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	<title>Commentaires sur : The Chaser &#8211; de Na Hong-Jin (2008)</title>
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	<description>Cinéma coréen ou d&#039;ailleurs, découvertes culturelles et coups de coeur... par Pierre et Hyewon</description>
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		<title>Par : The Chaser &#171; ex-nunchi</title>
		<link>http://dooliblog.com/2008/07/05/the-chaser-de-na-hong-jin-2008/#comment-5057</link>
		<dc:creator>The Chaser &#171; ex-nunchi</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Jul 2011 22:47:35 +0000</pubDate>
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		<description>[...] favorable. Aussi, je vous encourage à lire un article bien plus consistant par Pierre sur Dooliblog.  Posted in: Cinéma, Corée   &#8592; Les rizières en&#160;terrasses Let&#8217;s go to [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] favorable. Aussi, je vous encourage à lire un article bien plus consistant par Pierre sur Dooliblog.  Posted in: Cinéma, Corée   &larr; Les rizières en&nbsp;terrasses Let&#8217;s go to [...]</p>
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		<title>Par : Bernard</title>
		<link>http://dooliblog.com/2008/07/05/the-chaser-de-na-hong-jin-2008/#comment-2409</link>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Apr 2009 18:19:31 +0000</pubDate>
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		<description>THE CHASER, film coréen de Na Hong-Jin, 2008.
Depuis qu’il a été renvoyé de la police, Eom Joong-Ho tient un salon de massage dans un quartier interlope de Séoul. Ce n’est bien sûr qu’une couverture pour un réseau de call-girls que le proxénète fait travailler avec brutalité. Du fond de sa Jaguar de petit maquereau minable, il doit gérer la demande, obligeant même la jeune Kim Mi-Jin à se relever de son lit de fièvre et à abandonner sa fille de sept ans pour rejoindre un client. Quand Joong-Ho réalise que la jeune femme a rendez-vous avec un homme dont le numéro de portable apparaît dans l’agenda de toutes ses « filles » récemment disparues, il commence à s’inquiéter. D’abord parce qu’il imagine qu’un concurrent chasse sur ses terres et à cause de l’argent perdu. Un banal accrochage automobile au carrefour de deux ruelles d’un quartier populaire va mettre face à face le souteneur et le kidnappeur. A l’issue de cette première confrontation violente, les deux hommes sont conduits au poste de police. Jee Young-Min, le psychopathe,  avoue l’assassinat de douze femmes mais refuse de dire où sont les corps. Sans preuves et sans pistes, sans soutien de la hiérarchie ni de la procédure judiciaire, la police ne peut pas faire grand-chose d’autant qu’elle vient de se faire ridiculiser dans une affaire d’attentat merdeux contre le maire. Dans la nuit moite du labyrinthe séoulite, l’ancien flic entame une course contre la montre pour retrouver une trace de Mi-Jin.
Le scénario du flic en rupture de ban traquant un serial-killer mystique en marge de l’institution politico-judiciairo-policière prisonnière de ses lenteurs administratives et de ses lâchetés humaines, n’est pas nouveau. C’est même un des poncifs d’un certain cinéma de genre comme l’est l’inévitable rédemption non moins chrétienne du dévoyé par l’acte salvateur, matérialisé ici par la compassion pour la jeune esclave sexuelle et l’attendrissement pour la petite fille. Pourtant, le réalisateur ne cède pas à la facilité. Il ne s’agit pas ici de trouver le mystérieux assassin en série puisque celui-ci apparaît dès les premières scènes et se retrouve même entre les mains de la police, ni même de lui courir derrière pour justifier les dérapages et les pétarades du cinéma à grand spectacle. Le bourreau qui fait payer aux femmes son impuissance sait aussi profiter de l’impuissance de la société pour la narguer en attendant d’achever son œuvre infernale. Face à lui, le personnage de Joong-Ho met longtemps à se démarquer du camp des sordides exploiteurs de la femme et des marginaux déjantés. Ses motivations restent longtemps douteuses et ses méthodes discutables. Quand on découvre que Mi-Jin n’a pas succombé aux coups de son tortionnaire on se prend à espérer à une issue positive mais là encore le rebondissement sera inattendu et effroyable. « Non, pas ça ! » entend-on dans la salle. On croyait avoir fait le plus dur en assistant à la scène de la salle de bains.
