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	<title>Dooliblog &#187; cinéma</title>
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	<description>Cinéma coréen ou d&#039;ailleurs, découvertes culturelles et coups de coeur... par Pierre et Hyewon</description>
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		<title>FFCF 2010 &#8211; Mon bilan de spectateur</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Nov 2010 11:01:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Moi qui voulais vous faire partager sur ce blog un FFCF 2010 vu de l&#8217;intérieur (puisque je faisais partie cette année de l&#8217;équipe de programmation), c&#8217;est raté ! Faute de temps et/ou de motivation, mes belles intentions sont tombées à l&#8217;eau. Malgré tout, je vais quand même évoquer ici quelques-uns de mes coups de coeur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Moi qui voulais vous faire partager sur ce blog un FFCF 2010 vu de l&#8217;intérieur (puisque je faisais partie cette année de l&#8217;équipe de programmation), c&#8217;est raté ! Faute de temps et/ou de motivation, mes belles intentions sont tombées à l&#8217;eau. Malgré tout, je vais quand même évoquer ici quelques-uns de mes coups de coeur de cette édition. Je ne parlerai donc pas des films que j&#8217;avais vu de longue date pendant la période de sélection et qui méritent autant votre attention (My Dear Enemy, Oishi Man, Elbowroom, ou encore le prix du jury, Vegetarian, qui comme prévu a divisé les spectateurs), mais bel et bien de ce que j&#8217;ai découvert pendant le festival.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/11/single-legged-man.jpg" alt="" title="single-legged-man" width="350" height="483" class="alignnone size-full wp-image-2114" /></p>
<p>L&#8217;une des sections clés du festival et l&#8217;une des plus attirantes est la section KOFA-FFCF Classiques, puisqu&#8217;elle permet de découvrir des films par ailleurs totalement introuvables (ou presque). Nous avions donc droit cette année à 3 films estampillés &#8220;action&#8221;. Le premier d&#8217;entre eux, Returned Single-legged Man, est celui qui rentre le plus dans les codes du genre, avec son quota de coups de tatane et de bruitages associés. J&#8217;en retiens son titre, qui devient hilarant quand on comprend qu&#8217;il n&#8217;y a aucun unijambiste dans le film, mais aussi et surtout sa galerie de personnages : un méchant japonais caricatural à outrance dont la mise à mort ressemble plus à un concours de grimaces, un autre vilain, chauve et moustachu, vêtu de cuir et armé de petites hachettes, et &#8220;Le Tigre&#8221;, ce héros aux jambes démesurées et au casque capillaire fièrement arboré.<br />
Les deux autres films présentés étaient dans un genre bien différent, tous deux réalisés par l&#8217;acteur stakhanoviste Park Nou-sik. Dans son premier film en tant que réalisateur, Quit Your Life, Park Nou-sik se fait passer pour son meilleur ami décédé auprès de la veuve de celui-ci, aveugle. Après une mise en bouche en mode horrifique très amusant à base d&#8217;apparitions de de chats et de cordes, le film embraye sur un très long flash back 100% mélo, histoire de satisfaire le public féminin de l&#8217;époque. C&#8217;est presque tant mieux tant notre héros semble peu à l&#8217;aise avec l&#8217;action, en témoigne sa seule cascade, une roulade au ralenti en réception d&#8217;une chute. Par contre, pour incarner l&#8217;homme moderne et séduisant, Park Nou-sik sait y faire : il impressionne les minettes au bowling, il fait du cheval vêtu d&#8217;un costume et de bottes blanches, il vit dans un meublé dernier cri&#8230; La dernière partie du film renoue avec l&#8217;action, lors d&#8217;une course poursuite en voiture s&#8217;achevant tel le mélo le plus tragique, la télépathie en plus. Un point qui m&#8217;a particulièrement marqué dans ce film est le soin apporté par le réalisateur aux transitions entre les scènes. Presque systématiquement, le premier plan de chaque scène répond directement au dernier plan de la précédente, parfois de manière très subtile voire totalement hilarante (un plan sur une prostituée est suivi d&#8217;un gros plan sur un doigt dans une bouche, qui après un dézoom s&#8217;avérera celle d&#8217;une fillette assise à table).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/11/devil-take-the-train-to-hell.jpg" alt="" title="devil-take-the-train-to-hell" width="350" height="490" class="alignnone size-full wp-image-2113" /></p>
<p>Le dernier film présenté, le douzième de Park Nou-sik, était sans doute moins bon que le précédent mais c&#8217;est pourtant celui-là qui m&#8217;a laissé le souvenir le plus mémorable en raison de ses situations totalement délirantes. Park Nou-sik campe cette fois-ci un aveugle tendance Zatoichi. Sauf que pour se battre, point de sabre mais des noix qu&#8217;il lance sur ses adversaires afin de les assommer. Mais ce n&#8217;est pas tout : après avoir retrouvé son amour d&#8217;enfance (qui bizarrement a bien 30 ans de moins que lui alors qu&#8217;ils avaient le même âge à l&#8217;époque), celle-ci lui enseigne plusieurs techniques pour mener à bien leur vengeance : attraper des flèches en vol ou encore conduire une voiture (je rappelle qu&#8217;il est aveugle). Elle aussi est bien gratinée, puisque pour subsister à sa pauvre condition d&#8217;orpheline, elle a appris à se défendre en crachant des aiguilles (!), d&#8217;abord sur des rats pour se nourrir, puis sur ses ennemis (elle est aussi capable de dompter des serpents). A chaque fois, point d&#8217;effets spéciaux : tout est dans l&#8217;attitude. Je pourrais aussi parler des costumes délirants ou encore des intrigues à tiroirs à base de greffes de cornée&#8230; Je vous invite juste pour finir à lire <a href="http://kim-bong-park.over-blog.com/article-quityourlife-60879945.html">cette petite ode à Park Nou-sik</a>.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/11/a-perfect-red-snapper-dish.jpg" alt="" title="a-perfect-red-snapper-dish" width="450" height="269" class="alignnone size-full wp-image-2112" /></p>
<p>Un autre séance que j&#8217;attendais particulièrement était la séance consacrée aux courts de Bong Joon-ho et Na Hong-jin (réalisateur très remarqué pour son premier film, The Chaser). Incoherence est fort intéressant puisqu&#8217;il s&#8217;agit du premier film de Bong Joon-ho, on y retrouve quelques caractéristiques de son cinéma, comme son humour ou son goût pour les courses poursuites qu&#8217;on retrouvera dans Barking Dogs Never Bite. Influenza a lui été réalisé en 2004, et est intégralement constitué d&#8217;images de caméras de surveillance. Si certaines scènes sont dispensables, d&#8217;autres sont très drôles (pas facile de dévaliser une vieille dame !) ou exposent des angles de vue très intéressants (notamment ceux en split screen ou avec une caméra mobile), s&#8217;amusant avec le cadre pour mieux nous surprendre. Mais c&#8217;est surtout le troisième film qui m&#8217;a le plus impressionné : Sweat de Na Hong-jin. En noir et blanc et sans dialogues, au son martelé d&#8217;un instrument traditionnel, Sweat suit la journée d&#8217;un homme à travers la ville. La caméra se focalise sur un seul élément : la sueur, la sueur que cet homme va provoquer tout autour de lui, la sueur des hommes qui travaillent pour lui. Masseur, cuisinier, ouvrier&#8230; tous dégoulinent à son passage, comme une métaphore du pouvoir qu&#8217;il exerce sur eux. Cette homme dégage très vite quelque chose d&#8217;aussi monstrueux que fascinant, comme s&#8217;il se nourrissait des autres. Le film est court (12 minutes) mais quel impact ! Le deuxième court du réalisateur, A Perfect Red Snapper Dish, qui met en scène un cuisinier tentant désespérément de réussir le plat parfait, est également très incisif et visuel, mais aussi beaucoup plus potache.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/11/suicide-of-the-quadruplets.jpg" alt="" title="suicide-of-the-quadruplets" width="450" height="228" class="alignnone size-full wp-image-2115" /></p>
<p>Côté courts, la sélection 2010 était comme d&#8217;habitude variée avec de l&#8217;animation, de la comédie pure mais aussi des choses plus expérimentales. Comme beaucoup de spectateurs, je retiendrai le loufoque Suicide of the Quadruplets, petit délice d&#8217;inventivité en deux parties. La première est un long plan-séquence mettant en scène quatre lycéennes sur un toit en train de répéter une chanson, scène a priori banale qu&#8217;un élément extérieur absurde viendra perturber, la seconde est une hilarante parodie d&#8217;émission télévisée policière &#8220;d&#8217;investigation&#8221;. Autre film récompensé, Somewhere Unreached décrit le quotidien difficile d&#8217;un jeune homme obligé de partir effectuer son service militaire alors qu&#8217;il fait vivre sa mère malade et sa petite soeur. Malgré ce sujet lourd, le film évite le misérabilisme et profite d&#8217;une mise en scène plutôt inspirée, ainsi que d&#8217;un humour froid (on l&#8217;incite indirectement au meurtre s&#8217;il veut être dispensé de service !). Enfin, un dernier coup de coeur pour le joli A Trip to the Moon, sorte d&#8217;hommage à Méliès à la narration éclatée, mélangeant les techniques et les effets, complètement foutraque mais également empreint de poésie et doté d&#8217;un charme certain. Par un hasard d&#8217;organisation, ces trois courts étaient regroupés ensemble, c&#8217;était donc la séance à ne pas rater !</p>
<p>Vous pourrez retrouver d&#8217;autres articles de bloggeurs nettement plus productifs que moi <a href="http://ffcf.blogspot.com/">sur le blog officiel du festival</a>.</p>
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		<title>Die Bad &#8211; de Ryu Seung-wan (2000)</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Nov 2010 17:36:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A noter que vous pourrez découvrir (entre autres) ce film en présence de son réalisateur (et en 35 mm !) au Festival Franco-Coréen du Film la semaine prochaine. Toutes les infos sur http://www.ffcf-cinema.com/. 
Die Bad, le premier film de Ryu Seung-wan sorti en 2000 en Corée, est en réalité constitué de 4 courts-métrages mis bout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>A noter que vous pourrez découvrir (entre autres) ce film en présence de son réalisateur (et en 35 mm !) au Festival Franco-Coréen du Film la semaine prochaine. Toutes les infos sur <a href="http://www.ffcf-cinema.com/">http://www.ffcf-cinema.com/</a>. </em></p>
<p>Die Bad, le premier film de Ryu Seung-wan sorti en 2000 en Corée, est en réalité constitué de 4 courts-métrages mis bout à bout, reliés entre eux par un ou plusieurs personnages et mettant en scènes différences &#8220;étapes&#8221; de la vie d&#8217;un gangster. Ces quatre films n&#8217;ont pas été réalisés en même temps : Ryu Seung-wan a d&#8217;abord fait le premier, qu&#8217;il a présenté à des festivals avec succès puisqu&#8217;il a remporté quelques prix lui permettant de financer le second segment, l&#8217;histoire se répétant pour former au bout de compte ce long métrage qui fit sensation à sa sortie.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/11/die-bad.jpg" alt="" title="die-bad" width="350" height="401" class="alignnone size-full wp-image-2109" /></p>
<p>Le premier segment, Rumble, montre bien la passion du réalisateur pour les films d&#8217;action et les films d&#8217;arts martiaux. La rivalité banale entre deux groupes de lycéens va dégénérer en combat meurtrier. L&#8217;occasion pour le réalisateur de s&#8217;essayer à plein de choses : des cadrages de dingue, des vues subjectives (la caméra prend cher), une ambiance survoltée sur fond de hard rock et des cascades en pagaille (y compris par Ryu Seung-wan lui-même) pour donner à ce bref déchaînement de violence un aspect brut et direct. Et tout au long du court, en parallèle, le point de vue d&#8217;un adulte sur cette jeunesse sauvage.</p>
<p>Le second court, Nightmare, toujours aussi fauché, met en scène l&#8217;un des jeunes à sa sortie de prison. Il aborde brièvement d&#8217;autres thèmes comme la cellule familiale, lors d&#8217;un dîner de famille assez terrifiant, ou les remords du jeune délinquant, l&#8217;occasion d&#8217;insérer quelques éléments fantastiques. Peut-être le court le moins percutant, on retrouve encore une fois un montage déjanté avec un combat final d&#8217;une rare violence.</p>
<p>Le troisième, Modern Man, monte en parallèle les interviews d&#8217;un gangster et d&#8217;un policier avec un combat opposant les deux hommes. Il est particulièrement réussi puisqu&#8217;au-delà des scènes de combat particulièrement bien chorégraphiées (avec un combat jusqu&#8217;à épuisement total des protagonistes qu&#8217;on retrouvera dans son long-métrage Crying Fist), les dialogues proférés par les deux personnages lors de leur interview sont sensiblement les mêmes. Chacun raconte son quotidien, ses doutes ou ses espoirs devant la caméra, pour qu&#8217;on constate au final, non sans un humour bien noir, qu&#8217;il n&#8217;y a que la profession qui sépare les deux hommes.</p>
<p>Le dernier court, Die Bad, est aussi le plus long et le plus travaillé. L&#8217;histoire est plus proche d&#8217;un film noir classique avec la trajectoire d&#8217;un jeune délinquant au sein d&#8217;un gang (Ryu Seung-beom, le frère du réalisateur, y arbore pour ses débuts au cinéma une naïveté et une sincérité incroyable qui parviennent à le rendre attachant).  L&#8217;image impeccable en noir et blanc tranche avec celle des films précédemment, et permettent à la mise en scène de Ryu Seung-wan de dégager une intensité différente, plus profonde. Pour se terminer en apothéose lors de cinq dernières minutes à couper le souffle.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/11/die-bad-2.jpg" alt="" title="die-bad-2" width="450" height="327" class="alignnone size-full wp-image-2110" /></p>
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		<title>FFCF 2010 : le programme</title>
		<link>http://dooliblog.com/2010/10/09/ffcf-2010-le-programme/</link>
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		<pubDate>Sat, 09 Oct 2010 18:52:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Festival Franco-Coréen du Film, qui se déroulera du 9 au 16 novembre à l&#8217;Action Christine, a rendu public mardi son programme complet. Voici un petit aperçu de ce que vous aurez l&#8217;occasion de voir.

