Archives de novembre, 2007

Rencontre autour du cinéma coréen (suite) Ecrit par Pierre le 15.11.07

Je relayais le mois dernier une rencontre autour de cinéma coréen en présence d’Hubert Niogret, et bien l’espace Han-Seine remet ça le 29 novembre prochain avec cette fois-ci Adrien Gombaud. Ceux qui lisent ce blog le connaissent peut-être car j’avais parlé de son livre ” Séoul Cinéma - Les origines du nouveau cinéma coréen”, que j’avais beaucoup apprécié. Il fait aussi partie des rédacteurs d’un essai sur Kim Ki-Duk.

Kim Ki-Duk

L’Espace Han-Seine a le plaisir de vous inviter à la rencontre avec Adrien Gombeaud, auteur de « Séoul cinéma, Les origines du nouveau cinéma coréen –Ed. L’Harmattan, 2006 ».

En une décennie à peine, la dernière du 20° siècle, le cinéma coréen a explosé à la face du monde, au propre comme au figuré : révélation de réalisateurs pour certains aujourd’hui oubliés, et exubérance festive, voire explosive, à l’écran. Ce livre décrit ce temps assez bref où le cinéma coréen se fit l’espace de tous les excès.

Jeudi 29 novembre 2007, 18h 30 – 20h 30

Entrée libre – Réservation indispensable
Participation aux frais : 5€ (3€ pour les membres du ciné-club Han-Seine)
Dégustation payante de la gastronomie coréenne

Information et réservation :
Tél. 01 40 46 80 40, Espace Han-Seine, 32 Rue Monsieur le Prince 75006 Paris
Horaires d’ouverture : 11h-19h30 du mardi au samedi - vendredi et samedi nocturnes
han-seine@wanadoo.fr, http://han-seine.monsite.orange.fr/

Hyewon a eu l’occasion de suivre quelques cours d’Adrien Gombaud à l’INALCO, ça avait l’air fort intéressant. Mais je ne pourrai une fois de plus pas y aller à cause de l’horaire, c’est trop tôt pour moi :( :(

Dexter, serial addiction Ecrit par Pierre le 13.11.07

Sujet peu commun sur ce blog, mais il faut reconnaître que si le cinéma hollywoodien me gave (mais il reste de très bonne pépites, l’actualité en est la preuve avec Cronenberg et Coppola, en attendant les frères Coen), les séries américaines relèvent le niveau. Et l’une d’entres elles tout particulièrement me rend complètement accro, il s’agit de Dexter.

Dexter

Le pitch est déjà alléchant : Dexter Morgan est un expert légiste spécialisé dans les analyses sanguines. Mais il cache une vie parallèle, une vie de serial-killer qui fait régner la justice en assassinant impitoyablement les meurtriers impunis.

Ce qui frappe avant tout, et qui rend cette série addictive et indispensable, c’est le ton cynique, l’humour noir qui gorge chaque parole de Dexter. Incapable de ressentir les émotions, il passe sa vie à simuler, pour se fondre dans la société, alors que les pensées les plus morbides lui traversent l’esprit -pour notre plus grand plaisir de spectateur-. L’acteur Michael C. Hall (ex Six Feet Under) est impressionnant dans le rôle, avec son expression ambiguë, mi-angélique mi-diabolique, je ne pense pas qu’on puisse mieux choisir un visage pour Dexter. Les seconds rôles sont également très poussés, de l’image mystique et terrifiante du père de Dexter au regard éternellement suspicieux de l’agent Doakes “I’m watching you”.
Le scénario est extrêmement bien ficelé, puisque le héros est à la fois d’un côté et de l’autre de la justice, créant un suspense de chaque instant. Dexter découvre peu à peu des facettes de son passé tandis que la réalité le rattrape.

