Pour débuter ce cycle, quoi de meilleur que de revoir un excellent Kitano ? Je ne suis pas un expert du cinéma japonais, surtout ancien (j’ai été biberonné aux Kurosawa et Baby Cart, mais ça s’arrête là) et n’ai jamais vu un des Zatoichi originaux, mais ce film constitue pour moi une synthèse parfaite entre les “vieux classiques” et le cinéma contemporain, avec un de ses plus glorieux étendards aux commandes. Je conseille donc vivement à tous les néophytes de voir ce film qui devrait attiser leur envie de découverte.
“Zatoichi” nous fait suivre un bout de chemin du fameux masseur aveugle qui cache en réalité un redoutable samouraï. Alors qu’il fait escale dans une ville, Zatoichi fait la connaissance d’un couple de geishas qui va l’amener à affronter les membres de la pègre locale et le terrible ronin que ceux-ci ont engagé.
Ce film nous replonge avec délice dans l’ambiance des Baby Cart, avec ses méchants hirsutes et mal élevés, ses membres tranchés et ses jets d’hémoglobine. Hormis bien sûr les combats superbement réalisés, Kitano a apporté une délicieuse note d’humour omniprésente tout au long du film. Que ce soit la galerie de personnages pittoresques, les situations absurdes ou encore les géniales trouvailles de mise en scènes (voir les séquences avec les ouvriers et la musique !), ce film regorge de petits plaisirs et se laisse regarder avec jubilation.
Avec un film plutôt éloigné de ce qu’il a l’habitude de faire, Kitano s’en sort parfaitement tout en gardant sa patte personnelle qui le rend si attachant de film en film, une vraie réussite donc.
(et en plus, Hyewon a aimé, oui oui un film japonais !)
La musique coréenne est longtemps resté pour moi obscure et peu attractive, me paraissant comme une vague décalcomanie de la scène commerciale américaine (la “Mariah Carey coréenne” par-ci, l’”Usher coréen” par-là) que je n’aime déjà pas à la base.
Pourtant, comme souvent quand on cherche bien, les pépites sont bel et bien là, et même nombreuses. Mis à part l’incontournable groupe Jaurim (qui vient de sortir un nouvel album, que j’aime beaucoup en passant), j’avais envie de vous faire partager deux lives fraichement dénichés d’excellents groupes coréens : Crying Nut (qui sont largement connus là-bas) et 3rd Line Butterfly (nettement plus underground, et qui doit être mon préféré).
Pour ceux qui ne connaissent pas, ça fera deux découvertes qui je l’espère vous plairont
Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur la musique “underground” coréenne, j’ai découvert hier un excellent blog (en anglais) qui m’a l’air prometteur en termes de découvertes : Indieful ROK.
J’ai deux bonnes nouvelles : je vais avoir ma licence et je vais faire un Master à l’université Paris Diderot - Paris 7. Je suis trop contente.
Bon, cette-fois je vais décrire comment j’ai préparé les partiels. L’Histoire de France était le cours le plus difficile parce qu’il y avait trop de choses à comprendre. J’étudiais alors un peu bêtement. J’ai cherché le sujet sur Wikipédia et appris par coeur. (Apprendre par coeur, c’est le moyen le plus courant en Corée.) C’est un peu bête, je sais. Quelques jours avant le jour du partiel, j’ai fait le test blanc moi-même pour voir si j’étais prête.
Quant aux autres cours, j’ai beaucoup lu mes notes. Comme j’ai bien noté avec l’aide de mon dictaphone, mes notes étaient comme manuel. (J’exagère un peu. :P)
Je n’ai pas beaucoup demandé la copie de mes amis car je ne voulais pas être dépendante. Je pensais que si je leur demandais tout le temps leurs copies et étudiais facilement avec ça, un jour je ne pourrais rien faire. En tout cas, je vais avoir mon diplôme en 1 an à peu près de séjour en France.
Je ne sais pas si vous avez déjà remarqué, mais la Corée est un des rares pays à n’avoir strictement aucune information sur la vue “Plan” de Google Maps. Pas la moindre ville (même la capitale), pas la moindre route répertoriée [photo 1]. Pourtant, si l’on s’aventure dans la vue satellite, on s’aperçoit que celle-ci est d’une très grande qualité [photo 2] (celui qui trouve ce que la photo représente gagne la reconnaissance absolue de tous les lecteurs du blog :p ).