Sélection 2010
La sélection regroupe des films coréens réalisés ou sortis pendant les 3 dernières années. Au programme cette année : 12 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Festival Franco-Coréen du Film, qui se déroulera du 9 au 16 novembre à l&#8217;Action Christine, a rendu public mardi son programme complet. Voici un petit aperçu de ce que vous aurez l&#8217;occasion de voir.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/10/my-dear-enemy.jpg" alt="" title="my-dear-enemy" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-2105" /></p>
<p><strong>Sélection 2010</strong><br />
La sélection regroupe des films coréens réalisés ou sortis pendant les 3 dernières années. Au programme cette année : 12 longs (dont 4 documentaires) et 13 courts. Parmi les films dont j&#8217;ai déjà parlé ici, ne ratez surtout pas <a href="http://dooliblog.com/2009/01/19/my-dear-enemy-de-lee-yoon-ki-2008/">My Dear Enemy</a>, pour moi l&#8217;un des meilleurs films coréens de ces dernières années, ou encore le très beau Oishi Man. A noter également pour les connaisseurs la présence d&#8217;un docu sur le groupe indie Sogyumo Acacia Band.<br />
<a href="http://www.ffcf-cinema.com/programme-2010/section/selection-2010/">Voir la liste complète des films</a></p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/10/the-man-from-nowhere.jpg" alt="" title="the-man-from-nowhere" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-2107" /></p>
<p><strong>Avant-premières</strong><br />
Deux films qui seront bientôt distribués en France seront présentés pendant le festival. Le premier est déjà passé par Cannes : il s&#8217;agit de <a href="http://dooliblog.com/2010/06/03/hahaha-de-hong-sang-soo-2010/">l&#8217;hilarant Hahaha</a> de Hong Sang-soo. Le second est le dernier champion du box-office (il a surpassé de loin le nouveau Kim Jee-woon, qui avait pourtant beaucoup fait parler de lui) : le très noir et très violent The Man from Nowhere.<br />
<a href="http://www.ffcf-cinema.com/programme-2010/section/avant-premieres/">Voir la liste complète des films</a></p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/10/die-bad.jpg" alt="" title="die-bad" width="350" height="491" class="alignnone size-full wp-image-2103" /></p>
<p><strong>Cinéaste 2010</strong><br />
Cette année le focus sera mis sur le réalisateur Ryoo Seung-wan, avec trois de ses films les plus intéressants au programme, ainsi qu&#8217;un court-métrage. Vous pourrez donc découvrir son premier film, Die Bad, réalisé avec un budget dérisoire (il s&#8217;agit même de quatre courts liés et juxtaposés), qui avait fait sensation lors de sa sortie. Crying Fist, qui met en scène deux hommes brisés se livrant un ultime combat de boxe (Choi Min-sik et le frère du réalisateur, Ryoo Seung-Beom) est le film qui l&#8217;a consacré. Enfin, Dajjimawa Lee (sorti en France sous le titre <a href="http://dooliblog.com/2009/10/05/crazy-lee-de-ryu-seung-wan-2008/">Crazy Lee</a>) est un hommage parodique aux vieux films d&#8217;action à voir absolument en parallèle à la section KOFA-FFCF Classiques (voir juste après).<br />
<a href="http://www.ffcf-cinema.com/programme-2010/section/cineaste-2010/">Voir la liste complète des films</a></p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/10/returned-of-a-single-legged-man.jpg" alt="" title="returned-of-a-single-legged-man" width="450" height="321" class="alignnone size-full wp-image-2106" /></p>
<p><strong>KOFA-FFCF Classiques</strong><br />
Cette section qui vise à présenter des vieux films coréens sera donc cette année consacrée aux films d&#8217;action des années 1970. On pourra donc découvrir avec intérêt l&#8217;un des films qui a inspiré Ryoo Seung-wan : Devil! Take the Train to Hell (dont le titre en coréen est le même que celui de Dajjimawa Lee).<br />
<a href="http://www.ffcf-cinema.com/programme-2010/section/kofa-ffcf-classiques/">Voir la liste complète des films</a></p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/10/city-of-crane.jpg" alt="" title="city-of-crane" width="450" height="301" class="alignnone size-full wp-image-2102" /></p>
<p><strong>Regards Croisés</strong><br />
Comme l&#8217;an passé, cette section regroupe des courts-métrages français et coréens sur un thème commun. Cette année un sujet d&#8217;actualité : les ouvriers immigrés, avec en bonus un long-métrage, The City of Crane, dans lequel on retrouve Mahbub Alam, découvert dans <a href="http://dooliblog.com/2010/01/08/bandhobi-de-shin-dong-il-2009/">Bandhobi</a>.<br />
<a href="http://www.ffcf-cinema.com/programme-2010/section/regards-croises/">Voir la liste complète des films</a></p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/10/judgment.jpg" alt="" title="judgment" width="450" height="260" class="alignnone size-full wp-image-2104" /></p>
<p><strong>Section spéciale 2010</strong><br />
Le cinéma coréen s&#8217;est fait connaitre en France et à l&#8217;étranger sous l&#8217;impulsion d&#8217;une poignée de réalisateurs : Park Chan-wook, Bong Joon-ho&#8230; Plutôt que de projeter leurs derniers films, visibles par ailleurs, le festival a choisi de montrer quelques-uns de leurs court-métrages, la plupart du temps inédits. Vous pourrez donc découvrir Incoherence (1994) et Influenza (2004) de Bong Joon-ho, Judgment (1999) et Never Ending Peace and Love (1999) de Park Chan-wook et Lost in the Mountains (2009) de Hong Sang-soo,  mais aussi plusieurs courts de Na Hong-jin et Yang Ik-june.<br />
<a href="http://www.ffcf-cinema.com/programme-2010/section/section-speciale/">Voir la liste complète des films</a></p>
<p>Il y a de quoi faire. Alors rendez-vous au festival, où j&#8217;espère que les salles seront pleines à craquer !</p>
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		<title>Compte-rendu Etrange Festival 2010</title>
		<link>http://dooliblog.com/2010/09/18/compte-rendu-etrange-festival-2010/</link>
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		<pubDate>Sat, 18 Sep 2010 15:23:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme promis, petit compte-rendu des films que j&#8217;ai vu à l&#8217;Etrange Festival. Dommage tout de même que le festival ne propose pas de &#8220;pass&#8221; donnant accès à toutes les séances et qui m&#8217;aurait permis de faire plus de découvertes (mais vu la très forte fréquentation on peut le comprendre).

