Archives de août, 2007

2 livres sur la philosophie Ecrit par Hyewon le 22.08.07

Il y a quelques jours, j’ai fini de lire “Les consolations de la philosophie” d’Alain de Botton. Est-ce que je suis accro à la philosophie ? Non, pas vraiment. Mais je suis une grande amatrice d’Alain de Botton. Après avoir lu “On Love”, j’ai commencé à collectionner ses livres, “The art of travel”, “Kiss & Tell”, “Status Anxiety”… Et grâce à son livre, “On love”, je me suis aperçue que la philosophie était intéressante. Car Alain de Botton a lié la philosophie et l’amour. Et j’ai voulu lire un livre de plus qui traite de la philosophe, j’ai trouvé “Sophie’s World (Le monde de Sophie)” de Jostein Gaarder et je l’aime bien.

livres

A propos des “consolations de la philosophie”, on peut deviner facilement le contenu par la couverture où on peut voir 6 médicaments. Les 6 philosophies répondent à nos questions sur 6 choses de la vie : l’impopularité (Socrate), le manque d’argent (Epicure), la frustration (Sénèque), la déficience personnelle (Montaigne), la peine de coeur (Schopenhauer) et les difficultés (Nietzsche). On voit qu’ils étaient humains comme nous et il n’y a pas de mur entre eux et nous. C’est pourquoi j’aime ce livre et Alain de Botton.

Alors que “Les consolations de la philosophie” est plutôt un essai, “Le monde de Sophie” est un roman. Une fille, qui s’appelle Sophie reçoit des lettres d’un inconnu. Le premier message est “Qui es-tu ?”. C’est peut-être une question facile, mais pour moi c’était difficile et pour Sophie aussi. Sophie cherche son monde en rencontrant beaucoup de philosophes. Mais son monde est spécial. Si vous êtes curieux, lisez ce livre. :P

J’aime bien ces deux livres qui m’ont appris la philosophie. Si vous voulez les lire, je vous conseille de lire “Le monde de Sophie” en premier, et puis “Les consolations de la philosophie”. ;)

Hanbok, kimono et qipao Ecrit par Hyewon le 20.08.07

Connaissez-vous le hanbok (한복), le kimono (着物:ぎもの) et le qipao (旗袍) ? Je pense que le hanbok n’est pas assez connu par rapport à deux autres habits. Ce sont tous des habits traditionnels ; le hanbok est coréen, le kimono est japonais et le qipao est chinois.

Le hanbok
Hanbok

Le hanbok varie suivant la qualité, les rayures et le tissu. Le hanbok a deux parties, la jupe et la veste. On met la jupe jusque sous les seins et avec la veste, on cache le bout de la jupe. On ne montre pas la silhouette du corps donc on appelle le hanbok, “la beauté couverte”.
Mais je vous avoue que ce n’est pas confortable de le mettre parce que la jupe est grande. On doit saisir la jupe avec notre main. Alors on le met pour le mariage ou bien le jour du nouvel an.
Mais ces jours-ci, le hanbok moderne, ça veut dire la robe qui est la base du hanbok, est à la mode en Corée. J’espère qu’on peut en voir dans les défilés. :)

Le kimono
kimono

Comme vous savez, le kimono est le vêtement traditionnel japonais. En fait le kimono voulait dire tous les vêtements traditionnels japonais, mais ces jours-ci, la robe qu’on connait est “le kimono”. On dit que c’est difficile à porter, mais je ne sais pas pourquoi. C’est pour ça que les japonaises portent plus souvent le yukata, un léger kimono. Alors elles portent le kimono pour les grandes occasions.
On peut voir le kimono dans les défilés de mode, comme la photo au-dessus (Alexander McQueen).

La Qipao (Chine)
qipao

D’abord, je veux poser une question. Pourquoi le mot “Qipao” est féminin ? Répondez-moi s’îl vous plaît.
Je pense que la qipao est la plus commode à porter parmi les 3 vêtements, parce que dans le film “In the mood for love”, Maggie Cheung porte une qipao tout le temps. (Je ne peux pas imaginer porter le hanbok tout le temps…) Mais à mon avis, la qipao est pour les filles qui sont minces et grandes, car elle montre la silhouette du corps. Mais la qipao n’était pas comme ça. Cette robe est à l’origine le vêtement mandchou. Comme vous voyez sur la photo ci-dessus, la qipao est changée. Elle est devenue moderne et occidentale et puis, elle est populaire.

