Bon, je me suis un peu creusé la tête, on va dire que pour les gagner, vous devrez en commentaire de cet article citer un film coréen que vous affectionnez tout particulièrement et nous expliquer pourquoi vous l’aimez (pour nous donner envie de le voir). Tout film méconnu/original est le bienvenu (mais pas une obligation). Les 5 premiers à faire ça recevront les 5 invitations
Aujourd’hui est sorti l’énorme (750 pages) et sûrement très intéressant “Dictionnaire du Cinéma Asiatique”, ouvrage collectif réalisé sous la houlette d’Adrien Gombeaud.
Je vous livre la présentation de l’éditeur :
“Ce dictionnaire accessible et abondamment illustré réunit une équipe internationale des meilleurs spécialistes du cinéma asiatique, de l’Inde au Japon, en passant par le Pakistan, la Birmanie, le Bengladesh, le Vietnam et la Corée. Les amateurs comme les néophytes y trouveront les grands films qui ont marqué leur époque, d’un point de vue esthétique, politique ou social, les grandes figures (acteurs, réalisateurs, producteurs), les principaux genres et courants, les grands studios, etc. Cette formule éclectique qui a fait le succès des précédents dictionnaires parus chez Nouveau Monde éditions permet pour la première fois de comprendre le cinéma asiatique comme un tout avec ses grands mythes plutôt que comme une addition de genres locaux. Première synthèse sur le cinéma asiatique dans son ensemble, ce dictionnaire permet de montrer les circulations de genres, mythes et vedettes entre différents cinémas, ainsi que les influences transnationales Un ouvrage accessible à tous qui ne sépare pas cinéma d’auteur et cinéma populaire.”
J’ai eu la chance d’en trouver un exemplaire “occasion” (qui en réalité est neuf) en passant chez Gibert Boulevard Saint-Michel (à deux pas de la Filmothèque du Quartier Latin, tiens tiens…) 15€ moins cher que prévu. Je peux déjà vous dire qu’il s’agit d’un très bel ouvrage, avec des intervenants de qualité, et que je vais dévorer avec plaisir !
Amateurs de cinéma coréen, ce billet devrait vous réjouir
La Filmothèque du Quartier Latin organise du 22 octobre au 18 novembre une rétrospective du cinéma coréen, avec pas moins de 60 films et 120 projections ! La programmation riche et diversifiée permettra aux curieux de découvrir les grand succès du cinéma coréen des dernières années et aux initiés de se plonger dans l’Histoire de ce cinéma à travers des films rares et anciens.
Deux soirées exceptionnelles mettront deux éminences du cinéma coréen à l’honneur : le jeudi 6 novembre, soirée spéciale Choi Min-Sik avec la diffusion d’”Ivre de femmes et de peinture” puis de “Old Boy” en présence de l’acteur (le trip absolu !), qui participera à un débat après le film. Le samedi 15 novembre, c’est Im Sang-Soo qui sera présent pour la projection de ses trois derniers films : “Le Vieux Jardin“, “Une Femme Coréenne” et “The President’s Last Bang” (version director’s cut).
Je suis en train de me préparer un programme en béton, ce sera peut-être l’occasion de croiser certains d’entre-vous ? J’aurais peut-être quelques invitations à vous faire gagner dans les prochains jours, alors restez vigilants
Au château de Versailles de tient actuellement une exposition peu conventionnelle, puisqu’il s’agit d’une rétrospective de l’artiste américain Jeff Koons. Ces oeuvres gigantesques, décalées ou absurdes, toujours originales, donnent un regard tout-à-fait différent sur le château. Plusieurs associations ont d’ailleurs crié au scandale, s’offusquant de voir de telles “excentricités” violer le patrimoine national (après la Marseillaise, les temps sont durs… ). Personnellement, je dois dire que ce mélange des genres m’a totalement charmé.
Voici quelques photos. On y voit bien, par les reflets ou les contrastes, que les pièces de Jeff Koons revêtent un sens fortement lié au lieu qui les entoure. En tout cas la surprise à l’entrée dans chaque salle était très agréable.