Le Guerrier Silencieux &#8211; Nicolas Winding Refn [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comme promis, petit compte-rendu des films que j&#8217;ai vu à l&#8217;Etrange Festival. Dommage tout de même que le festival ne propose pas de &#8220;pass&#8221; donnant accès à toutes les séances et qui m&#8217;aurait permis de faire plus de découvertes (mais vu la très forte fréquentation on peut le comprendre).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/09/le-guerrier-silencieux.jpg" alt="" title="le-guerrier-silencieux" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-2094" /></p>
<p><strong>Le Guerrier Silencieux &#8211; Nicolas Winding Refn (2009)</strong><br />
Le festival a commencé pour moi par une grosse claque avec ce film du danois Nicolas Winding Refn que j&#8217;avais raté en salles. Le film était choisi et présenté par Alejandro Jodorowsky qui a ainsi pu nous donner un aperçu de sa vision du cinéma contemporain : &#8220;La 3D, ces connarrrrrds !&#8221;. On se retrouve directement plongé au beau milieu de nulle part en compagnie d&#8217;une bande de Vikings mutiques et d&#8217;un gamin tout droit sorti d&#8217;un clip de Sigur Rós. Et la magie fonctionne instantanément : les images sont saisissantes, les sons nous transpercent, les personnages nous intriguent. Le scénario peut paraître simple et avare de paroles mais pourtant on sent une vraie richesse tout au long du film, des questions qui se posent&#8230; Certaines séquences sont à couper le souffle tellement elles allient à merveille les images et les sons (quelle musique) et m&#8217;ont personnellement mis dans un état de transe. La sensation provoquée par ce film est difficile à décrire, quasi mystique, donc je ne peux que vous conseiller de tenter l&#8217;expérience. Jodorowsky comparait un grand film à un virus : quelque chose qui vous laisse une marque, vous obsède, vous ronge de l&#8217;intérieur. Sa définition colle parfaitement à ce Guerrier Silencieux.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/09/no-mercy.jpg" alt="" title="no-mercy" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-2096" /></p>
<p><strong>No Mercy &#8211; Kim Hyeong-jun (2010)</strong><br />
On enchaîne avec un autre film choisi par Jodorowski et que celui-ci décrit comme d&#8217;une violence inouïe, comportant une vengeance encore plus terrible que celle d&#8217;Old Boy. Au vu du film précédent, on se met à y croire. Malheureusement les espoirs seront un peu déçus. Non que le film soit mauvais : il s&#8217;agit d&#8217;une histoire assez classique où l&#8217;on retrouve un tueur manipulateur, un médecin légiste dont la fille est enlevée par ce dernier et une fliquette plus maline que les autres. Le tout est plutôt bien mené et efficace malgré quelques fautes de goût (les flashbacks&#8230;). Quelques séquences rappellent furieusement Old Boy mais sans dégager le même impact. Les acteurs assurent le job, en particulier Ryu Seung-beom qui interprète le tueur avec un certaine douceur. On se met quand même à attendre la fin avec impatience pour découvrir ce qu&#8217;a cette vengeance de si horrible, au point qu&#8217;on est limite déçu quand elle arrive. Bon d&#8217;accord, c&#8217;est quand même assez ignoble et dévoilé de façon plutôt intelligente, mais le tout manque quand même un peu de piquant.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/09/runaways.jpg" alt="" title="runaways" width="450" height="299" class="alignnone size-full wp-image-2098" /></p>
<p><strong>The Runaways &#8211; Floria Sigismondi (2010)</strong><br />
Je n&#8217;aurais pas cru être tenté de voir un film avec Kristen Stewart et Dakota Fanning. Je n&#8217;aurais pas cru l&#8217;aimer. Et je n&#8217;aurais pas cru les trouver formidables mais c&#8217;est pourtant le cas. The Runaways suit le parcours de l’éphémère groupe de rock du même nom fondé en 1975 par Joan Jett et Sandy West. La reconstitution des années 70 est particulièrement soignée, des talons géants à paillettes aux coupes de cheveux improbables, avec évidemment une bande-son de rêve&#8230; Dakota Fanning promène sa dégaine incroyable et son visage mutique pendant toute la première partie du film. Elle interprète dans une scène géniale une chanson de Bowie (avec le même maquillage !) devant un parterre d&#8217;écoliers moqueurs qui lui balancent toutes sortes de détritus, ce qui ne l&#8217;empêche pas de rester imperturbable. Mais c&#8217;est surtout la mise en scène qui m&#8217;a plu, en particulier lors des nombreuses scènes musicales pleines de vie et d&#8217;intensité. La réalisatrice qui vient du clip se concentre plus sur les personnages que sur la performance, sur ce qui se joue à l&#8217;intérieur d&#8217;elles, ce qui au final nous immerge totalement dans l&#8217;action. Un mot enfin sur le personnage de Kim Fowley, le producteur du groupe, totalement déjanté et hystérique et dont chaque apparition est un régal, comme par exemple la scène où, dans une caravane miteuse, naquit la chanson &#8220;Cherry Bomb&#8221;.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/09/dream-home.jpg" alt="" title="dream-home" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-2093" /></p>
<p><strong>Dream Home &#8211; Pang Ho-Cheung (2010)</strong><br />
On retourne en Asie du côté de Pang Ho-Cheung, que j&#8217;avais découvert avec jubilation dans le très drôle &#8220;Trivial Matters&#8221;. Cette fois-ci, c&#8217;est avec un thriller gore qu&#8217;on retrouve le réalisateur qui n&#8217;a pas perdu son sens de l&#8217;humour. Le film nous comporte deux parties montées en parallèle : dans la première on découvre la sympathique Josie Ho en tueuse redoutable mais un peu dépassée par les évènements, dans la seconde on la retrouve, beaucoup plus sage, en proie aux difficultés liées à la crise du logement. Si cette seconde partie sert à expliquer la première et replacer la tuerie dans un contexte social (les plans de buildings sont presque aussi effrayants que le reste), ça n&#8217;est clairement pas la plus intéressante et elle permet surtout de se reposer entre les déferlements de violence qui peuplent le reste du film. Car Pang Ho-Cheung a choisi la méthode bourrin et met en scène les meurtres en ne nous épargnant aucun détail : boyaux déposés sur le sol, gorges sectionnées, martyrisation de femmes enceintes&#8230; le tout dans une mise en scène survoltée et pas avare de gros plans. En fait, il est particulièrement amusant de voir cette Madame Tout-le-monde et son visage angélique se muer en une féroce assassine et le spectacle est tel qu&#8217;on en redemande à la fin.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/09/cargo.jpg" alt="" title="cargo" width="450" height="191" class="alignnone size-full wp-image-2092" /></p>
<p><strong>Cargo &#8211; Ivan Engler et Ralph Etter (2009)</strong><br />
Après l&#8217;excellent Moon découvert l&#8217;an dernier, on pouvait découvrir cette année un pur film de science-fiction suisse. Dans un futur plus ou moins lointain, la Terre est devenue inhabitable et les humains obligés de vivre dans des petites stations spatiales surpeuplées, dans l&#8217;espoir de rejoindre un jour la planète Rhea, véritable paradis. Si l&#8217;intrigue n&#8217;est pas particulièrement novatrice (elle reprend des schémas très classiques de la science-fiction, et on en devine presque immédiatement l&#8217;issue), j&#8217;ai trouvé qu&#8217;elle était vraiment très bien exploitée ici. Sans vouloir dénigrer l&#8217;industrie cinématographique suisse, les effets spéciaux m&#8217;ont surpris par leur qualité. Le film maintient un climat oppressant et même s&#8217;il est un peu long, on ne s&#8217;ennuie pas une seconde.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/09/Rubber.jpg" alt="" title="Rubber" width="450" height="253" class="alignnone size-full wp-image-2097" /></p>
<p><strong>Rubber &#8211; Quentin Dupieux (2010)</strong><br />
La première (et seule) vraie grosse déception de ce festival. Le pitch était pourtant séduisant puisque le film met en scène un pneu télépathe tueur en série ! Les premières scènes maintiennent l&#8217;illusion par de très bonnes idées visant à faire paraître le pneu &#8220;humain&#8221;. Mais cette idée qui aurait pu faire un excellent court-métrage se révèle vite insuffisante, et les bonnes idées s&#8217;espacent de plus en plus, enchaînant les temps morts jusqu&#8217;à un final il est vrai hilarant. Sans doute conscient que son idée de départ ne permettait pas de tenir un film, le réalisateur a rajouté toute une intrigue avec des spectateurs à l&#8217;intérieur du film, sur un totalement volontairement décalé qui m&#8217;a laissé de marbre la plupart du temps. Le générique est à l&#8217;image du film puisqu&#8217;il nous repasse la séquence introductive qui était pourtant drôle la première fois : paresseux.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/09/monsters.jpg" alt="" title="monsters" width="450" height="191" class="alignnone size-full wp-image-2095" /></p>
<p><strong>Monsters &#8211; Gareth Edwards (2010)</strong><br />
Réalisé avec un micro-budget de 15000 dollars, Monsters est un film épatant. Il part d&#8217;un fait assez similaire à District 9 : les extra-terrestres ont débarqué sur la terre depuis quelques années. Cette fois, ils ne sont pas parqués dans un ghetto mais occupent sauvagement une partie du Mexique et des Etats-Unis. On suit le périple d&#8217;un journaliste escortant la fille de son boss à travers cette zone dangereuse et inquiétante. Le film joue beaucoup sur le côté réaliste et nous place au niveau des personnages, ceci jusqu&#8217;à la fin d&#8217;une superbe brutalité. On a peu d&#8217;informations sur ce qui se passe, et à part quelques bribes de journaux télévisés seule l&#8217;observation nous donne des indices sur la situation. Ce procédé mêlé à la tension croissante qui habite le film au fur et à mesure que les personnages s&#8217;enfoncent dans la forêt est captivant pour le spectateur. Malgré le peu de moyens, les effets spéciaux sont très réussis, minutieux et cohérents, basés plutôt sur l&#8217;économie et le réalisme. Le sous-contexte politique est également palpable tout au long du film et distille une certaine ironie sur le monde d&#8217;aujourd&#8217;hui (le mur à la frontière). On pourra reprocher au film de se focaliser un peu trop sur la relation sentimentale entre les deux protagonistes, j&#8217;ai trouvé au contraire que celle-ci était bien écrite.<br />
<em>- Don&#8217;t you feel bad, that you need something bad to happen to profit from it?<br />
- What? Like a doctor?</em></p>
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		<title>Agenda</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Aug 2010 16:15:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: News]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[Pas mal d&#8217;actualité autour du cinéma coréen en cette rentrée. Hormis bien sûr les sorties en salles de Poetry (cette semaine) et The Housemaid (le 15 septembre) dont j&#8217;ai déjà parlé (ici et là), voici quelques évènements.

- la seizième édition du génial Etrange Festival (du 3 au 12 septembre) proposera notamment 3 films coréens : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pas mal d&#8217;actualité autour du cinéma coréen en cette rentrée. Hormis bien sûr les sorties en salles de Poetry (cette semaine) et The Housemaid (le 15 septembre) dont j&#8217;ai déjà parlé (<a href="http://dooliblog.com/2010/07/17/compte-rendu-paris-cinema-2010-3/">ici</a> et <a href="http://dooliblog.com/2010/07/12/compte-rendu-paris-cinema-2010-2/#housemaid">là</a>), voici quelques évènements.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/08/bedevilled.jpg" alt="" title="bedevilled" width="350" height="499" class="alignnone size-full wp-image-2090" /></p>
<p>- la seizième édition du génial <a href="http://www.etrangefestival.com/EF2010/programme.php">Etrange Festival</a> (du 3 au 12 septembre) proposera notamment 3 films coréens : en plus de l&#8217;avant-première de The Housemaid, ce sera l&#8217;occasion de découvrir Bedevilled pour ceux qui l&#8217;ont manqué lors de son passage à la Cinémathèque (je vous le recommande) et No Mercy, un film qui ne me disait pas grand chose mais qui visiblement a tapé dans l&#8217;oeil d&#8217;Alejandro Jodorowsky qui l&#8217;a sélectionné dans sa Carte Blanche. A côté de ça, on a droit à une bardée de films décalés, gores, improbables ou violents : chouette.</p>
<p>- le cinéma Gaumont Parnasse consacre la semaine du 13 au 19 septembre au cinéma coréen. Point de &#8220;films rares ou inédits&#8221; comme <a href="http://www.cinemasgaumontpathe.com/pages_cinemas/decouvrez-les-rendez-vous-100-cine-du-gaumont-parnasse.html">mentionné sur leur site</a>, mais les grands succès du cinéma coréen en France : JSA, Locataires, Memories of Murder&#8230;</p>
<p>- la Cinémathèque propose le vendredi 3 septembre une double séance &#8220;cinéma d&#8217;exploitation coréen&#8221; avec au programme deux raretés inédites : La Bataille du 38e parallèle (Im Kwon-taek, 1974) et Le Tigre de Mandchourie (Lee Doo-yong, 1974). <a href="http://www.cinematheque.fr/fr/projections/rendez-vous-reguliers/fiche-manifestation/cinema-bis-exploitation-coreenne,11986.html">Plus d&#8217;infos ici</a>.</p>
<p>- pour terminer, le Festival Franco-Coréen du Film (FFCF pour les intimes) aura lieu du 10 au 16 novembre. En attendant de vous le faire suivre d&#8217;encore plus près cette année, rendez-vous <a href="http://www.facebook.com/pages/Festival-Franco-Coreen-du-Film/131294226892098">sur la page facebook</a> pour discuter cinéma coréen et recevoir toutes les news.</p>
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		<title>[Dossier] Le cinéma coréen sous la dictature de Park Chung-hee (1961-1979) – Partie 2</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Aug 2010 13:33:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: Blabla]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[corée]]></category>