BlogDay, connaître les bloggeurs du monde Ecrit par Pierre le 19.08.07

(You don’t speak french? Read this article in english or korean)

Le BlogDay est une manifestation créée dans le but de faire partager et de de découvrir de nouveaux blogs d’horizons totalement différents, que ce soit d’un point de vue culturel ou géographique. Cette journée a lieu le 31 août.

Blog Day 2007

Le principe est simple : tous les bloggeurs participants sont invités à poster le jour de la manifestation un article présentant 5 blogs qu’ils veulent faire découvrir. Je recopie ici les instructions données par le site officiel :

  • 1. Trouver 5 nouveaux blogs que vous trouvez intéressants
  • 2. Informer les 5 bloggeurs que vous les recommandez pour le BlogDay 2007
  • 3. Ecrire une courte description de chaque blog et placer un lien vers les blogs recommandés
  • 4. Poster sur le “BlogDay Post” (le 31 août)
  • 5. Ajouter le lien BlogDay suivant: http://technorati.com/tag/BlogDay2007 et un lien vers le site du BlogDay: http://www.blogday.org

Je trouve cette idée très intéressante et je compte bien y participer. J’ai d’ailleurs quelques idées de blogs à faire découvrir.
Et je m’adresse maintenant aux visiteurs de ce blog : d’après Google Analytics, vous être près d’un quart à habiter à l’étranger. En Europe ou au Canada, mais aussi en Corée, au Japon, au Maghreb, au Sénégal ou même en Nouvelle-Zélande ! Je vous invite donc à nous transmettre l’adresse de votre blog si vous en possédez un, quelle que soit la langue. Merci ! ;)

gbflag / usflag
If you visit this blog and that you’re a blogger too, whatever your language, please give us the address of your blog, and I’ll be pleased to mention it in my BlogDay Post if I find it interesting.
You can read about the BlogDay at its official website (in english).

krflag
이 블로그를 방문해주신 블로거 여러분들, 여러분들의 블로그 주소를 남겨주세요. 추첨을 통해 선정된 5개의 블로그를 “블로그 데이” 글로 올릴 예정입니다. “블로그 데이”에 대해 더 자세히 알고 싶으신 분들은 공식 사이트(한국어)를 방문해 주시기 바랍니다.

Le mariage en Corée - mode d’emploi Ecrit par Pierre le 18.08.07

Depuis le début de l’année et notre mariage le 2 janvier, je suis régulièrement contacté par des couples franco-coréens dans des situations plus ou moins proches de la notre l’an dernier, qui me demandent des informations sur le mariage en Corée.
Je vais donc décrire comment ça s’est passé pour nous, en espérant que ça soit utile à certains.
Se marier en Corée a été pour nous l’option la plus simple, puisque depuis la loi Sarkozy sur l’immigration de 2006, le mariage en France oblige le conjoint étranger à retourner dans son pays demander un visa pour ensuite revenir en France (il faut avoir le temps et les moyens…).

bague

1ère étape : préparation à l’ambassade de France en Corée
C’est la première chose à faire pour que le mariage soit valide aussi bien en France qu’en Corée : contacter l’ambassade de France. Il faut notamment fournir un extrait d’acte de naissance pour le/la français(e), ainsi qu’une traduction en français du “hojeok” pour le/la coréen(ne). Il s’agit de l’équivalent de l’acte de naissance en Corée. L’ambassade peut vous le traduire mais il faut compter une semaine et environ 30000 Won.

2ème étape : publication des bans
L’ambassade envoie ensuite un dossier dans votre mairie de résidence en France pour que les bans y soient publiés pendant une dizaine de jours. Dans le cas où vous résidez en Corée depuis plus de 6 mois, ceci n’est pas nécessaire (ils seront publiés en Corée uniquement). Cette étape peut être longue, d’autant que les échanges entre ambassade et mairie passent par la poste…

3ème étape : le mariage
Une fois les bans publiés et le mairie française ayant renvoyé les papiers, l’ambassade délivre un précieux sésame, un certificat “d’acceptabilité” du mariage qui permet de se marier à la mairie coréenne. Ce mariage civil est ultra simple puisqu’il suffit de signer quelques papiers, le tout bouclé en une dizaine de minutes. Bon, la majorité des coréens ne s’en contentent pas et organisent de grandes cérémonies dans des “wedding hall”, à l’occidentale, parfois assorti d’un mariage traditionnel. Là c’est à vous de voir ;)

4ème étape : valider le mariage côté français
Après ça, il faut retourner à l’ambassade de France avec les papiers coréens, pour qu’ils puissent le valider (ce qui a pris bien un mois pour nous, mais c’était en période de vacances, et en plus la mairie coréenne s’était trompé dans la date…).