Premier article d’une nouvelle (et longue ?) série initiée par cet article, voici notre avis sur un restaurant coréen. Premier du lot : Rollifornia, à Versailles (pas très loin du château).
Rollifornia est un restaurant original, aussi bien par sa carte que par l’ambiance. Le menu se compose quasi-exclusivement se diverses variétés de “California Rolls”. Il s’agit en fait de kimbab (maki en japonais) comme ils se font aux Etats-Unis, généralement à base d’avocat, de concombre et de crabe. Nous avons pour notre part expérimenté le “Beef BBQ” au bulgogi et le “Fire” au saumon grillé : délicieux. Le tout est accompagné de soupe et d’une salade de soja et crudités, pour un prix raisonnable (10 à 18€).
Je parlais de l’ambiance, celle-ci est en fait très agréable : la déco colorée, tout comme la présentation des plats, est super chouette, et la disposition style bar très conviviale.
Envouté par son Vendeur de Sang, j’ai décidé de poursuivre l’exploration de l’oeuvre de Yu Hua avec son dernier ouvrage. “Brothers” est de ces romans imposants qui vous embarquent, vous emportent tel un tourbillon pour vous déposer quelques 716 pages plus tard, épuisé et béat à la fois, l’impression d’avoir tout traversé.
L’histoire débute sur une description jubilatoire d’un jeune homme, Li Guangtou, découvert en train d’observer les fesses des filles dans les toilettes publiques, et surtout de comment celui-ci parvient à retourner la situation en monnayant à tout le bourg ses précieuses descriptions. Événement révélateur de la roublardise et de l’opportunisme du gamin, au contraire de son frère, Song Gang, plus droit et intègre. Deux destins croisés, sensiblement opposés mais étroitement liés. Deux destins dont on ne manque pas une minute, depuis la naissance jusqu’à l’apogée ou la déchéance.
Avec à la fois beaucoup d’humour (certaines situations absurdes sont à se rouler par terre) et de sensibilité, Yu Hua a réussi avec brio un roman sur la fraternité, mais aussi et surtout sur la Chine, cette Chine tantôt misérable tantôt gigantesque, dont l’évolution va dicter celle de nos deux frères. De la Révolution Culturelle à l’Industrialisation, de Mao aux premiers astronautes chinois dans l’espace, il dépeint une Chine vivante, une Chine des masses, fourmillante et pleine d’excès, aussi attirante qu’effrayante.
Il s’agit vraiment d’un des tous meilleurs livres que j’ai pu lire récemment, il m’a tellement “happé” que j’ai fini par l’emmener partout avec moi (il pèse son poids ) jusqu’à en dévorer la dernière page avec une pointe de nostalgie, réalisant la fin imminente de quelque chose d’aussi puissant. Vous savez ce qu’il vous reste à faire
Attention, grosse exclu Dooliblog (ou pas), j’ai mis la main sur une copie très privée du trailer du prochain Kim Ki-Duk, “Sad Dream” (”Bimong” en coréen), dans une version légèrement plus longue et surtout avec des sous-titres en anglais (bon, en fait je l’ai juste trouvée sur le site du festival de San Sebastian). Elle avait du passer un peu inaperçue car totalement absente sur youtube. La voici donc pour vous
On trouve pas mal d’articles sur le film ces derniers-jours, je vous conseille :
- une première critique (positive) sur Dvdrama. Je cite : “On sait depuis Time que Kim Ki-Duk a tourné une page en abandonnant ses obsessions aqueuses; en faisant parler des personnages qui jusque là se réfugiaient dans le mutisme; en explosant ses propres conventions - pour le meilleur. Avec son nouveau film, il livre une symphonie faite de situations ressassées et de variations brûlantes sur l’amour et expérimente comme un fou à travers un thriller romantique oscillant entre réalité et onirisme. Le spectateur se perd dans le même gouffre que les personnages qui ne savent plus distinguer ce qui relève du vrai et du faux.”
- des photos inédites des décors du film
- la conférence de presse du festival de San Sebastian sous-titrée en anglais