Dexter

Une série originale, des acteurs épatants, un ton décapant, une musique parfaite dans la chaude ambiance de Miami, et vous avez la meilleure série que j’ai eu l’occasion de voir (et je pèse mes mots). Je me suis même procuré le livre original de Jeff Lindsay : “Ce Cher Dexter”, dans lequel on retrouve la même ambiance génialement acérée.
Pour vous donner une idée du ton du film, voici un passage qu’on retrouve avec joie dans chaque épisode, je veux bien sûr parler du déjà culte générique. Bonne vidéo ;)

Portrait #19 : Jo Seung-Woo, la relève est là Ecrit par Pierre le 11.11.07

Avant-dernier portrait de ma série, Jo Seung-Woo est un jeune acteur (le plus jeune de la série avec Park Hae-Il). J’ai donc hésité à l’intégrer, mais ses derniers films dévoilent tout de même un fort potentiel, et il se peut qu’on doive compter sur lui dans le futur.

Jo Seung-Woo

Il avait tout de même frappé assez fort pour son premier film en tenant le premier rôle du film du “maître” Im Kwon-Taek, “Le Chant de la fidèle Chunhyang”. Une interprétation remarquée alors qu’il a tout juste 20 ans. Ironie du sort, c’est à nouveau Im Kwon-Taek qui le relance en 2004 dans “La pègre”, même si le film n’a pas le succès escompté.

Jo Seung-Woo

L’année suivante, il obtient un énorme succès pour son rôle de jeune autiste courant le “Marathon”. Son interprétation très fluide et naturelle, pleine de sincérité alors que le risque était justement d’en faire trop, participe beaucoup au charme de ce film au sujet casse-gueule. Il récolte une moisson de récompenses en Corée, dont notamment le prix du meilleur acteur au festival de Pusan (le Cannes de l’Asie).

Une jolie performance qu’il réédite dans un rôle complètement différent, en gangster tricheur professionnel de “The War of Flower” (”Tazza” en coréen). Un film très bien rythmé où son charisme et sa classe s’expriment à merveille. Il parvient à tenir la dragée haute aux autres acteurs qui sont pourtant de forts caractères.

Jo Seung-Woo

Petit bémol, il finit l’année 2006 sur un semi-échec : la romance “Love Phobia” avec son ex-compagne Kang Hye-Jeong. Il devrait prochainement être au générique d’un film intitulé “Go go 70″, où il interpréterait un rocker dans les années 1970 (on n’en sait pas plus :) ).
Si vous trouvez qu’il s’agit d’une des tout meilleurs acteurs coréens, je vous invite à participer au sondage associé à cette série de portraits.

Aidez One-Two à choisir leur prochain single ! Ecrit par Pierre le 08.11.07

J’avais présenté il y a près d’un an le premier album de ce duo français déjanté de One-Two. Cet album est une vraie tuerie, bourré de morceaux de génie, aux rythmes endiablés, et aurait mérité encore plus de succès. Mais bonne nouvelle, leur prochain album paraîtra en février 2008 :)

One-Two

A ce propos, One-Two organise un petit concours pour savoir quel titre ils doivent choisir comme single pour leur nouvel album. Vous pouvez écouter les deux titres proposés sur cette page myspace.

Perso, j’ai encore du mal à me décider entre “Something in my mind” et “Where’s my head at” (une préférence pour le premier quand même), mais une chose est sûre, je vais me jeter sur leur album en février ;)

La Forêt de Mogari - de Naomi Kawase (2007) Ecrit par Pierre le 06.11.07

Le coup de coeur du moment n’est cette fois pas en provenance de Corée mais bien du Japon, avec le Grand Prix mérité du dernier festival de Cannes, le magnifique film de Naomi Kawase : “La Forêt de Mogari”. Marrant d’ailleurs comme j’ai tendance à préférer les films obtenant le Grand Prix à ceux remportant la Palme ces dernières années : en vrac “Old Boy”, “Broken Flowers”, “L’homme sans passé”, et donc “La Forêt de Mogari”.

La Forêt de Mogari - de Naomi Kawase (2007)

L’action prend place dans un coin perdu du Japon, que l’adjectif “verdoyant” résume assez bien. Alors que Machiko vient de perdre son fils, elle est embauchée pour travailler dans une maison de retraite. Parmi les pensionnaires, elle noue une relation avec M. Shigeki, qui cherche sa femme décédée depuis 33 ans. Ils décident de partir ensemble en forêt.