5ème étape subsidiaire : obtenir un visa
Dans le cas où vous désirez vous installer en France, vous pouvez obtenir un visa en tant que coinjoint(e) de français(e), ce qui est finalement très simple puisqu’il n’y a pas d’autre conditions. Par contre une fois en France, il faudra se soumettre aux demandes de carte de séjour, de renouvellements, aux signatures de contrats d’intégration et compagnie…

Voila, j’espère que ce sera utile à certains, vous pouvez me faire part de votre propre expérience ou complétez ce processus.

Petit message à ceux qui m’ont contacté depuis janvier : n’hésitez pas à me dire comment ça s’est passé ;)
Et à tous les couples franco-coréens (je pense entre autres à Loïc et Hyun-Jung) : si vous passez de par chez nous (Versailles ou même Paris), faites nous signe pour qu’on se retrouve devant un bon bulgogi ;)

Portrait #10 : Lee Yeong-Ae, Oxygen Lady Ecrit par Pierre le 17.08.07

Lee Yeong-Ae est une actrice que je qualifierai de plutôt classique, ce qui n’enlève bien sûr rien à son talent. Elle est surtout connue en France pour son rôle de femme vengeresse dans “Lady Vengeance”.

Elle a tout d’abord été découverte dans des publicités (notamment une pour du chocolat avec Andy Lau !), avant de retourner à l’université apprendre l’art d’être une actrice. Elle reste cependant associée à pas mal de publicités, étant l’égérie de la marque de produits de beauté “Mamonde”. Elle compte également bon nombre d’actions de charité à son actif (dont le titre d’ambassadeur de bonne volonté à l’UNICEF en 2004). Elle porte d’ailleurs le surnom d’”Oxygen Lady”.

Lee Yeong-Ae

Mais revenons à ses films. Peu nombreux puisqu’elle n’en a tourné que 7 (dont 5 avec un rôle important), mais choisis avec une grande attention. Car c’est avant tout dans des dramas qu’elle s’illustre. Le plus célèbre d’entre eux est un immense succès et la fait connaître dans toute l’Asie : “Dae Jang Geum” (”Jewel in the Palace”) conte l’histoire d’une femme d’abord chef de cuisine, puis médecin du roi de Corée pendant la dynastie Choseon (aux environs de l’année 1500). Son personnage de femme persévérante et malmenée en a fait une superstar en Asie (plusieurs centaines de millions de chinois ont regardé ce drama).

Lee Yeong-Ae

Côté cinématographique, elle cartonne aussi en 2001 dans “JSA”, déjà avec Park Chan-Wook, celui qui lui proposera son meilleur rôle au cinéma dans “Lady Vengeance”. Loin de ses autres rôles dans des romances sympathiques mais sans grand relief, elle y campe une femme incarcérée pour le meurtre d’un enfant qu’elle n’a pas commis. Après treize années, son apparente repentance n’est qu’en fait la première étape de sa vengeance sans merci. Lee Yeong-Ae y est parfois fidèle à elle-même, parfois méconnaissable, laissant apparaître un pan de sa personnalité insoupçonné : et si son apparence gentillesse n’était qu’une façade ?

Lee Yeong-Ae

Elle n’a pour l’instant aucun projet en cours, mais espérons qu’elle revienne bientôt devant la caméra.
Si vous trouvez qu’il s’agit d’une des toutes meilleures actrices coréennes, je vous invite à participer au sondage associé à cette série de portraits.

Portrait #9 : Yu Ji-Tae, le calme ou la tempête ? Ecrit par Pierre le 15.08.07

Qu’on l’apprécie ou pas, Yu Ji-Tae est un des acteurs les plus connus en Corée, puisqu’il tourne en moyenne deux films par an avec un rôle principal. Pas de rôle de prédilection, il faut dire que sa filmographie est assez variée.

