Divers :: Corée

Revue “Culture Coréenne” : 27 ans d’archives disponibles en ligne ! Ecrit par Pierre le 08.07.09

Voici une nouvelle qui devrait intéresser fortement les coréanophiles ou tout simplement les curieux : le Centre Culturel Coréen a annoncé lundi dernier la mise en ligne de l’intégralité des archives de la revue “Culture Coréenne” à l’adresse dédiée http://www.culturecoreenne.fr/.
Cette revue créée en 1981 vise à introduire au public français différentes facettes de la culture coréenne : cinéma, danse, littérature, sculpture, société, langue, cuisine… Ce sont pas moins de 600 articles rédigés par des spécialistes souvent renommés dans leur domaine qui sont ainsi disponibles.

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Morceaux choisis :
- La femme coréenne dans la société actuelle / Moon Hi-kyung / 1982
- Les dragons dans l’art coréen / Lim Young-ju / 1988
- 70 années de cinéma coréen / Ho Hyun-chan / 1990
- L’évolution du roman coréen contemporain / Cho Namhyon / 1995
- Le court métrage coréen, une vitalité à toute épreuve / Martine Armand / 2001
- Le théâtre coréen en France : traduction, surtitrage, édition / Han Yumi et Hervé Péjaudier / 2004
- Le cinéma coréen à l’âge adulte / André Gombeaud / 2008

Et ceci n’est qu’un aperçu infime de la richesse du contenu qui est ainsi proposé. Un témoignage aussi intéressant sur le point de vue historique (notamment grâce aux premiers numéros) que culturel, une vraie mine d’or !

Daum et le manhwa en ligne Ecrit par Pierre le 28.06.09

J’ai déjà parlé à plusieurs reprises sur ce blog de la parution en France des manhwas de Kang Full (“L’Idiot”, “Timing” ou plus récemment “Chassés-croisés”) et Kang Doha (“Catsby”, “Romance Killer”). Quel est le point commun entre ces deux artistes coréens mis à part leur nom de famille ? Tous les deux publient leurs oeuvres sur Internet, sur le portail Daum.net.

Ils font ainsi partie d’un véritable vivier d’auteurs publiant à intervalle régulier (chaque semaine environ) leurs planches sur Daum, celles-ci étant consultables gratuitement et sans limitation de durée par les lecteurs. Une initiative qui dure depuis 2003, où l’on trouvait déjà Kang Full qui publiait “순정만화” (“Chassés-croisés”) et remportait un grand succès. Aujourd’hui, ce sont pas moins de 57 auteurs qui ont été publiés sur ce portail, pour une centaine d’oeuvres. Et chaque semaine, une cinquantaine de nouvelles planches sont mises à disposition de lecteurs avides de découvrir la suite de leurs manhwas préférés (et qui n’hésitent pas à se plaindre dans les commentaires si l’auteur est en retard !).

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Le succès de ce média en ligne est impressionnant : selon les chiffres de Daum, les seules planches de Kang Full ont déclenché entre 2003 et 2008 plus de 300 millions de pages vues et 400 000 commentaires (source). A tel point que lors des épisodes finaux de ses dernières séries, des serveurs supplémentaires ont du être installés afin de répondre à la demande.
On trouve parmi la multitude d’auteurs une grande variété de styles et de tons, avec des dessins tantôt proches des mangas japonais, tantôt beaucoup plus personnels, de l’humour, de l’action, de la science-fiction… il y en a pour tous les goûts.

Bien sûr, pour pouvoir en profiter il faudra d’abord comprendre le coréen, mais je trouve qu’il s’agit là d’un format particulièrement motivant et intéressant pour étudier la langue : textes assez courts, vocabulaire de tous les jours, dessins pour aider à la compréhension…
Parmi toutes les oeuvres disponibles, je vous conseille la première série publiée par Kang Doha (ainsi que l’ensemble de son oeuvre, magnifique), ou pourquoi pas suivre la nouvelle série de Kang Full, intitulée “Again”, qui vient débuter le 22 juin dernier (il est aussi l’auteur d’un drame politique prenant place pendant les révoltes étudiantes de 1980). Et vous pourrez découvrir plein d’autres choses sur cette page regroupant l’intégralité des publications triées par auteur (on y trouve même le “vétéran” Kim Dong-Hwa, publié en France lui aussi).

Bonne découverte ! :D

La force du Confucianisme Ecrit par Hyewon le 21.02.09

Peut-être que ceux qui me connaissent savent que je suis contre le confucianisme. Mais je dois vous avouer que je suis moi-même plus ou moins confucianiste. En fait je suis née dans une famille assez traditionnelle : mon grand père maternel était un bon professeur de philosophie du confucianisme, alors ma mère a été élevée comme… enfin bon, vous voyez. Je devais toujours céder devant mes cousins, cuisiner pour les rituels (mon père est un fils aîné en plus !!) pendant que les hommes jouaient entre eux, etc. Pour la paix de la famille, je n’ai rien dit sur cette situation.