A 34 ans, Na Hong-Jin signe là son premier film alors qu’il n’a même pas fini ses études de cinéma. D’emblée, il se hisse pourtant à la hauteur de ses illustres compatriotes : même capacité à renouveler des genres académiques que Bong Joon-Ho (Memories of murder, The Host), même rythme trépidant et haletant que Kim Jee-Won (A bittersweet life, Deux soeurs), même exploration angoissante et suffocante des tréfonds de l’âme humaine que Park Chan-Wook (Old Boy, Lady vengeance). Si la Corée est le pays du matin calme, le réalisateur nous présente ici une jungle urbaine partagée entre les amères corridors de la prostitution et l’entrelacs des venelles d’un vieux quartier accroché à la montagne, écrasé par la nuit et noyé par une pluie incessante et les transpirations libidineuses et peureuses des hommes. Poisseux et blafard, sombre et tragique, le film de Na Hong-Jin qui évolue dans les méandres marginaux et noctambules  n’en étire pas moins une vision assez critique de la ville. Loin des beaux quartiers éclairés que l’on entrevoit sur l’image finale, ces mousses urbaines suintantes cachent de grands fauves et des proies faciles. La colline est un calvaire malgré la croix qui brille dans la nuit. Les politiciens diurnes ne s’y avancent que sous protection et la loi même de la démocratie semble complice de cette chasse entre les loups. La police n’a pas le droit de frapper les suspects qui saignent leurs victimes comme des porcs accrochés à un mur. Entre image médiatique, lourdeurs procédurières et routine désabusée, elle semble une mécanique inadaptée à sa fonction de prévention. La motivation individuelle (sensible chez certains enquêteurs) se dilue dans l’inertie et l’impéritie collectives. Il faut  préciser aussi, même si le tableau que l’on vient de peindre n’incite pas à le croire, que le film ne manque pas d’humour (parfois grinçant, burlesque, satirique, corrosif) et même de tendresse. Réalisé souvent en gros plans ou caméra à l’épaule, ce premier film montre déjà une belle maîtrise technique, visuelle et sonore de son auteur. On reste tétanisés, collés à notre fauteuil jusqu’à la fin. Présenté hors compétition au festival de Cannes 2008, The Chaser vient de se voir décerner  le Grand Prix Action Asia du festival de Deauville en mars 2009 après avoir été vu par plus de 5 millions de spectateurs en Corée. Il est déjà question d’un remake avec Leonardo Di Caprio.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>THE CHASER, film coréen de Na Hong-Jin, 2008.<br />
Depuis qu’il a été renvoyé de la police, Eom Joong-Ho tient un salon de massage dans un quartier interlope de Séoul. Ce n’est bien sûr qu’une couverture pour un réseau de call-girls que le proxénète fait travailler avec brutalité. Du fond de sa Jaguar de petit maquereau minable, il doit gérer la demande, obligeant même la jeune Kim Mi-Jin à se relever de son lit de fièvre et à abandonner sa fille de sept ans pour rejoindre un client. Quand Joong-Ho réalise que la jeune femme a rendez-vous avec un homme dont le numéro de portable apparaît dans l’agenda de toutes ses « filles » récemment disparues, il commence à s’inquiéter. D’abord parce qu’il imagine qu’un concurrent chasse sur ses terres et à cause de l’argent perdu. Un banal accrochage automobile au carrefour de deux ruelles d’un quartier populaire va mettre face à face le souteneur et le kidnappeur. A l’issue de cette première confrontation violente, les deux hommes sont conduits au poste de police. Jee Young-Min, le psychopathe,  avoue l’assassinat de douze femmes mais refuse de dire où sont les corps. Sans preuves et sans pistes, sans soutien de la hiérarchie ni de la procédure judiciaire, la police ne peut pas faire grand-chose d’autant qu’elle vient de se faire ridiculiser dans une affaire d’attentat merdeux contre le maire. Dans la nuit moite du labyrinthe séoulite, l’ancien flic entame une course contre la montre pour retrouver une trace de Mi-Jin.<br />