La Forêt de Mogari - de Naomi Kawase (2007)

Retour à l’essentiel, retour à la nature. Naomi Kawase propose un cinéma sans fioritures, débarrassé de tout tics superficiels, captant ainsi l’essentiel, les émotions. Au sein de cette forêt luxuriante dans laquelle nos deux personnages se perdent et se retrouvent, c’est leurs sentiments qu’elle démêle, ce chemin plein d’embûches est à l’image de leur deuil difficile à accomplir mais libérateur. Tout comme eux, le film débute de manière assez austère pour atteindre des sommets de virtuosité, de tension épique.

Les plans de nature sont magnifiques, parfois larges, parfois serrés, fixes ou mobiles, explorant toutes les teintes du vert. Les personnages ne peuvent se cacher dans l’immensité qui les domine, forcés d’être sincères. Les acteurs sont vraiment parfaits : le vieil homme me fait penser à une sorte de Kitano, capable d’être à la fois dur, burlesque et touchant. Sa partenaire n’est pas en reste, portant l’espoir en elle. Entre eux la magie opère. “La forêt de Mogari” est un voyage salvateur au fond de soi-même, une magnifique découverte.

ce film sur Taste of Asia

Lancement de tasteofasia.fr, portail de bloggeurs sur le cinéma asiatique Ecrit par Pierre le 04.11.07

Je participe aujourd’hui au lancement d’un nouveau site : tasteofasia.fr. Ce portail dédié aux amateurs de cinéma asiatique permettra de donner un point d’accès unique aux nombreuses critiques de films postées sur les blogs des membres du site. En effet, pas facile de trouver des critiques de qualité en deux clics sur google, ni de rechercher sur tous les blogs qu’on apprécie si tel ou tel film a été traité. C’est donc le but du site : chaque film de la base possède un ou plusieurs liens directs vers des critiques sur des blogs spécialisés.

Taste Of Asia

Le but n’est donc pas l’exhaustivité, il existe de très bonnes bases de données complètes sur le cinéma asiatique (Cinemasie en tête), mais bel et bien de proposer un contenu rapide et de qualité aux visiteurs en quête d’opinion ou d’idée de film asiatique, le tout dans un environnement visuel agréable (je vous laisse découvrir).

Un système de notation, de tags et de suggestions viennent s’y ajouter pour aiguiller un peu plus le visiteur. Le site ouvre donc dans sa première version, dont il reste j’en suis sûr beaucoup à améliorer. Mais l’ossature technique est là, il nous reste maintenant ajouter encore et encore de nouvelles critiques.

D’ailleurs, si vous avez un blog qui parle de cinéma asiatique, n’hésitez pas à nous contacter pour rejoindre l’équipe. Deux prérequis : une certaine rigueur pour le remplissage des fiches et bien sûr, la passion ;)

Taste Of Asia

Voila, rendez-vous donc sur tasteofasia.fr, tous les avis sont les bienvenus ;)

iPod Touch débloqué Ecrit par Pierre le 03.11.07

Le déblocage de l’iPhone et de l’iPod Touch est passé de manière assez impressionnante d’une méthode un peu barbare (à coup de ligne de commande) à une méthode ultra-simple, le tout en quelques jours. J’ai donc franchi le pas grâce à cet excellent tutoriel, qui consiste en gros à se rendre à l’adresse d’un site exploitant une faille de sécurité pour installer les composants nécessaires.

iPod Touch screenshot

Après cela, l’excellente application Installer permet d’accéder à la liste des applications disponibles, et de les installer très simplement grâce à une connexion wifi. Cette liste d’applications est mise à jour quotidiennement, apportant à chaque fois son lot de nouveautés. Il y a même une pour faire des screenshots :

iPod Touch screenshot iPod Touch screenshot

Je me suis donc fait plaisir en installant :
- Apollo (client de messagerie instantanée)
- PDF Viewer
- un lecteur RSS (qui ne marche pas en offline, c’est la seule chose qui me manque)
- les applications Mail, Notes et Calendrier de l’iPhone
- Google Maps
- ainsi qu’un thème un peu plus sympa

Ce qui m’en fait un PDA vraiment complet à présent :D