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Même si j’étais contre tout ce qui était lié avec cette philosophie, je l’ai assimilée avec le temps. En bref, j’ai été exposée à un environnement dans lequel le confucianisme est dominant pendant plus de vingt ans et je n’ai pas essayé de changer de situation. Le seul moyen de lutter était d’étudier parce que c’était le seul critère où je pouvais gagner contre mes cousins.
A mon avis, il est difficile de lutter contre ce système en vivant soi-même dans un environnement où la pensée confucianiste est forte. Il y a trop d’éléments composants : homme – femme, âgé – cadet, noble (양반) – peuple, etc. Ces jours-ci, j’étudie le féminisme et je me dis que j’aurais dû lutter contre le confucianisme.

Entre le kimchi et le fromage… Ecrit par Hyewon le 11.12.08

Il y a un proverbe français qui dit “Un repas sans fromage est une belle à qui il manque un œil.”, de même les coréens mangent du kimchi presque tous les jours avec du riz. Pour cette raison, certaines personnes appellent un couple franco-coréen : un couple “kimchi-camembert”. Ok, c’est un nom mignon sauf que moi, je n’apprécie pas le fromage, même le camembert, et Pierre n’aime pas le kimchi. Je ne sais pas si c’est le cas d’autre couples mais en général le kimchi et le fromage ne sont pas les aliments préférés des étrangers. Comparons ces deux aliments si importants. :)

fromage

A mon avis, la fermentation est la partie la plus importante du processus de fabrication de ces deux aliments. Je ne sais pas pour le fromage, mais si vous goûtez du kimchi pas fermenté, vous ne pouvez pas apprécier son goût typique.

Comme des français disent “le fromage américain n’est pas du vrai fromage”, nous les coréens disons la même chose avec le “kimuchi” (le kimchi japonais). Oui, nous sommes très fiers de notre aliment national. :)

kimchi

Les deux aliments vont bien avec d’autres nourritures. Le fromage est le meilleur ami du vin. Et fondu, il va bien également avec du pain… Le kimchi ? Les coréens peuvent faire tous les plats avec lui : galettes, potage, burger, etc. Comme les couples franco-coréens, le kimchi et le fromage peuvent faire un super plat ensemble. La prochaine fois, je vais faire un plat avec du fromage et du kimchi pour vous montrer l’unification des deux aliments. :P

Métamorphoses : Trajectoires coréennes Ecrit par Pierre le 24.11.08

Un peu d’art contemporain, ça vous dit ? :D
“Métamorphoses : Trajectoires coréennes”, c’est le titre d’une exposition qui se tient actuellement et ce jusqu’au 31 décembre à l’Espace Louis Vuitton à Paris, exposition mettant à l’honneur une dizaine d’artistes coréens aux terrains d’expression riches et variés.

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Voici le texte de présentation :
En 1988, les jeux olympiques de Séoul et l’élection d’un président au suffrage universel, transforment radicalement le visage de la Corée. Vingt ans plus tard, en 2008 : miracle économique, révolution technologique, laboratoire cybernétique, le pays du matin calme est connecté, ouvert sur le monde. Il se métamorphose et les artistes en sont l’incarnation. La création contemporaine coréenne s’inscrit aujourd’hui dans une dynamique culturelle forte, élaborant des champs d’investigation singuliers. Ces territoires artistiques se rassemblent, se confrontent, s’interrogent à l’occasion de l’exposition de la rentrée à l’Espace Louis Vuitton, intitulée « Métamorphoses, trajectoires coréennes ».
Les oeuvres des artistes présentés sont bien sûr inspirées par la mutation des corps, de la société, et de l’architecture, mais la préoccupation essentielle semble rester celle de l’identité. Elle explose notamment, dans la galerie de l’évolution de Hyungkoo Lee tandis que les personnages emboîtés de Do Ho Suh s’extraient en un point pour s’envoler en spirale. Elle résonne encore avec les peintures figuratives réalisées spécialement pour l’exposition par Suejin Chung. Les paysages blessés de la peintre Heryun Kim nous aide à franchir le passage de l’animal vers l’individu, à moins qu’il ne s’agisse d’une frontière, celle ancrée dans les esprits, qui continue de faire du nord et du sud deux rives distinctes. Autant de métaphores d’une humanité post moderne où l’humour et l’absurde viennent questionner les représentations de l’homme.
En exergue de l’exposition l’Espace Louis Vuitton invite le collectif Flying City à concevoir une installation autour d’une ville imaginaire dans l’une des vitrines de la Maison des Champs-Elysées.

J’ai pris le temps de parcourir le site internet et sa visite guidée qui est très bien faite, et j’ai apprécié l’originalité et la diversité des oeuvres présentées, qui forment malgré tout un ensemble assez cohérent. Mention spéciale aux squelettes bizarroïdes de Lee Hyung-Koo (ci-dessous, “Homo Animatus”).

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Informations pratiques :
Espace Louis Vuitton : 60 rue de Bassano / 101 avenue des Champs-Elysées 75008 Paris
Tel : +33 1 53 57 52 03 Fax : +33 1 53 57 52 32
Ouverture : du lundi au samedi du 12h00 à 19h00, le dimanche du 11h00 à 19h00 (fermé les jours fériés)