Pourquoi une telle situation pour la Corée ? Surtout quand on regarde le voisin japonais qui lui bénéficie d’une couverture quasi-parfaite ! [photo 3] Quelqu’un sait pourquoi ? Raison politique ? Bizarre quand on sait que Naver (le “google coréen”) offre lui un des plans ultra-précis [photo 4]. Malheureusement, leur outil n’est pas aussi riche que Google Maps, que ce soit pour la vue satellite, la géolocalisation ou encore la compatibilité avec d’autres services comme TripIt (dont je parlerai bientôt).
Bref, si vous avez des explications sur cette étrangeté ou encore de meilleures solutions pour obtenir des plans de Corée facilement, je suis preneur !
Bonjour tout le monde. Ma première année à l’université française est presque finie. Ici, je vais décrire comment je vivais dans le milieu universitaire. J’espère que cet article va aider quelques lecteurs (ou leurs connaissances) qui veulent étudier en France.
J’ai étudié le français pendant 2 ans en Corée et je me suis inscrite à l’INALCO l’année dernière. Je n’ai jamais étudié dans un institut privé pour la langue française.
La plus grande difficulté était de comprendre les cours. Comme j’ai fait des études sur le Français Langue Etrangère, notamment la linguistique et la didactique, je ne comprenais pas bien mes cours. Alors j’ai acheté un dictaphone pour enregistrer mes cours. Tous les dimanches je les écoutais. Cela prenait 3 ou 4 heures pour finir un cours d’une heure et demi. J’étais stressée presque tout le temps pendant les cours en imaginant ce qui allait arriver le dimanche.
Mon premier semestre s’est fini comme ça.
Au deuxième semestre, c’était un peu mieux car je comprenais plus de mots et de vocabulaire. Mais j’enregistrais toujours mes cours pour le weekend. La différence entre les deux semestres est que je passais moins de temps pour finir d’écouter mes cours.
Je veux dire que même si ça prend du temps, c’est mieux d’enregistrer les cours et d’écouter calmement. C’est un peu bête de passer des heures pour un cours mais ça le mérite vraiment.
Mauvaise nouvelle, la base de données du blog semble être inaccessible depuis hier soir. En attendant du support de la part de mon hébergeur, j’ai activé la procédure de secours : création d’une nouvelle base, remplissage à partir d’une sauvegarde datant de samedi soir (grâce à l’excellent plugin “WordPress Database Backup”) et switch vers la nouvelle base.
Il ne manque donc que l’article et les commentaires postés hier. Je remettrai la base habituelle lorsque le problème sera résolu, et tout reviendra dans l’ordre Par contre les commentaires postés sur cette sauvegarde disparaitront, mais c’est un moindre mal !
EDIT : bon bah en fait j’ai aussi rétabli manuellement l’article et les commentaires manquants : je vais donc garder cette nouvelle base comme définitive vu que l’autre est toujours dans les choux
Une fois n’est pas coutume, c’est un film français qui constitue notre dernier coup de coeur : j’ai nommé “Le Scaphandre et le Papillon”, vu avec un an de retard (mais mieux vaut tard que jamais).
Il s’agit de l’histoire vraie de Jean-Dominique Bauby, ancien rédacteur en chef du magazine “Elle” et victime en 1995 du “locked-in syndrom”, cas extrêmement rare qui le laisse emmuré dans son corps, uniquement capable de bouger ses paupières. Grâce à son orthophoniste, il trouve un moyen de communiquer en dictant lettre par lettre à l’aide des battements de ses yeux, et entreprend d’écrire un livre.
La grande force du film est de ne pas tomber dans le larmoyant en s’apitoyant sur le sort de Bauby, mais plutôt de laisser la part belle à ses deux seuls moyens d’évasion : l’imagination et la mémoire. Ainsi, le film est plein de poésie, parfois teintée d’amertume mais très belle, rendant hommage au texte magnifique de Bauby. La mise en scène et l’excellente musique contribuent à faire de ce film un voyage fascinant.
Mathieu Amalric est omniprésent, même s’il est invisible pendant une bonne partie du film puisque celui-ci se déroule depuis son angle de vue, proposant une vision assez effrayante et réaliste du syndrome qui le frappe. Mention également aux nombreux seconds rôles, qui sont vraiment tous excellents (je pense notamment à Marie-Josée Croze, Emmanuelle Seigner, Anne Consigny ou encore le trop rare Isaach de Bankolé), qui habitent le film en quelques plans et apportent à Bauby le courage de vivre.
Gros, gros coup de coeur que je vous conseille donc vivement !