La Forêt de Mogari – de Naomi Kawase (2007) Ecrit par Pierre le 06.11.07
Le coup de coeur du moment n’est cette fois pas en provenance de Corée mais bien du Japon, avec le Grand Prix mérité du dernier festival de Cannes, le magnifique film de Naomi Kawase : “La Forêt de Mogari”. Marrant d’ailleurs comme j’ai tendance à préférer les films obtenant le Grand Prix à ceux remportant la Palme ces dernières années : en vrac “Old Boy”, “Broken Flowers”, “L’homme sans passé”, et donc “La Forêt de Mogari”.

L’action prend place dans un coin perdu du Japon, que l’adjectif “verdoyant” résume assez bien. Alors que Machiko vient de perdre son fils, elle est embauchée pour travailler dans une maison de retraite. Parmi les pensionnaires, elle noue une relation avec M. Shigeki, qui cherche sa femme décédée depuis 33 ans. Ils décident de partir ensemble en forêt.

Retour à l’essentiel, retour à la nature. Naomi Kawase propose un cinéma sans fioritures, débarrassé de tout tics superficiels, captant ainsi l’essentiel, les émotions. Au sein de cette forêt luxuriante dans laquelle nos deux personnages se perdent et se retrouvent, c’est leurs sentiments qu’elle démêle, ce chemin plein d’embûches est à l’image de leur deuil difficile à accomplir mais libérateur. Tout comme eux, le film débute de manière assez austère pour atteindre des sommets de virtuosité, de tension épique.
Les plans de nature sont magnifiques, parfois larges, parfois serrés, fixes ou mobiles, explorant toutes les teintes du vert. Les personnages ne peuvent se cacher dans l’immensité qui les domine, forcés d’être sincères. Les acteurs sont vraiment parfaits : le vieil homme me fait penser à une sorte de Kitano, capable d’être à la fois dur, burlesque et touchant. Sa partenaire n’est pas en reste, portant l’espoir en elle. Entre eux la magie opère. “La forêt de Mogari” est un voyage salvateur au fond de soi-même, une magnifique découverte.
Mots-clefs : cinéma, japon
Magnifique promenande entre rêve et réalité. Les aller-retours entre rêve et réalité offre un fabuleux voyage de cinéma, aussi sensuel qu’inquiétant.
Je vous invite à lire ma chronique.
je l’ai vu hier, j’ai un peu été réticent au début j’avais du mal à voir où est-ce que Kawase voulait nous emmener, p-e un peu trop contenplatif. Et petit à petit je suis tombé dedans et suis sorti de la salle sans regret. PAr contre je suis parti tout de suite au générique pour ne pas rater la seance de Secret Sunshine (Mk2 Beaubourg) et je me demandais s’il n’ya avait pas quelque chose apres ?
Hum non rien de spécial à signaler il me semble
voila qui me rassure
En tout cas, c’est un Grand Prix mérité.
désolé, c’etait moi au dessus :p
Bientot sur notre blog, dès que Nostalgic aura finit secret sunshine et quelques autres trucs, autant dire dans 5 semaines éhéh !
j’attends votre critique Asiaphilie ^__^
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