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		<description><![CDATA[(voir la Partie 1 : Histoire, politique et cinéma)
Partie 2 : Thèmes et films majeurs
Cinéma de propagande
Comme mentionné dans la première partie, le pouvoir récompensait les compagnies produisant des films &#8220;de qualité&#8221; en leur octroyant des quotas d&#8217;importation de films étrangers. On assiste donc à une explosion de la production de tels films pouvant s&#8217;apparenter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>(<a href="http://dooliblog.com/2010/08/01/dossier-le-cinema-coreen-sous-la-dictature-de-park-chung-hee-1961-1979-partie-1/">voir la Partie 1 : Histoire, politique et cinéma</a>)</p>
<p><strong>Partie 2 : Thèmes et films majeurs</strong></p>
<p><strong>Cinéma de propagande</strong><br />
Comme mentionné dans la première partie, le pouvoir récompensait les compagnies produisant des films &#8220;de qualité&#8221; en leur octroyant des quotas d&#8217;importation de films étrangers. On assiste donc à une explosion de la production de tels films pouvant s&#8217;apparenter plus ou moins fortement à de la propagande (certains sont même produits directement par les autorités, comme Testimony, film de guerre à succès réalisé en 1973 par Im Kwon-taek). Parmis ces films, il existe plusieurs catégories bien distinctes : &#8220;bangong&#8221; (films anti-communistes), &#8220;gyemong&#8221; (films mettant en scène l&#8217;éducation du peuple), et &#8220;saemaeul&#8221; (littéralement &#8220;nouveau village&#8221;, qui désigne les films encourageant le développement collectif, la recherche d&#8217;une meilleure qualité de vie par l&#8217;effort national). </p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/08/testimony.jpg" alt="" title="testimony" width="350" height="502" class="alignnone size-full wp-image-2086" /><br />
<em>Testimony &#8211; Im Kwon-taek (1973)</em></p>
<p>Certains de ces films connaissent un énorme succès populaire, comme Six Daughters de Bae Seok-in. Pur film de propagande produit sous la tutelle du Ministère de l&#8217;Information, ce film à gros budget suit les traces d&#8217;un couple de vieux décidant de rendre visite à chacune de leurs filles, celles-ci habitant aux quatres coins du pays. C&#8217;est ainsi l&#8217;occasion d&#8217;une visite complète de la Corée, permettant de s&#8217;extasier sur ses beaux paysages (au moyen d&#8217;une succession de plans carte postale à chaque lieu visité), sa culture et son industrie florissante. On assiste donc à des moments surréalistes où les deux vieux s&#8217;émerveillent de la fumée noire s&#8217;échappant d&#8217;une usine pétrochimique ou visitent &#8220;une magnifique usine d&#8217;engrais&#8221;. A l&#8217;inverse d&#8217;un film comme Le Fils Aîné (Lee Doo-yong) sorti une quinzaine d&#8217;années plus tard, où un couple assez identique souffrait de leur total décalage avec un pays ayant évolué trop vite, le couple est ici invariablement positif à mesure qu&#8217;il arpente le pays à travers une multitude de moyens de transport (bus, voiture, bateau et même avion). Au delà des progrès techniques effectués par le pays, la culture coréenne est également mise en avant, à travers ses produits les plus emblématiques (alcool de giseng, céladon) ou ses contes (une courte scène de rêve rejoue Chunhyang avec les deux vieux dans le rôle des tourtereaux), avec des phrases surréalistes comme &#8220;Quand même, notre culture est vraiment formidable !&#8221;. Le film connait un tel succès que pas moins de quatre suites seront produites. </p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/08/love-me-once-again.jpg" alt="" title="love-me-once-again" width="350" height="521" class="alignnone size-full wp-image-2085" /><br />
<em>Love Me Once Again &#8211; Jeong So-young (1968)</em></p>
<p><strong>Cinéma populaire</strong><br />
Parmi les films tournés très rapidement, on note aussi une grande variété de films de genre, destinés à un public jeune : films fantastiques à petit budget, thrillers ou films d&#8217;actions influencés par Hong-Kong, la série James Bond ou encore les westerns spaghetti. Il s&#8217;agit de films extrêmement difficiles à visionner aujourd&#8217;hui car ils n&#8217;ont pas les faveurs des historiens, des programmateurs de festival ou des éditeurs de films du patrimoine coréen qui leur préfèrent des films plus &#8220;sérieux&#8221;. Cependant, leur popularité était importante et ces films ont influencé plusieurs générations de cinéastes. Bon nombre de films prennent pour cadre une Corée plus ancienne, par exemple pendant l&#8217;occupation japonaise, pour éviter d&#8217;avoir à traiter de problématiques plus actuelles. Ces années voient aussi l&#8217;explosion des mélodrames appelés &#8220;shinpa&#8221;. Si au départ ces films mettent en scène des problèmes familiaux ou la vie difficile de pauvres gens, ils s&#8217;orientent vers un public plus féminin à la fin des années 1960, en prenant une tournure plus sentimentale. Le sommet du genre sera atteint en 1968 avec Love Me Once Again, de Jeong So-young. Ce film met en scène un triangle amoureux : un homme est tiraillé entre sa femme et son amante, qui finit par le quitter alors qu&#8217;elle est enceinte de lui. Huit années plus tard, elle lui amène l&#8217;enfant que l&#8217;épouse accepte d&#8217;élever&#8230; Le film battra de peu le record de Seong Chunhyang, grâce notamment à son grand succès chez les femmes mariées. Sa popularité entrainera pas moins de six remakes, et son schéma sera repris par bon nombre de films de l&#8217;époque.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/08/heavenly-homecoming-to-stars-2.jpg" alt="" title="heavenly-homecoming-to-stars-2" width="450" height="356" class="alignnone size-full wp-image-2084" /><br />
<em>Heavenly Homecoming to Stars &#8211; Lee Jang-ho (1974)</em></p>
<p>Dans les années 1970, ces films mettent en scène des héroïnes qui sont serveuses ou prostituées (on parle des &#8220;films d&#8217;hôtesses&#8221;) malmenées par les hommes et qui connaissent souvent un destin tragique. Le véritable point de départ de cette vague de films est Heavenly Homecoming to Stars (Lee Jang-ho, 1974), dans lequel une jeune fille pure et innocente est tour à tour abandonnée, mariée à un homme d&#8217;âge mûr, contrainte de travailler dans un bar à hôtesse, séparée de son grand amour à cause d&#8217;un vil chantage avant de sombrer dans l&#8217;alcoolisme. Le précédent record d&#8217;audience est explosé puisque le film attire 460 000 personnes dans les salles. Une année plus tard, un autre film similaire connait un grand succès. Yeong-ja&#8217;s Heydays (Kim Ho-seon, 1975) suit le parcours de Yeong-ja, jeune femme ayant quitté sa campagne natale pour travailler à Séoul comme domestique. Elle fait la connaissance de Chang-su, un ouvrier, qui tombe amoureux d&#8217;elle. Violée par le fils de la maison, elle est chassée sans ménagement. Malgré les efforts de Chang-su pour l&#8217;aider, Yeong-ja est amputée d&#8217;un bras à la suite d&#8217;un accident de bus et finit sans ressources, obligée de se prostituer. Plus qu&#8217;un simple drame personnel, le film montre la Corée sous un jour bien différent des films de propagande cités plus tôt. Car si le pays se modernise, ses personnages sont des laissés pour compte, et n&#8217;arrivent pas à s&#8217;en sortir malgré leur bonne volonté (Chang-su est pourtant un vétéran du Vietnam et ne rechigne pas à la tâche) : leur rêve de réussite via le travail s&#8217;effondre vite face à la difficile réalité. Le film possède également des qualités visuelles étonnantes en comparaison d&#8217;autres films de la même époque. La séquence d&#8217;ouverture par exemple, qui montre une violente descente de police dans le quartier des prostituées, est saisissante et pleine d&#8217;audaces. A plusieurs reprises tout au long du film, on remarque un vrai effort dans la composition du cadre et les mouvements de caméra qui dénote d&#8217;une créativité formelle assez peu commune pour l&#8217;époque.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/08/yeong-ja-s-heydays-2.jpg" alt="" title="yeong-ja-s-heydays-2" width="350" height="482" class="alignnone size-full wp-image-2088" /><br />
<em>Yeong-ja&#8217;s Heydays &#8211; Kim Ho-seon (1975)</em></p>
<p><strong>Nouvelle vague</strong><br />
Lee Jang-ho et Kim Ho-seon font d&#8217;ailleurs partie en 1975 avec quelques autres réalisateurs d&#8217;un mouvement appelé &#8220;Visual Age&#8221; ayant pour volonté d&#8217;apporter quelque chose de nouveau dans le cinéma coréen, avec pour modèle une certaine Nouvelle Vague. Ces films ont en commun de représenter de manière réaliste et moderne la société contemporaine, tout en considérant le cinéma comme un objet artistique. En 1977, le film de Kim Ho-seon Winter Woman met en scène une jeune étudiante aux mœurs sexuelles très libérées. Le film suscite la polémique et rencontre un succès considérable auprès des jeunes, établissant un nouveau record au box-office avec 586 000 spectateurs (record qui tiendra jusqu&#8217;en 1990 et The General&#8217;s Son de Im Kwon-taek). Il est également nécessaire de mentionner le réalisateur Ha Kil-Jong, pilier de ce mouvement, et son film The March of Fools (1975). Véritable expérience esthétique, le film dépeint le malaise et l&#8217;oppression ressentis par la jeunesse coréenne. Confronté à une censure impitoyable (The March of Fools film fut amputé de 30 minutes à sa sortie), les films de ce réalisateur décédé très jeune en 1979 furent des échecs en terme d&#8217;audience mais se révèlent aujourd&#8217;hui majeurs à tel point qu&#8217;une rétrospective lui a été consacrée au dernier festival de Busan. </p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/08/winter-woman.jpg" alt="" title="winter-woman" width="350" height="512" class="alignnone size-full wp-image-2087" /><br />
<em>Winter Woman &#8211; Kim Ho-seon (1977)</em></p>
<p><strong>Conclusion</strong><br />
Après la mort de Park Chung-hee en 1979, le cinéma coréen connait un relatif regain de vitalité au début des années 1980, tandis que les règles régissant la censure s&#8217;assouplissent dans certains domaines, notamment la représentation du sexe à l&#8217;écran. Avec la politique des 3S (Sex, Screen, Sports), le pouvoir souhaite utiliser le cinéma comme un outil capable de divertir le peuple et lui faire oublier ses préoccupations sociales.<br />
Les années 1960 et 1970 auront donc été lourdement bridées par les différentes politiques de censure mises en place par la dictature de Park Chung-hee, et les cinéastes n&#8217;auront eu d&#8217;autre choix que de s&#8217;accommoder de ces règles. Malgré un environnement n&#8217;encourageant pas la création et l&#8217;audace, certains réalisateurs se mirent en danger pour tenter, parfois sans réussite, d&#8217;apporter aux spectateurs quelque chose de nouveau ou de différent. Il faut donc bien garder ce contexte en tête lorsqu&#8217;on regarde des films de cette époque, pour ainsi mieux les comprendre et les apprécier.</p>
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		<title>[Dossier] Le cinéma coréen sous la dictature de Park Chung-hee (1961-1979) &#8211; Partie 1</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Aug 2010 13:50:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: Blabla]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[corée]]></category>