Le scénario du flic en rupture de ban traquant un serial-killer mystique en marge de l’institution politico-judiciairo-policière prisonnière de ses lenteurs administratives et de ses lâchetés humaines, n’est pas nouveau. C’est même un des poncifs d’un certain cinéma de genre comme l’est l’inévitable rédemption non moins chrétienne du dévoyé par l’acte salvateur, matérialisé ici par la compassion pour la jeune esclave sexuelle et l’attendrissement pour la petite fille. Pourtant, le réalisateur ne cède pas à la facilité. Il ne s’agit pas ici de trouver le mystérieux assassin en série puisque celui-ci apparaît dès les premières scènes et se retrouve même entre les mains de la police, ni même de lui courir derrière pour justifier les dérapages et les pétarades du cinéma à grand spectacle. Le bourreau qui fait payer aux femmes son impuissance sait aussi profiter de l’impuissance de la société pour la narguer en attendant d’achever son œuvre infernale. Face à lui, le personnage de Joong-Ho met longtemps à se démarquer du camp des sordides exploiteurs de la femme et des marginaux déjantés. Ses motivations restent longtemps douteuses et ses méthodes discutables. Quand on découvre que Mi-Jin n’a pas succombé aux coups de son tortionnaire on se prend à espérer à une issue positive mais là encore le rebondissement sera inattendu et effroyable. « Non, pas ça ! » entend-on dans la salle. On croyait avoir fait le plus dur en assistant à la scène de la salle de bains.<br />
A 34 ans, Na Hong-Jin signe là son premier film alors qu’il n’a même pas fini ses études de cinéma. D’emblée, il se hisse pourtant à la hauteur de ses illustres compatriotes : même capacité à renouveler des genres académiques que Bong Joon-Ho (Memories of murder, The Host), même rythme trépidant et haletant que Kim Jee-Won (A bittersweet life, Deux soeurs), même exploration angoissante et suffocante des tréfonds de l’âme humaine que Park Chan-Wook (Old Boy, Lady vengeance). Si la Corée est le pays du matin calme, le réalisateur nous présente ici une jungle urbaine partagée entre les amères corridors de la prostitution et l’entrelacs des venelles d’un vieux quartier accroché à la montagne, écrasé par la nuit et noyé par une pluie incessante et les transpirations libidineuses et peureuses des hommes. Poisseux et blafard, sombre et tragique, le film de Na Hong-Jin qui évolue dans les méandres marginaux et noctambules  n’en étire pas moins une vision assez critique de la ville. Loin des beaux quartiers éclairés que l’on entrevoit sur l’image finale, ces mousses urbaines suintantes cachent de grands fauves et des proies faciles. La colline est un calvaire malgré la croix qui brille dans la nuit. Les politiciens diurnes ne s’y avancent que sous protection et la loi même de la démocratie semble complice de cette chasse entre les loups. La police n’a pas le droit de frapper les suspects qui saignent leurs victimes comme des porcs accrochés à un mur. Entre image médiatique, lourdeurs procédurières et routine désabusée, elle semble une mécanique inadaptée à sa fonction de prévention. La motivation individuelle (sensible chez certains enquêteurs) se dilue dans l’inertie et l’impéritie collectives. Il faut  préciser aussi, même si le tableau que l’on vient de peindre n’incite pas à le croire, que le film ne manque pas d’humour (parfois grinçant, burlesque, satirique, corrosif) et même de tendresse. Réalisé souvent en gros plans ou caméra à l’épaule, ce premier film montre déjà une belle maîtrise technique, visuelle et sonore de son auteur. On reste tétanisés, collés à notre fauteuil jusqu’à la fin. Présenté hors compétition au festival de Cannes 2008, The Chaser vient de se voir décerner  le Grand Prix Action Asia du festival de Deauville en mars 2009 après avoir été vu par plus de 5 millions de spectateurs en Corée. Il est déjà question d’un remake avec Leonardo Di Caprio.</p>
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		<title>Par : Pierre</title>
		<link>http://dooliblog.com/2008/07/05/the-chaser-de-na-hong-jin-2008/#comment-1820</link>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Jul 2008 14:10:12 +0000</pubDate>
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		<description>Plusieurs choix : habiter en Corée, avoir de bons amis là-bas, ou encore des sites comme &lt;a href=&quot;http://www.yesasia.com/global/the-chaser-dvd-dts-limited-edition-korea-version/1011099043-0-0-0-en/info.html&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;YesAsia&lt;/a&gt; ;)</description>
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		<title>Par : FlaMerZea</title>
		<link>http://dooliblog.com/2008/07/05/the-chaser-de-na-hong-jin-2008/#comment-1819</link>
		<dc:creator>FlaMerZea</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Jul 2008 09:56:39 +0000</pubDate>
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		<description>Juste, comment t&#039;as fait pour voir ce film ?? J&#039;adorerais le voir</description>
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