J’ai eu la chance d’être invité jeudi dernier à une soirée spéciale “blogueurs” organisée par la chaine de cinéma TCM à l’occasion de son cycle “Presidents made in Hollywood”. Durant tout le mois d’octobre, alors que la campagne présidentielle bat son plein aux Etats-Unis, la chaine diffuse toute une série de films mettant en scène le président américain. L’occasion de découvrir multiples représentations de ce “personnage” suivant les films et les époques.

Petit aperçu du programme :
- Bob Roberts, de Tim Robbins (1992)
- Bienvenue Mister Chance, d’Hal Ashby (1979)
- Nixon, d’Oliver Stone (1995)
- Gabriel au-dessus de la Maison Blanche, de Gregory La Cava (1933)
- Les coulisses du pouvoir, de Sidney Lumet (1986)
- Vers sa destinée, de John Ford (1939)
- Président ? Vous avez dit Président ?, de Peter Segal (1996)
- Complot à Dallas, de David Miller (1973)
- Président d’un jour, d’Ivan Reitman (1993)
- Sept jours en mai, de John Frankenheimer (1960)
Un documentaire réalisé spécialement pour l’occasion, et intitulé “Les films du président”, nous a été diffusé au début de la soirée. Soirée qui s’est prolongée sur un débat passionnant avec le producteur du film ainsi que Christian Viviani, rédacteur à Positif (qui consacre également un dossier aux présidents américains ce mois-ci) et grand spécialiste du cinéma américain.
J’ai bien apprécié le documentaire, même si la qualité de ses intervenants était très inégale (mention spéciale à Alain Corneau). Autre point négatif, la moitié des extraits était en VF (sacrilège!), pour des raisons techniques dixit le producteur (en gros il aurait fallu tout re-sous-titrer). Cela dit, la diversité des films évoqués et leur mise en parallèle avec l’histoire des Etats-Unis était très pertinente, tout comme l’exploration des “codes” du président (Air Force One, le bureau ovale, le bouton rouge…).
La manière dont l’image du président américain a évolué tout au long des films et de l’histoire est particulièrement intéressante, notamment à quel point le cinéma a pu influencer la réalité (un noir ou une femme à la présidence ? le cinéma l’avait déjà fait). Au départ représenté au même titre que Dieu, totalement sacralisé, le président est devenu tour à tour moralisateur, vulnérable, humain, salaud, quasi super héros…
Détail qui a toute son importance, les films du cycle devraient être diffusés en clair
Un grand merci à TCM pour cette soirée tout-à-fait passionnante (et ma watchlist qui ne cesse de s’allonger…) !