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		<description><![CDATA[Le cinéma coréen a complètement explosé sur la scène internationale à la fin des années 1990, exportant ses films dans le monde entier à tel point que l&#8217;on trouve aujourd&#8217;hui aisément dans le commerce des dizaines de DVD de films coréens. Il sera par contre impossible de trouver en France un film datant d&#8217;avant 1995. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le cinéma coréen a complètement explosé sur la scène internationale à la fin des années 1990, exportant ses films dans le monde entier à tel point que l&#8217;on trouve aujourd&#8217;hui aisément dans le commerce des dizaines de DVD de films coréens. Il sera par contre impossible de trouver en France un film datant d&#8217;avant 1995. Pourtant, le cinéma coréen n&#8217;est pas né dans les années 1990 et possède une longue histoire derrière lui, avec des nouvelles vagues, des périodes de crise et des &#8220;âges d&#8217;or&#8221; successifs.</p>
<p>Cet article propose de découvrir une partie d&#8217;histoire de ce cinéma méconnu : les années 1960 et 1970 dans la Corée du général et président Park Chung-hee.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/08/seong-chunhyang.jpg" alt="" title="seong-chunhyang" width="350" height="494" class="alignnone size-full wp-image-2082" /><br />
<em>Seong Chunhyang &#8211; Shin Sang-ok (1961)</em></p>
<p><strong>Partie 1 : Histoire, politique et cinéma</strong></p>
<p><strong>Situation Initiale</strong><br />
Pendant toute la première partie du siècle, l&#8217;industrie cinématographique a été utilisée par l&#8217;occupant japonais pour diffuser sa propagande. Malgré la libération en 1945, la situation évolue peu. Au contraire, le pouvoir militaire américain en place instaure un véritable système de censure dont le gouvernement de Rhee Syngman (premier président de la République de Corée du Sud) hérite lors de son élection en 1948. Les films sont d&#8217;abord contrôlés par le Bureau de l&#8217;Information Publique, puis directement par le Ministère de la Défense pendant la Guerre de Corée (1950-1953) avant d&#8217;incomber enfin au Ministère de la Culture et de l&#8217;Éducation en 1955.<br />
Un cas intéressant de censure par ce régime est celui du film La Vallée de Pia (Lee Kang-cheon, 1955), mettant en scène une petite troupe de soldats nord-coréens en fuite dans la montagne. Malgré une représentation peu glorieuse des ennemis (coupables entre autres de viol, pillage, meurtre&#8230;), le film est tout de même  interdit parce qu&#8217;il dépeint un portrait des nord-coréens jugé &#8220;trop humain&#8221;. Il est finalement autorisé avec un final modifié dans lequel la dernière survivante du groupe décide de se rendre, un drapeau sud-coréen flamboyant occupant tout l&#8217;écran.</p>
<p><strong>Coup d&#8217;état et premières lois</strong><br />
Le gouvernement démocratique issu de la révolution d&#8217;avril 1960 instaure, en même temps qu&#8217;une nouvelle constitution et des mesures pour la liberté de la presse, un comité civil pour l&#8217;éthique des films avec pour volonté de garantir la liberté de parole et d&#8217;expression. Ces quelques mois permettent notamment à des films comme Aimless bullet (Yu Hyun-mok) et La Servante (Kim Ki-young), considérés comme deux des films les plus importants de l&#8217;histoire du cinéma coréen, de voir le jour. Mais le souffle démocratique de courte durée puisqu&#8217;à peine un an plus tard, en mai 1961, a lieu un coup d&#8217;état militaire dirigé par Park Chung-hee, qui va rester au pouvoir jusqu&#8217;à son assassinat en 1979. </p>
<p>Ce comité d&#8217;éthique est aboli et remplacé dès l&#8217;année 1962 par une loi sur le cinéma définissant les nouvelles règles en matière de censure. Tout film doit désormais recevoir une autorisation avant d&#8217;être produit ou projeté. Il faut également obtenir une autorisation gouvernementale pour exporter ou importer un film (à l&#8217;origine non pas pour promouvoir l&#8217;industrie locale, mais plutôt pour éviter la propagation d&#8217;idéologies jugées néfastes dans la population). En deux temps (d&#8217;abord en septembre 1961 sur ordre du Ministère de la Culture et de l&#8217;Éducation, puis en 1963 avec la première révision de la loi sur le cinéma), les soixante et onze compagnies existant à l&#8217;époque sont fusionnées en seulement seize. Chacune doit posséder ses réalisateurs, acteurs et techniciens &#8220;homologués&#8221; et se doit de produire au minimum quinze films par an pour continuer à exister. Les compagnies produisant les meilleurs films anti-communistes (un prix récompense d&#8217;ailleurs le meilleur film anti-communiste lors de la cérémonie des Grand Bell Awards, les Oscars locaux créés en 1962) ou mettant en valeur l&#8217;action du gouvernement reçoit le droit lucratif d&#8217;importer des films étrangers, véritable manne financière, ce qui permet ainsi au gouvernement de contrôler parfaitement l&#8217;industrie cinématographique. Une quantité impressionnante de films de piètre qualité sont ainsi réalisés à la va-vite pour atteindre ces quotas, une partie d&#8217;entre eux n&#8217;étant même pas diffusés dans les salles. En 1966, une révision de cette loi rend même obligatoire la soumission des scénarios afin de censurer les films dès la source. Dans les salles, les films sont précédés de &#8220;films culturels&#8221; faisant la promotion du gouvernement. </p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/08/empty-dream.jpg" alt="" title="empty-dream" width="450" height="353" class="alignnone size-full wp-image-2079" /><br />
<em>The Empty Dream &#8211; Yu Hyeon-mok (1965)</em></p>
<p><strong>Censure</strong><br />
L&#8217;année 1965 voit apparaitre deux cas importants de censure puisque deux réalisateurs de renom sont arrêtés à cause d&#8217;un de leurs films. Le premier est Lee Man-hee pour son film The Seven Female War Prisoners. Ce film met en scène un officier nord-coréen escortant sept  infirmières sud-coréennes prisonnières de guerre. Alors qu&#8217;il croise des soldats chinois, ceux-ci tentent de violer les femmes. Aidé par ses hommes, l&#8217;officier nord-coréen tue les chinois et décide de se rendre au sud pour éviter l&#8217;exécution. Encore une fois jugé trop humain dans sa représentation  &#8220;sentimentale&#8221; des nord-coréens et sous-entendant l&#8217;inefficacité de l&#8217;armée sud-coréenne (notamment à cause du titre), le film est d&#8217;abord interdit et son réalisateur arrêté. Il sera finalement libéré et le film sortira amputé des scènes problématiques et avec un nouveau titre équivoque : Return of the Female Soldiers. Trois ans plus tard, son film Holiday est également mis en cause. La censure lui demande de modifier la fin, exigeant que le personnage principal se coupe les cheveux puis rejoigne l&#8217;armée. Refus du réalisateur, du scénariste et même du producteur : le film ne sortira donc pas en salles. Toujours en 1965, le réalisateur Yu Hyeon-mok est également arrêté pour son film The Empty Dream, à cause d&#8217;une séquence de 6 secondes durant laquelle l&#8217;actrice principale apparait nue. Également critiqué pour son soutien à Lee Man-hee exprimé lors d&#8217;un discours public radical, il est condamné à un an et demi de prison, et le film est largement remanié.</p>
<p><strong>Déclin de l&#8217;industrie</strong><br />
Si l&#8217;on peut considérer les années 1960 comme un véritable âge d&#8217;or pour la production cinématographique du pays, les années 1970 sont celle du déclin (à l&#8217;opposé de la situation économique du pays). Chute des audiences, public lassé de ces films à l&#8217;idéologie unique, banqueroute des principales sociétés de production (20 sur 23 existantes !)&#8230; l&#8217;arrivée de nouveaux moyens de divertissement, notamment la télévision, est fatale au milieu du cinéma. Des quotas encore plus restrictifs sont alors mis en place, afin que le nombre de films étrangers importés ne dépasse pas le tiers du nombre de films coréens produits. En 1973, alors que Park Chung-Hee renforce sa dictature, de nouvelles mesures sont prises pour inciter les films à promouvoir la politique de &#8220;revitalisation&#8221; du gouvernement : identité nationale, unité, patriotisme et développement du pays. A l&#8217;opposé, toute vision critique de la réalité sociale est allègrement censurée et taxée de pro-communisme. De même, les scènes de sexe sont totalement interdites. Le nombre moyen d&#8217;entrées pour les films étrangers atteint le double voire le triple de celui pour les films coréens. De même, la durée moyenne d&#8217;exploitation des films étrangers augmente sensiblement : entre 15 et 25 jours dans les années 1960, contre plus d&#8217;une quarantaine à la fin des années 1970 (entre 10 et 20 pour les films coréens). Bon nombre de films étrangers sont d&#8217;ailleurs exploités à plusieurs reprises. </p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/08/Rice.jpg" alt="" title="Rice" width="350" height="497" class="alignnone size-full wp-image-2081" /><br />
<em>Le Riz &#8211; Shin Sang-ok (1963)</em></p>
<p><strong>Réalisateurs et pouvoir : le cas de Shin Sang-ok</strong><br />
La trajectoire du réalisateur Shin Sang-ok, considéré comme l&#8217;un des cinéastes coréens les plus importants, suit un parallèle assez intéressant avec celui du président Park Chung-Hee. L&#8217;année du coup d&#8217;état correspond exactement à l&#8217;avènement de Shin Sang-ok dans le milieu du cinéma. En 1960, le réalisateur se lance dans l&#8217;adaptation du conte de Chunhyang (célèbre pièce de pansori connue de tous les coréens, et adaptée une multitude de fois au cinéma) en même temps qu&#8217;un réalisateur bien plus établi à l&#8217;époque, Hong Seong-ki (à noter que ces films sont les deux premiers films coréens en Cinémascope couleur). La version &#8220;concurrente&#8221; est  en plus boostée par la présence au casting de l&#8217;actrice montante Kim Ji-mi (dont la carrière compte le total ahurissant de 304 films, avec par exemple 34 films pour la seule année 1970, ce qui montre bien à quel point les films étaient tournés à toute vitesse), âgée d’une vingtaine d’années seulement. Dans le film de Shin Sang-ok, Chunhyang est interprétée par Choi Eun-hee, sa muse et épouse, déjà trentenaire. Et pourtant, c’est l’interprétation de la seconde qui va le plus toucher les coréens. Seong Chunhyang sort en janvier 1961 et attire les foules, plus de 360 000 spectateurs sur la seule ville de Séoul (un record qui ne sera battu que sept ans plus tard).</p>
<p>En 1963 sort Le Riz, un film évoquant directement l&#8217;arrivée au pouvoir de Park Chung-hee. Le film met en scène un ancien militaire de retour dans sa campagne natale. Bien décidé à construire un tunnel afin d&#8217;irriguer les rizières environnantes, il se heurte à l&#8217;immobilisme et à la corruption du pouvoir en place, et notamment du maire de la ville. A l&#8217;issue d&#8217;un chemin parsemé d&#8217;embûches, et alors qu&#8217;il est peu à peu abandonné par tous, le héros parvient finalement à son but grâce à l&#8217;arrivée des militaires au pouvoir, ceux-ci destituant les politiciens corrompus et accordant les crédits nécessaires à cette construction. Le film véhicule à merveille l&#8217;idéologie gouvernementale et chaque citoyen va ainsi participer à l&#8217;effort de reconstruction du pays : femmes, vieillards, estropiés, chacun ira de son coup de pioche. Lors d&#8217;une scène particulièrement réussie à la fin du film, deux groupes de citoyens s&#8217;emploient à piocher de plus en plus fort, chacun à un bout du tunnel. A mesure qu&#8217;ils se rapprochent les uns des autres, la caméra effectue des travellings latéraux d&#8217;un côté à l&#8217;autre, de plus en plus rapidement, jusqu&#8217;à ce qu&#8217;enfin que les deux bouts se rejoignent dans la liesse la plus totale. Uni dans l&#8217;effort national, et grâce à l&#8217;aide bienveillante du pouvoir en place, le peuple a enfin triomphé. </p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/08/Eunuch.jpg" alt="" title="Eunuch" width="350" height="500" class="alignnone size-full wp-image-2080" /><br />
<em>Eunuch &#8211; Shin Sang-ok (1968)</em></p>
<p>Pourtant, au fil des années, les relations se dégradent entre Shin Sang-ok et le régime militaire. En 1968, c&#8217;est son film Eunuch qui a des problèmes avec la censure en raison d&#8217;un contenu à l&#8217;érotisme omniprésent. Dans les années 1970, sa compagnie de production a de plus en plus de mal, et les succès se font de plus en plus rares. En 1975, la censure lui retire même sa licence pour avoir laissé des scènes provocantes, qui auraient normalement dues être coupées, dans son film Rose and Wild Dog. C&#8217;est le début de la fin : en 1978, alors que son ex-femme Choi Eun-hee a été enlevée par des agents nord-coréens à Hong-Kong, Shin Sang-ok se rend sur place et est enlevé à son tour. Un part de mystère entoure encore cet enlèvement, quand on considère la véritable impasse cinématographique dans laquelle se trouvait Shin Sang-ok à l&#8217;époque, mais également ses déclarations indiquant qu&#8217;il avait rejoint le régime communiste de son plein gré (sous la contrainte, dira-t-il plus tard). </p>
<p><a href="http://dooliblog.com/2010/08/07/dossier-le-cinema-coreen-sous-la-dictature-de-park-chung-hee-1961-1979-partie-2/">Voir la Partie 2 &#8211; Thèmes et films majeurs</a></p>
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		<title>Compte-rendu Paris Cinéma 2010 (3)</title>
		<link>http://dooliblog.com/2010/07/17/compte-rendu-paris-cinema-2010-3/</link>
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		<pubDate>Sat, 17 Jul 2010 17:15:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[japon]]></category>

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		<description><![CDATA[Suite et fin du compte-rendu : trois films et deux documentaires au programme !

Sweet Little Lies &#8211; Hitoshi Yazaki (2010)
Avant que le film ne démarre, le réalisateur Hitoshi Yazaki a prévenu les couples présents dans la salle de ne pas prendre son film trop au sérieux. Pourtant, c&#8217;est un couple en apparence uni qui apparait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Suite et fin du compte-rendu : trois films et deux documentaires au programme !</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/07/sweet-little-lies.jpg" alt="" title="sweet-little-lies" width="450" height="297" class="alignnone size-full wp-image-2074" /></p>
<p><strong>Sweet Little Lies &#8211; Hitoshi Yazaki (2010)</strong><br />
Avant que le film ne démarre, le réalisateur Hitoshi Yazaki a prévenu les couples présents dans la salle de ne pas prendre son film trop au sérieux. Pourtant, c&#8217;est un couple en apparence uni qui apparait à l&#8217;écran. Depuis le balcon, Ruriko susurre des mots doux à Satoshi, son mari endormi, dans un cadre de bisounours (son métier est créatrice d&#8217;ours en peluche !). C&#8217;est la vision que partage l&#8217;entourage du couple. Pourtant peu à peu, on découvre la misère affective qui peuple leur intimité. Malgré leur sourire de façade, leur vie quotidienne est un enfer de monotonie : lui passe son temps dans sa salle de jeux (où elle n&#8217;entre jamais : elle lui téléphone pour lui dire de venir manger), elle lui parle de choses qui ne l&#8217;intéressent pas. C&#8217;est en vivant chacun une aventure extra-conjugale qu&#8217;ils vont commencer à réfléchir à leur couple&#8230; En dépit des longueurs et d&#8217;une symbolique parfois un peu grosse dans la dernière partie, j&#8217;ai trouvé le film bien écrit. La relation totalement déphasée entre les deux personnages centraux est amenée progressivement et avec beaucoup d&#8217;humour. La réalisation est quant à elle plutôt sobre et l&#8217;image impeccable. C&#8217;est surtout du côté des acteurs que vient la satisfaction. Nao Omori est incroyable en Droopy hébété récalcitrant envers tout contact physique, je n&#8217;ai absolument pas reconnu en lui le routier blond de &#8220;Vibrator&#8221;, vu pourtant quelques jours plus tôt ! Et que dire de Chizuru Ikewaki dont chaque apparition est un cadeau (et dont le nombre de scènes est inversement proportionnel à mon objectivité sur un film, vous êtes prévenus). Sans ses quinze dernières minutes, c&#8217;est un film vraiment chouette.<br />
Note : 3.25/5.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/07/hole-in-the-sky.jpg" alt="" title="hole-in-the-sky" width="450" height="283" class="alignnone size-full wp-image-2070" /></p>
<p><strong>Hole in the Sky &#8211; Kazuyoshi Kumakiri (2001)</strong><br />
Encore une jolie surprise avec ce film de 2001 présenté dans le cadre du focus sur Rinko Kikuchi. Tae, une jeune fille, est larguée par son copain dans une station service paumée dans la campagne. Elle se met à travailler pour Ichio, propriétaire d&#8217;un petit restaurant. Pour commencer, j&#8217;ai trouvé ce film très beau. Le réalisateur utilise beaucoup de plans larges mais ceux-ci ne sont jamais figés, il se passe toujours quelque chose à l&#8217;écran (et puis filmer des gens sur un toit, c&#8217;est toujours chouette). Et comment ne pas parler des deux acteurs qui contribuent beaucoup à l&#8217;émotion provoquée par le film. Rinko Kikuchi impose une présence magnétique, presque animale avec sa voix bizarrement aiguë, son petit air mutin et son caractère à fleur de peau. Susumu Terajima est quand à lui particulièrement touchant en homme solitaire reprenant goût à la vie. J&#8217;ai été totalement conquis par ces deux personnages perdus, voilà tout.<br />
Note : 3.5/5.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/07/live-tape.jpg" alt="" title="live-tape" width="300" height="425" class="alignnone size-full wp-image-2072" /></p>
<p><strong>Live Tape &#8211; Tetsuaki Matsue (2009)</strong><br />
&#8220;Live Tape&#8221; est un documentaire peu commun. Formé d&#8217;un unique plan-séquence, il suit le chanteur et musicien Kenta Maeno jouer ses chansons en marchant dans les rues de Tokyo. Au fur et à mesure de son impressionnant périple, il croise des musiciens qui l&#8217;accompagnent sur une chanson ou deux (j&#8217;ai cru un instant au hasard sur le tout premier !), jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il rejoigne une scène de concert en plein air pour jouer avec son groupe. S&#8217;il a choqué certains spectateurs, ce dispositif est très intéressant et je ne me suis pas ennuyé une seconde (évidemment il vaut mieux apprécier la musique, sinon l&#8217;expérience peut s&#8217;avérer vraiment douloureuse). La durée du film permet de se concentrer sur différents aspects : la musique d&#8217;abord, le musicien, les paroles, la réaction des passants entre indifférence et intérêt timide. Puis peu à peu ce sont des questions plus profondes sur la musique, voire des questions personnelles qui viennent à l&#8217;esprit. A un moment, Kenta Maeno retrouve un musicien dans une ruelle sombre et étroite, le réalisateur prend un peu de recul pour le filmer. Tout au fond, on voit un passant déboucher dans la rue, quand soudain il s&#8217;aperçoit de ce qui se passe et fait immédiatement demi-tour : c&#8217;est bizarre mais ce plan m&#8217;a immédiatement fait penser à une séquence similaire du film &#8220;Irréversible&#8221;, sauf qu&#8217;il s&#8217;agissait alors d&#8217;un viol ! Une expérience plus intéressante qu&#8217;il n&#8217;y parait.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/07/interimaire-en-detresse.jpg" alt="" title="interimaire-en-detresse" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-2071" /></p>
<p><strong>Intérimaire en détresse &#8211; Hiroki Iwabuchi (2009)</strong><br />
Il s&#8217;agit là d&#8217;un documentaire entièrement réalisé par un jeune japonais désespéré par sa situation précaire et misérable d&#8217;intérimaire au Japon. Se filmant lui-même pendant une année entière, il nous montre sa réalité : un travail payé une misère, sans primes ni augmentations ni sécurité sociale, où chaque jour de congé est un jour non payé. Il participe à des manifestations qui ne mènent nulle part et fait même l&#8217;objet d&#8217;une émission de télévision censée montrer son quotidien. Cette scène est particulièrement édifiante et prouve l&#8217;intérêt de son documentaire : la séquence est mise en scène pour donner une vision totalement misérabiliste de sa situation. Le visage masqué et la voix modifiée, il a l&#8217;air d&#8217;un criminel. J&#8217;aurais aimé connaitre la visibilité et l&#8217;impact de son documentaire au Japon, un film courageux comme un appel au secours.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/07/poetry.jpg" alt="" title="poetry" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-2073" /></p>
<p><strong>Poetry &#8211; Lee Chang-Dong (2010)</strong><br />
Le pitch avait tout pour faire peur : une grand-mère élevant seule son petit-fils, un soupçon d&#8217;Alzheimer et des cours de poésie. Bref, alors que tous les ingrédients étaient réunis pour nous pondre un film larmoyant plein de pathos, Lee Chang-Dong s&#8217;en est sorti haut la main pour nous offrir quelque chose tout en émotion contenue. Les scènes traitant de la poésie ne sont jamais lourdes, au contraire très accessibles puisqu&#8217;on est placé au niveau de Mi-Ja, quelqu&#8217;un d&#8217;extérieur au &#8220;milieu&#8221; qui va essayer d&#8217;ouvrir ses yeux sur quelque chose de nouveau. Le film possède presque un côté ludique puisque nous expérimentons en même temps qu&#8217;elle. Tout comme Mi-Ja grâce à ses cours de poésie, Lee Chang-Dong réussit le tour de force de nous faire voir ses images autrement. Un fruit. Une partie de badminton. Une rivière. L&#8217;effet est saisissant lors des derniers plans. L&#8217;actrice Yoon Jeong-Hee rayonne tout au long du film, et ses petits yeux d&#8217;un noir absolu animés d&#8217;une petite lumière dévoilent la noirceur de ce qu&#8217;elle vit à l&#8217;intérieur. On retrouve également un émouvant Kim Hee-Ra, autre monument de l&#8217;histoire du cinéma coréen.<br />
Note : 4/5.</p>
<p>En conclusion, on a eu droit à un joli festival : une programmation japonaise particulièrement variée, des salles bien remplies, des interprètes un peu à côté de leurs pompes, des présentations de film collector (mention à Bastian pour Tetsuo), et au final comme toujours après un festival à force de découvertes et discussions, une watchlist qui s&#8217;est bien agrandie.</p>
<p>Reste du compte-rendu : <a href="http://dooliblog.com/2010/07/10/compte-rendu-paris-cinema-2010-1/">1ère partie</a> &#8211; <a href="http://dooliblog.com/2010/07/12/compte-rendu-paris-cinema-2010-2/">2ème partie</a></p>
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		<title>Compte-rendu Paris Cinéma 2010 (2)</title>
		<link>http://dooliblog.com/2010/07/12/compte-rendu-paris-cinema-2010-2/</link>
		<comments>http://dooliblog.com/2010/07/12/compte-rendu-paris-cinema-2010-2/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 12 Jul 2010 19:30:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[japon]]></category>