Lors de ses débuts, on le découvre notamment en jeune désoeuvré prenant en otage une station service dans “Attack the gas station”. Un rôle assez étrange et barré, où il se découvre une passion pour la peinture “sauvage”. Il enchaîne ensuite bon nombre de films, allant de la comédie romantique (”Ditto”) à l’action bête et méchante (”Libera me”).

Yu Ji-Tae

C’est en 2003 qu’il obtient son premier rôle vraiment marquant et qu’il est découvert à l’étranger pour “Old Boy”. Son interprétation du méchant est à rebrousse-poil des conventions habituelles : il incarne à merveille la froideur machiavélique de son personnage, lisse en apparence mais rongé de l’intérieur. Son personnage était d’ailleurs censé avoir le même âge que celui de Choi Min-Sik, alors que les deux acteurs ont 14 ans d’écart. Mais Park Chan-Wook a tout de même décidé de lui faire confiance, misant beaucoup sur sa performance. Au final, même si la différence est visible, elle se fait vite oublier devant l’incroyable numéro des deux acteurs.

Yu Ji-Tae

L’année du succès d’”Old Boy” à Cannes, il est présent en compétition dans un second film : “La femme est l’avenir de l’homme” d’Hong Sang-Soo. Les deux films sont diamétralement opposés, comme la prestation de Yu Ji-Tae, incarnant un homme également rongé de l’intérieur, de regrets cette fois, à l’image d’une société désabusée pleine de mensonges et où les relations entre hommes et femmes sont corrompues. On a du mal à reconnaître le démon calculateur d’”Old Boy”. Après un petit passage clin d’oeil dans “Lady Vengeance”, il continue de varier les genres : thriller (”Running Wild”), comédie romantique (”Traces of Love”) et fresque historique (”Hwang Jin-Yi”).

Yu Ji-Tae

Il possède sa propre boîte de production “Yu Movie” depuis 2005 et a réalisé un court-métrage de 40 minutes en 2003. Il a d’ailleurs été membre du jury du festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand.
Si vous trouvez qu’il s’agit d’une des tout meilleurs acteurs coréens, je vous invite à participer au sondage associé à cette série de portraits.

La joueuse de go - de Shan Sa (2001) Ecrit par Pierre le 13.08.07

Je poursuis la lecture de l’oeuvre de Shan Sa après Porte de la Paix céleste, que j’avais particulièrement adoré. Et bien je dois dire que j’ai trouvé “La joueuse de go” encore meilleur !

Cette fois, on suit les parcours séparés de deux personnages, une jeune chinoise de Mandchourie experte au jeu de go découvrant l’amour auprès de deux autres adolescents, et un militaire japonais en train d’envahir le pays avec son armée. D’abord éloignés, il vont peu à peu se rapprocher pour une partie de go au cours de laquelle, sans un mot, ils apprendront à se connaître et à nouer une complicité de plus en plus forte.

La joueuse de go

L’histoire change, mais le style reste le même : Shan Sa nous livre la pensée de ses personnages l’un après l’autre dans de très courts chapitres, écrits d’une manière très fluide, limpide et poétique. Elle ne s’encombre pas de fioritures inutiles et parvient ainsi à nous faire ressentir un état d’esprit à la perfection. Il est d’ailleurs assez amusant de voir la différence de perception des deux personnages vis-à-vis des évènements qu’ils traversent. Je ne sais pas quelle alchimie Shan Sa arrive à créer en écrivant, mais j’éprouve un besoin compulsif de lire le chapitre suivant dès que j’en finis un, plus encore que dans un thriller haletant de Thomas Harris (que j’aime bien pourtant).

Ce portrait d’une jeune fille prise dans les balbutiements de l’amour, de cet officier infiniment solitaire, de cette partie de go interminable bouleverse, amuse, émeut à chaque instant. Jusqu’à un final digne de la plus grande tragédie.

En bref, ce livre m’a complètement enthousiasmé, et je vais me jeter sur le suivant dans la liste : “Impératrice”. Il m’a même donné envie de m’initier aux règles du jeu de go, c’est dire (je pourrai y jouer avec mon beau-père comme ça :).