoi sert ce mode hors-ligne ? D’abord on est jamais à l’abri d’un problème de connexion, que ce soit au travail ou chez soi. Mais c’est surtout intéressant dans les situations de mobilité : imaginez, lors d’un voyage en train, vous récupérez vos flux sur Google Reader en gare via le wifi gratuit, et vous voilà blindé de lectures pour le voyage. Vous pourrez aussi organiser vos tâches où que vous soyez en déplacement tout en utilisant votre application habituelle.

Comment ça marche ?
Petite démonstration en utilisant Remember the milk. Tout est extrêmement simple : une fois Google Gears installé sur votre ordinateur, vous verrez apparaître une boite lors de votre première connection :
Remember the milk

Un nouvel icône apparaîtra alors, permettant de passer en mode offline (rapatriant les données sur votre ordinateur). Vous pouvez ensuite débrancher vos cables ou couper le wifi, le site sera encore accessible.
Remember the milk

puis :
Remember the milk

Voilà, je vous conseille vraiment d’essayer si vous utilisez une des applications compatibles, et j’espère que d’autres annonces suivront celles de Remember the milk et Zoho Writer (disponible en lecture seulement en mode offline). Netvibes offline, ça le ferait non ?

Portrait #11 : Jeong Jae-Yeong, clown triste Ecrit par Pierre le 24.08.07

Jeong Jae-Yeong est certainement l’acteur parmi ma liste de portraits qui est le moins connu en France, d’ailleurs c’est le seul sur les 20 à n’avoir aucun vote en sa faveur. On a pu le voir ici uniquement dans “No blood, no tears”, mais il est tout de même à l’affiche de plusieurs bons films jamais importés.

Jeong Jae-Yeong

On ne peut évoquer Jeong Jae-Yeong sans évoquer Jang Jin, son réalisateur fétiche, qui lui a donné ses premiers rôles importants, et qui fait appel à lui pour presque chacun de ses films. On le retrouve ainsi sous diverses formes dans la filmographie du rélisateur : tueur-pied-nickelé dans “Guns and Talks“, personnage principal dans “Someone Special” et “Righteous Ties”, ou encore caméo halluciné dans “The big scene”. Même lorsque Jang Jin ne signe que le scénario (”Welcome to Dongmakgol”), il est encore là !

Jeong Jae-Yeong

Il faut dire qu’il colle parfaitement avec la ligne de conduite de son réalisateur : un mélange de dureté dans les traits et de comique pouvant surgir à tout moment. D’apparence macho, rustique ou peu commode suivant les films, il peut se transformer en clown à tout moment, comme si sa peau n’était pas adaptée à sa personnalité. Une scène hilarante de “Someone special” montre comment il se fait larguer par sa copine. On voit alors la réaction qu’il aimerait avoir et celle qu’il a réellement : toutes deux sont burlesques.

Jeong Jae-Yeong

Son meilleur film est pour moi “Wedding Campaign”, où il incarne un paysan coréen célibataire partant en Ouzbékistan pour y trouver une femme. Sa prestation complètement coincée aurait pu paraître caricaturale sans une sincérité innée qu’il injecte dans le rôle et qui le rend irrésistible, voire même émouvant dans ce film. Par contre, je le trouve moins spécial dans les films plus “sérieux” (comme “Silmido”), dans lesquels il est bon sans être exceptionnel : le second degré lui va mieux.

On le retrouvera prochainement dans le troisième opus de “Public Enemy”, où il sera certainement le dangereux psychopathe (je demande à voir !).
Si vous trouvez qu’il s’agit d’une des tout meilleurs acteurs coréens, je vous invite à participer au sondage associé à cette série de portraits.