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		<description><![CDATA[Deuxième partie du compte-rendu avec au menu la plus grosse claque sensorielle et la plus grosse déception de ce festival.

To Walk Beside You &#8211; Yuya Ishii (2009)
Un jeune homme décide de fuir sa campagne natale pour Tokyo en compagnie de sa prof d&#8217;anglais. Premier des deux films de Yuya Ishii présenté la même journée, &#8220;To [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Deuxième partie du compte-rendu avec au menu la plus grosse claque sensorielle et la plus grosse déception de ce festival.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/07/to-walk-beside-you.jpg" alt="" title="to-walk-beside-you" width="450" height="272" class="alignnone size-full wp-image-2069" /></p>
<p><strong>To Walk Beside You &#8211; Yuya Ishii (2009)</strong><br />
Un jeune homme décide de fuir sa campagne natale pour Tokyo en compagnie de sa prof d&#8217;anglais. Premier des deux films de Yuya Ishii présenté la même journée, &#8220;To Walk Beside You&#8221; séduit très vite par son ton décalé. Les personnages affichent une naïveté presque enfantine et leur confrontation avec un univers inconnu (la grande ville), déclenchant un festival de réactions absurdes, est savoureuse. Les tokyoïtes sont dépeints de manière gentiment caricaturale et l&#8217;on rit beaucoup. Il y a également beaucoup de douceur et de tristesse dans ces personnages, comme si leur apparente naïveté n&#8217;était qu&#8217;un moyen d&#8217;échapper à leurs doutes. Après tout c&#8217;est bien celui le sujet du film : la fuite.<br />
Note : 3/5.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/07/tetsuo.jpg" alt="" title="tetsuo" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-2066" /></p>
<p><span id="tetsuo"></span><strong>Tetsuo : The Bullet Man &#8211; Shinya Tsukamoto (2009)</strong><br />
Difficile d&#8217;exprimer ce qu&#8217;on ressent à la vue d&#8217;un tel film en salles. J&#8217;ai d&#8217;ailleurs du mal à l&#8217;évaluer et à savoir ce que j&#8217;en aurais pensé si je ne l&#8217;avais pas vu dans ces conditions. Dès les premières secondes du film, au son du métal frappé et à la vue des grosses lettres TETSUO projetées violemment sur l&#8217;écran, j&#8217;ai été totalement happé. Cloué à un siège qui doit encore être marqué par mon empreinte, les yeux écarquillés et un pouls qui mettra longtemps à redescendre. Vivre pleinement comme cela ce déluge d&#8217;images et de sons me fait occulter tout défaut. Mais je pense sincèrement que le film en a peu, le principal étant qu&#8217;on y comprend pas grand chose : entre les explications alambiquées et un anglais difficilement compréhensible (que ce soit celui de Tsukamoto ou celui d&#8217;Eric Bossick transformé en métal), on est un peu déboussolé. Mais est-ce vraiment important devant un tel film ? La réalisation est à couper le souffle, en particulier dans les scènes de &#8220;furie&#8221; (je pense notamment à la confrontation avec la voiture, véritable monstre crissant et rugissant). Tsukamoto sait aussi faire naitre la beauté et l&#8217;émotion, comme lorsque la femme du &#8220;monstre&#8221; enlève des petits morceaux de métal de son mari à bout de force. Une évidence, un besoin : je veux voir les deux premiers Tetsuo en salles, non je veux voir TOUT Tsukamoto en salles !<br />
Note : 4/5.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/07/mundane-history.jpg" alt="" title="mundane-history" width="450" height="253" class="alignnone size-full wp-image-2064" /></p>
<p><strong>Mundane History &#8211; Anocha Suwichakornpong (2009)</strong><br />
Voici un film plutôt bizarre constitué en majeure partie de plans sur un homme handicapé par un accident et allongé dans son lit. L&#8217;image a beau être chouette, c&#8217;est lent, peu intéressant, bref on s&#8217;ennuie ferme. Sauf qu&#8217;étrangement s&#8217;y ajoutent quelques séquences plutôt audacieuses qui font ressortir un peu le film du lot : un générique qui s&#8217;affiche au bout de 20 minutes, des images sublimes de l&#8217;explosion d&#8217;une étoile accompagnées par une musique tout aussi intense, et enfin la naissance d&#8217;un enfant par césarienne ainsi que sa première toilette lors d&#8217;un long plan-séquence. Des images qui marquent profondément certes, mais qui ne sont absolument pas intégrées au reste du film, qu&#8217;elles ne parviennent donc pas vraiment à rehausser.<br />
Note : 1.75/5.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/07/sawako-decides.jpg" alt="" title="sawako-decides" width="450" height="310" class="alignnone size-full wp-image-2065" /></p>
<p><strong>Sawako Decides &#8211; Yuya Ishii (2009)</strong><br />
Ce film a été une petite déception au vu de l&#8217;autre film du réalisateur présenté précédemment. On y reconnait certes le ton décalé du réalisateur, mais l&#8217;humour qui m&#8217;avait tant plu dans le premier m&#8217;a paru ici complètement différent, en tout cas plus dans le même registre, et m&#8217;a semblé beaucoup plus lourdingue (question de sensibilité sans doute, puisque certains ont trouvé celui-ci plus drôle !). Bon, il faut quand même admettre que certaines scènes sont amusantes, comme lorsque les employées de l&#8217;usine d&#8217;empaquetage de palourdes chantent vigoureusement l&#8217;hymne de leur usine, mais ces instants de folie sont rares et le film tire en longueur. Côté thématique, il est à nouveau question de fuite et de parentalité, une obsession du réalisateur ?<br />
Note : 2.25/5.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/07/zigeunerweisen.jpg" alt="" title="zigeunerweisen" width="450" height="247" class="alignnone size-full wp-image-2068" /></p>
<p><strong>Mélodie Tzigane &#8211; Seijun Suzuki (1980)</strong><br />
Film dont je ne savais rien du tout, j&#8217;ai été pour le moins surpris ! Il s&#8217;agit là d&#8217;un film très difficile d&#8217;accès (d&#8217;ailleurs un bon tiers de la salle est parti avant la fin) puisqu&#8217;on n&#8217;y comprend pas grand chose et qu&#8217;en plus il est long, très long. Pour ma part j&#8217;ai eu beaucoup de mal à rentrer dedans, mais peu à peu les choses se sont améliorées et j&#8217;ai commencé à apprécier la multitude d&#8217;éléments intéressants. Tout d&#8217;abord visuellement, ce film est assez somptueux, dans son utilisation des couleurs, des lumières&#8230; Il est aussi très drôle par moments, par son côté totalement surréaliste ou parfois même grotesque (les trois aveugles). Dans les décors comme dans la mise en scène, on est parfois plus proche du théâtre que du cinéma. Un film mystère qui m&#8217;a laissé perplexe autant qu&#8217;il m&#8217;a subjugué, et dont je ne suis pas sûr d&#8217;avoir perçu tout le sens&#8230;<br />
Note : 2.5/5 (je ne sais pas comment le noter).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/07/housemaid.jpg" alt="" title="housemaid" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-2063" /></p>
<p><span id="housemaid"></span><strong>The Housemaid &#8211; Im Sang-Soo (2010)</strong><br />
LA grosse déception de ce festival, encore qu&#8217;on était prévenu avec les mauvais échos cannois. Le film est encore plus énervant quand on connait la version originale de Kim Ki-Young réalisée en 1961 (<a href="http://dooliblog.com/2009/12/23/la-servante-de-kim-ki-young-1960/">une petite merveille</a>, faut-il le rappeler). On peut d&#8217;ailleurs difficilement parler de remake tant la version d&#8217;Im Sang-Soo diffère de l&#8217;original, notamment dans ses enjeux, complètement anéantis. Dans la version originale, la servante est loin d&#8217;être aussi passive, elle est au contraire formidablement ambiguë, vampirise la famille, tente d&#8217;imposer son contrôle et se fait détester des enfants. Ici, la pauvre Jeon Do-Yeon est complètement naïve (pour ne pas dire nunuche) et dépassée par la situation. Son semblant de révolte apparait bien trop tardivement lors d&#8217;un final qui frise le ridicule (ça m&#8217;a rappelé &#8220;La Guerre des Rose&#8221;, c&#8217;est dire). Pourquoi avoir modifié le scénario pour lui retirer toute sa substance ?<br />
On nous annonçait également un film torride : quelle blague ! Avec ses quelques scènes provoc&#8217; et gratuites rapidement expédiées, le film ne contient pas la moindre tension sexuelle. Il y avait plus de sensualité dans la version de 1961, un comble quand on connait la censure qui sévissait à l&#8217;époque. Ces scènes aux grands moyens totalement inutiles sont assez représentatives du la mise en scène du film. Qu&#8217;un film comme &#8220;<a href="http://dooliblog.com/2008/12/14/tears-de-im-sang-soo-2001/">Tears</a>&#8221; semble loin ! Im Sang-Soo ferait bien de retourner un film sans le moindre budget, histoire de se rafraichir un peu les idées. Les maigres satisfactions sont à chercher au niveau des actrices : Jeon Do-Yeon est égale à elle-même, et c&#8217;est surtout Yoon Yeo-Jeong (qui jouait déjà dans les remakes de Kim Ki-Young dans les années 70 et 80) qui sort le grand jeu. Drôle et incisive, c&#8217;est vraiment la seule à donner vraiment une âme à son personnage. A part ça, Lee Jeong-Jae a de gros pectoraux. J&#8217;ai bien aimé également le dernier plan-séquence représentant la famille célébrant l&#8217;anniversaire de leur fille : chaque petit détail contribue à les rendre absolument détestables, de manière presque effrayante. On se dit que c&#8217;est dommage, et qu&#8217;il y avait moyen de faire là quelque chose plus incisif.<br />
Note : 1.75/5.</p>
<p>Reste du compte-rendu : <a href="http://dooliblog.com/2010/07/10/compte-rendu-paris-cinema-2010-1/">1ère partie</a> &#8211; <a href="http://dooliblog.com/2010/07/17/compte-rendu-paris-cinema-2010-3/">3ème partie</a></p>
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		<title>Compte-rendu Paris Cinéma 2010 (1)</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Jul 2010 13:26:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[japon]]></category>

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		<description><![CDATA[Le festival touche à son but et toujours pas d&#8217;article ici ? Rassurez-vous, le flemmard que je suis ne s&#8217;est pas défilé, c&#8217;est juste le manque de temps. Voici une première fournée riche en bon film, en attendant la suite.
I Love Thee for Good &#8211; Ryusuke Hamaguchi (2010)
&#8220;I Love Thee for Good&#8221; était en quelque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le festival touche à son but et toujours pas d&#8217;article ici ? Rassurez-vous, le flemmard que je suis ne s&#8217;est pas défilé, c&#8217;est juste le manque de temps. Voici une première fournée riche en bon film, en attendant la suite.</p>
<p><strong>I Love Thee for Good &#8211; Ryusuke Hamaguchi (2010)</strong><br />
&#8220;I Love Thee for Good&#8221; était en quelque sorte le film parfait pour commencer le festival en douceur : très court et sans grande prétention (sans ambition aussi) mais tout de même assez frais et sympathique. Quelques heures avant leur mariage, deux jeunes fiancés traversent une sérieuse crise conjugale. L&#8217;occasion de se moquer gentiment des clichés sur le mariage au Japon, notamment de l&#8217;attitude de la famille (par exemple l&#8217;importance pour le père de marier sa fille). Le tout est assez conventionnel mais comporte des personnages amusants : un ancien amant modèle de nu dont tombe amoureuse une dessinatrice à la bouille irrésistible, une bande de musiciens qu&#8217;on voit répéter une ballade rock pendant tout le film et qu&#8217;on retrouve finalement en choristes à l&#8217;église lors du mariage&#8230; Pour une raison que j&#8217;ignore, le film était présenté dans un format recadré sauvagement en 4:3 et amputé d&#8217;une bonne partie de l&#8217;image sur les côtés, ce qui donne lieu à des plans cocasses où seul le bout du nez des personnages apparaissait à l&#8217;écran, rappelant un peu les dézooms foirés d&#8217;un Hong Sang-Soo. Très vite oublié, mais OK pour l&#8217;apéro.<br />
Note : 2.25/5.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/07/vibrator.jpg" alt="" title="vibrator" width="450" height="311" class="alignnone size-full wp-image-2060" /></p>
<p><strong>Vibrator &#8211; Ryuichi Hiroki (2003)</strong><br />
On passe direct au niveau supérieur avec &#8220;Vibrator&#8221;, film de 2003 que je découvrais à l&#8217;occasion tout comme son actrice principale Shinobu Terajima (dont c&#8217;était visiblement le premier film, elle qui vient du théâtre). Rei, une femme complètement paumée rencontre au hasard d&#8217;une station service un routier mystérieux. Sur un coup de tête, elle décide de faire un bout de chemin avec lui. Ce film réussit de manière assez incroyable à nous faire rentrer dans ce personnage, le comprendre et ressentir, partager ses émotions les plus profondes. On doit cela d&#8217;une part à une narration assez subtile : à l&#8217;extérieur, Rei n&#8217;est pas très bavarde. Dans sa tête au contraire, c&#8217;est un fourmillement de voix presque oppressant. Enfin, ce qu&#8217;elle ressent vraiment est exprimé par des inserts de texte blanc sur fond noir à la manière des films muets, forme minimaliste pour exprimer ses sentiments les plus intimes. Ce sont d&#8217;ailleurs ces derniers, sans image ni son, qui émeuvent le plus. Ces trois niveaux de lecture permettent d&#8217;illustrer de manière naturelle toute la complexité du personnage. D&#8217;autre part, l&#8217;interprétation éblouissante de Shinobu Terajima donne une autre dimension au film tellement elle habite ce personnage. Ce n&#8217;est jamais l&#8217;actrice que l&#8217;on voit mais bel et bien Rei avec toutes ses blessures. La scène où celle-ci fait une crise d&#8217;angoisse dans une station-service, puis la scène du bain qui s&#8217;en suit sont à couper le souffle d&#8217;émotions brutes (pour tout vous dire, jamais une scène de vomi ne m&#8217;avait autant happé !).<br />
Note : 4/5.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/07/pyuupiru2001_2008.jpg" alt="" title="pyuupiru2001_2008" width="300" height="436" class="alignnone size-full wp-image-2057" /></p>
<p><strong>Pyupiruu 2001-2008 &#8211; Daishi Matsunaga (2010)</strong><br />
On enchaine avec un documentaire sur un artiste plastique plus qu&#8217;étonnant dénommé <a href="http://www.pyuupiru.com/">Pyuupiru</a>. Le grand intérêt de ce film est que son réalisateur, très proche de l&#8217;artiste, l&#8217;a suivi depuis ses débuts pendant huit années et nous fait découvrir son évolution à la fois personnelle et artistique. On part d&#8217;un jeune garçon en casquette mal dans sa peau qui ne sait pas trop ce qu&#8217;il veut faire pour découvrir ensuite la naissance de l&#8217;univers unique et coloré de l&#8217;artiste, dans lequel le corps, son propre corps, va tenir une place centrale. Un corps dans lequel Pyuupiru ne se sent pas bien et qu&#8217;il va s&#8217;efforcer de transformer pour le rendre plus féminin. Nous partageons ses doutes, ses souffrances et ses réussites. Le résultat est déjà époustouflant en lui-même, il est encore plus attachant éclairé par ce film.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/07/typhoonclub.jpg" alt="" title="typhoonclub" width="450" height="275" class="alignnone size-full wp-image-2059" /></p>
<p><strong>Typhoon Club &#8211; Shinji Somai (1985)</strong><br />
Réalisé en 1985, &#8220;Typhoon Club&#8221; est un film culte réputé pour avoir marqué une génération entière de cinéastes au Japon. Je l&#8217;ai vu et ne serai donc <a href="http://dooliblog.com/2010/06/10/programme-paris-cinema-2010-ouch/#comment-4836">pas pendu</a>. A part ça, j&#8217;ai évidemment été subjugué par ce film et sa réalisation tout en mouvement, ses plans-séquences de dingue, son ambiance chaotique et ses scènes toutes plus marquantes les unes que les autres. Et ses jeunes qui dansent ! La nuit près d&#8217;une piscine, dans une salle de classe, sur une scène de théâtre et enfin sous la pluie battante causée par le typhon. La fièvre et le malaise de ces fils et filles de paysans (comme les appelle leur professeur) livrés à eux-mêmes n&#8217;aura jamais été aussi bien retranscrit à l&#8217;écran. Je me mords les doigts d&#8217;avoir raté &#8220;The Catch&#8221;, le deuxième film du réalisateur présenté ici, mais je note cette filmographie de plus à explorer.<br />
Note : 4/5.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/07/pure-asia.png" alt="" title="pure-asia" width="450" height="258" class="alignnone size-full wp-image-2056" /></p>
<p><strong>Pure Asia &#8211; Ikki Katashima (2010)</strong><br />
Assez bizarrement, je ne pense pas que ce film soit aussi maitrisé ou cohérent qu&#8217;un &#8220;Vibrator&#8221; ou un &#8220;Typhoon Club&#8221;, mais pourtant c&#8217;est bien celui-ci qui m&#8217;a le plus enthousiasmé et surpris, un gros coup de coeur. Dans une station de train déserte, un jeune homme est racketté par une bande de voyous quand surgit une fille mystérieuse qui le tire d&#8217;affaire. Lorsqu&#8217;il la croise quelques jours plus tard, celle-ci se fait mortellement agresser sous ses yeux impuissants en raison de sa tenue (un hanbok, robe traditionnelle coréenne). Lors de l&#8217;enterrement, il découvre que sa bienfaitrice avait une soeur&#8230; C&#8217;est le point de départ d&#8217;un road-movie totalement surprenant mêlant romance décalée et revendications politiques (ils décident d&#8217;aller gazer des nationalistes japonais en représailles !). &#8220;Pure Asia&#8221; est un film particulièrement vivant et audacieux, dans sa forme comme dans son contenu. Les images en noir et blanc sont très belles et le film regorge de trouvailles tantôt poétiques (les fausses vagues), tantôt ludiques. Il contient également l&#8217;une des scènes de karaoké les plus jubilatoires vues jusqu&#8217;à présent ! L&#8217;histoire est également surprenante : il fallait oser mettre en scène ces deux jeunes exaspérés par une société individualiste et raciste aussi bien que par leurs parents insupportables devenir des terroristes en puissance pour constater avec désespoir leur incapacité à changer le monde. Les quinze dernières minutes sont d&#8217;ailleurs assez déstabilisantes puisqu&#8217;on ne sait plus vraiment où veut en venir le réalisateur (apologie du terrorisme, message de paix maladroit ?!). Je m&#8217;en serai volontiers passé mais elle permet tout de même une dernière minute délicieusement rock&#8217;n roll. J&#8217;ai envie de le revoir, c&#8217;est un signe qui ne trompe pas (espérons que malgré son sujet polémique il trouve un distributeur au Japon et à l&#8217;étranger).<br />
Note : 4.25/5.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/07/solanin.jpg" alt="" title="solanin" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-2058" /></p>
<p><strong>Solanin &#8211; Takahiro Miki (2010)</strong><br />
Adapté d&#8217;un manga, &#8220;Solanin&#8221; raconte les doutes d&#8217;une bande de jeunes adultes à leur entrée dans la vie active. Peu intéressés par leurs emplois respectifs, ils décident de se lancer à fond dans la musique. Commençons d&#8217;abord par le gros côté positif : la présence au casting d&#8217;Aoi Miyazaki qui nous gratifie de ses habituelles mimiques irrésistibles tout au long du film, ce qui rend tout de suite le film beaucoup plus supportable. Car même si le film est assez drôle par moments, il est desservi par un scénario tout moisi, ultra-prévisible et cliché à souhait, dans lequel les personnages passent la moitié du temps à se regarder le nombril en se pleurant dessus (&#8220;ah c&#8217;est trop dur de se lever le matin pour travailler, moi je veux vivre de la musique&#8221;). Les scènes de concert sont plutôt réussies (surtout la dernière) mais finalement peu nombreuses, et les deux heures du film mettent quand même longtemps à passer.<br />
Note : 2/5.</p>
<p>Reste du compte-rendu : <a href="http://dooliblog.com/2010/07/12/compte-rendu-paris-cinema-2010-2/">2ème partie</a> &#8211; <a href="http://dooliblog.com/2010/07/17/compte-rendu-paris-cinema-2010-3/">3ème partie</a></p>
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		<title>Rétro Lee Man-Hee (suite)</title>
		<link>http://dooliblog.com/2010/06/20/retro-lee-man-hee-suite/</link>
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		<pubDate>Sun, 20 Jun 2010 13:58:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[corée]]></category>

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		<description><![CDATA[Je poursuis et termine ma rétrospective Lee Man-Hee avec deux autres films : &#8220;Black Hair&#8221; (1964) et &#8220;La Route de Sampo&#8221; (1975).

&#8220;Black Hair&#8221; est un film très bizarre, porté par un intrigue invraisemblable. Il met en scène une bande de gangsters dirigée par un chef redoutable et régie par une série de &#8220;règles&#8221;, une sorte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je poursuis et termine ma rétrospective Lee Man-Hee avec deux autres films : &#8220;Black Hair&#8221; (1964) et &#8220;La Route de Sampo&#8221; (1975).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/06/black-hair.jpg" alt="" title="black-hair" width="300" height="397" class="alignnone size-full wp-image-2053" /></p>
<p>&#8220;Black Hair&#8221; est un film très bizarre, porté par un intrigue invraisemblable. Il met en scène une bande de gangsters dirigée par un chef redoutable et régie par une série de &#8220;règles&#8221;, une sorte de code de l&#8217;honneur. Lorsque la propre femme du chef se fait violer, celui-ci n&#8217;a d&#8217;autre choix que d&#8217;appliquer ses propres règles : défigurer sa propre femme puis la condamner à la prostitution&#8230; Beaucoup plus que son scénario déroutant auquel on ne comprend longtemps pas grand chose, c&#8217;est le style du film que j&#8217;ai beaucoup aimé. Les méchants ont des gueules pas possibles, enchainent des répliques cultes (&#8220;C&#8217;est quoi, ce feu ? &#8211; C&#8217;est une immolation.&#8221;) et les actions débiles, du genre se planter un couteau dans la main pour montrer qu&#8217;on est le plus fort. Le gentil chauffeur qui va sauver la belle héroïne est droit dans ses bottes (et il a même un pote chirurgien esthétique, si c&#8217;est pas beau ça).<br />
&#8220;Black Hair&#8221; propose également une vision de la ville comme on n&#8217;en a pas l&#8217;habitude : ses bordels, ses rues glauques, ses drogués, ses swinging bars. Tout cela est très noir, moderne et souvent très beau (la version restaurée était splendide). On a même droit à un petit épisode Woodstock totalement surréaliste avec la jeunesse dorée de l&#8217;époque en train de danser puis de planer dans l&#8217;herbe. A défaut d&#8217;y comprendre grand chose, on est tout de même happé par cet univers et le film se révèle particulièrement jouissif et divertissant.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/06/la-route-de-sampo.jpg" alt="" title="la-route-de-sampo" width="450" height="355" class="alignnone size-full wp-image-2054" /></p>
<p>&#8220;La Route de Sampo&#8221; est le dernier film réalisé par Lee Man-Hee, le réalisateur étant décédé pendant le montage du film. Commençons donc par le gros point noir du film : je n&#8217;ai jamais vu un film coréen aussi mal doublé ! Je ne parle pas de doublage en français mais bel et bien de doublage en coréen, pratique qui était monnaie courante à l&#8217;époque : presque tous les dialogues étaient enregistrés après coup (d&#8217;ailleurs je me demande à partir de quelle année cette pratique a cessé). Mais il faut bien admettre que dans ce film, l&#8217;effet est catastrophique. On se mélange les pinceaux entre les deux personnages masculins : parfois c&#8217;est l&#8217;un qui parle et l&#8217;autre qu&#8217;on entend, parfois leurs lèvres bougent et aucun son n&#8217;en sort. Lors d&#8217;une scène en théorie &#8220;calme&#8221;, la fille regarde dans le vide, songeuse et le visage impassible. En bande-son, des ricanements féminins hystériques et suraigus : voilà comment gâcher un joli plan. Je ne sais pas à quoi est du un tel ratage, peut-être à la censure ?<br />
C&#8217;est bien dommage puisque le film a des qualités et cette odyssée de trois personnages un peu marginaux est même assez attachante. Comme souvent j&#8217;ai l&#8217;impression avec Lee Man-Hee, c&#8217;est mieux filmé que la moyenne et quelques plans sont sublimes ou bien pensés. Les relations et sentiments naissants entre les trois personnages sont riches (amitié, paternité, amour) et bien développées. Kim Jin-Gyu, acteur monument du cinéma coréen (&#8220;The Housemaid&#8221;, &#8220;L&#8217;Invité de la chambre d’hôte et ma mère&#8221;, &#8220;Samyong le muet&#8221;, etc), apparait vieilli et particulièrement émouvant. Dommage que le final donne lieu à une séquence d&#8217;adieu en mode mélo interminable.</p>
<p>A travers quelques films, cette rétrospective à la Cinémathèque nous a permis de découvrir une vraie personnalité derrière la caméra, un vrai style qui donne envie d&#8217;en connaitre plus. A quand une sortie DVD pour tous ces films ?</p>
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		<title>Holiday &#8211; de Lee Man-Hee (1968)</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Jun 2010 11:06:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[corée]]></category>

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		<description><![CDATA[Projeté dans le cadre de la Rétrospective consacrée à Lee Man-Hee à la Cinémathèque, &#8220;Holiday&#8221; est un film réalisé en 1968 et surprenant à plusieurs niveaux en comparaison des autres films produits en Corée dans les années 60.

Un homme sans le sou rend visite comme tous les dimanches à la femme qu&#8217;il aime. Celle-ci est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Projeté dans le cadre de la <a href="http://dooliblog.com/2010/05/14/retrospective-lee-man-hee-en-juin-a-la-cinematheque/">Rétrospective consacrée à Lee Man-Hee à la Cinémathèque</a>, &#8220;Holiday&#8221; est un film réalisé en 1968 et surprenant à plusieurs niveaux en comparaison des autres films produits en Corée dans les années 60.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/06/holiday.jpg" alt="" title="holiday" width="400" height="300" class="alignnone size-full wp-image-2049" /></p>
<p>Un homme sans le sou rend visite comme tous les dimanches à la femme qu&#8217;il aime. Celle-ci est enceinte mais le couple n&#8217;ayant pas les moyens d&#8217;élever un enfant, ils doivent chercher de l&#8217;argent pour payer l&#8217;avortement. Le film étonne dès le début par son rythme très lent et son côté esthétisant peu courant à l&#8217;époque. Les deux personnages parlent, s&#8217;aiment et se lamentent devant un paysage désolé. Le réalisateur alterne les gros plans sur les visages des personnages et les plans d&#8217;ensemble illustrant leur solitude au milieu de la neige. Plus tard, l&#8217;homme rend visite à toutes ses connaissances pour leur demander de l&#8217;argent, ce qui constitue la partie la moins intéressante du film, même si elle est parfois teintée d&#8217;humour.<br />
C&#8217;est à mon sens dans la dernière partie que le film prend toute sa grandeur lorsque l&#8217;homme, pendant que son amante est à l&#8217;hôpital, rencontre une femme dans un bar et part avec elle. Tous deux sont ivres et s&#8217;amusent alors qu&#8217;ils parcourent un chantier abandonné. Cette scène constituée de longs plan-séquences est tout bonnement magnifique : la caméra flotte au milieu de ce décor fantôme tandis que les deux personnages jouent, se cachent derrière les pylônes et essayent de s&#8217;embrasser. Leur état d&#8217;excitation est merveilleusement bien capturé et nous fait oublier comme au personnage principal la gravité de la situation. Quelques instants plus tard, l&#8217;homme sera roué de coups, toujours dans ce chantier. Cette fois, la bagarre est filmée du dessus, nous offrant un point de vue original dans ce décor étrange magnifié par le noir et blanc. Par son utilisation efficace des points de vue et de la profondeur de champ, le film contraste avec le reste de la production de l&#8217;époque dont le rendu était assez &#8220;plat&#8221;.</p>
<p>En parallèle à ce style très prononcé, &#8220;Holiday&#8221; aborde également des thèmes peu communs dans les films coréens de l&#8217;époque, soumis à une forte censure. D&#8217;abord, le climat social misérable dépeint par le film est bien loin des films &#8220;de qualité&#8221; (autrement dit, de propagande) vantant les mérites du pouvoir. Ensuite, les scènes montrant les personnages en train de s&#8217;embrasser ou de s&#8217;étreindre fougueusement surprennent quand on connait le contexte de l&#8217;époque. L&#8217;explication est bien simple : les censeurs ont demandé à Lee Man-Hee de modifier son film, notamment la fin pour montrer le héros se couper les cheveux et rejoindre l&#8217;armée. Devant le refus du réalisateur, le film ne sortit jamais en salles et c&#8217;est seulement en 2005 qu&#8217;il fut redécouvert. Cette absence de diffusion en salles à l&#8217;époque explique que le film conserve ce côté libre et audacieux que nous pouvons aujourd&#8217;hui apprécier.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/06/holiday2.jpg" alt="" title="holiday2" width="400" height="300" class="alignnone size-full wp-image-2050" /></p>
<p>Le film sera rediffusé le dimanche 20 juin prochain à la Cinémathèque.</p>
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		<title>Programme Paris Cinéma 2010 : ouch!</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Jun 2010 20:12:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: News]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>

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		<description><![CDATA[La programmation du festival Paris Cinéma 2010 a été dévoilée aujourd&#8217;hui, et cette édition mettant le Japon à l&#8217;honneur s&#8217;annonce particulièrement excellente. Une montagne de films de tous genres sera projetée, parmi lesquels, enfin et hallelujah : &#8220;Tetsuo : the Bullet Man&#8221; de Shinya Tsukamoto ! Mais ce sera loin d&#8217;être le seul film intéressant, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La programmation du festival Paris Cinéma 2010 a été dévoilée aujourd&#8217;hui, et cette édition mettant le Japon à l&#8217;honneur s&#8217;annonce particulièrement excellente. Une montagne de films de tous genres sera projetée, parmi lesquels, enfin et hallelujah : &#8220;Tetsuo : the Bullet Man&#8221; de Shinya Tsukamoto ! Mais ce sera loin d&#8217;être le seul film intéressant, je conseille notamment &#8220;All Around Us&#8221; (Ryosuke Hashiguchi) à tous ceux qui ne l&#8217;ont pas vu. Au programme également : des hommages à Koji Wakamatsu et Akira Kurosawa, focus sur Shinobu Terajima et Rinko Kikuchi&#8230; des tonnes de choses à découvrir.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/06/paris-cinema.png" alt="" title="paris-cinema" width="450" height="117" class="alignnone size-full wp-image-2046" /></p>
<p>Côté cinéma coréen, nous pourrons visionner en avant-première les deux films présents en compétition lors du dernier festival de Cannes : &#8220;The Housemaid&#8221; (Im Sang-Soo) et &#8220;Poetry&#8221; (Lee Chang-Dong). Autre film à ne rater sous aucun prétexte : le chinois &#8220;City of Life and Death&#8221; <a href="http://dooliblog.com/2010/03/17/compte-rendu-deauville-2010-jour-2/#city">dont je vous disais le plus grand bien ici</a> et qui sortira par ailleurs en salles le 21 juillet prochain (il FAUT le voir en salles). Ce sera également l&#8217;occasion de voir ce fameux &#8220;Oncle Boonmee&#8221;, palme d&#8217;or à Cannes.</p>
<p>Le détail de cette programmation richissime est disponible <a href="http://www.pariscinema.org/fr/programmes-2010/">sur le site officiel du festival</a>. Vivement juillet. Tetsuoooooooo!</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/06/tetsuo3.jpg" alt="" title="tetsuo3" width="299" height="427" class="alignnone size-full wp-image-2047" /></p>
<p><a href="http://www.cinemasie.com/fr/depeches.html?depeche_id=2060">Via Cinémasie</a></p>
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		<title>Hahaha &#8211; de Hong Sang-Soo (2010)</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Jun 2010 10:12:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: Critiques]]></category>
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		<category><![CDATA[corée]]></category>

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		<description><![CDATA[Grâce à la reprise au Reflet Médicis de la sélection cannoise &#8220;Un Certain Regard&#8221;, j&#8217;ai enfin pu voir le dernier Hong Sang-Soo au titre si évocateur : &#8220;Hahaha&#8221;. Et cette fois encore plus que dans son film précédent (&#8220;Like you know it all&#8221;, sorti début mai sous le titre très français &#8220;Les Femmes de mes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Grâce à la reprise au Reflet Médicis de la sélection cannoise &#8220;Un Certain Regard&#8221;, j&#8217;ai enfin pu voir le dernier Hong Sang-Soo au titre si évocateur : &#8220;Hahaha&#8221;. Et cette fois encore plus que dans son film précédent (&#8220;Like you know it all&#8221;, sorti début mai sous le titre très français &#8220;Les Femmes de mes amis&#8221;), ce Hong Sang-Soo ouvertement comique a réussi à m&#8217;embobiner&#8230;</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/06/hahaha_poster_cannes.jpg" alt="" title="hahaha_poster_cannes" width="300" height="428" class="alignnone size-full wp-image-2044" /></p>
<p>L&#8217;aspect qui m&#8217;avait le plus plu dans &#8220;Like you know it all&#8221; était justement l&#8217;intrusion, au milieu des habituels déboires sentimentaux de son héros, de personnages un peu allumés (en l&#8217;occurrence, Jeong Yumi et Ha Jeong-Woo) qui donnaient lieu à des scènes totalement absurdes et hilarantes. Dans &#8220;Hahaha&#8221;, ce sont carrément les quatre personnages principaux qui sont gentiment déglingués, et Hong Sang-Soo nous offre un véritable festival d&#8217;humour décalé. Kim Sang-Gyeong est &#8220;réalisateur et professeur&#8221; mais se révèle vite &#8220;viré et n&#8217;ayant réalisé aucun film&#8221;, usant des subterfuges les plus moisis pour conquérir une femme (comme par exemple lui offrir un bracelet en plastique pitoyable). Il faut le voir avec cet air naïf se prenant une raclée tout en feignant de contrôler ses forces ! Moon Sori est une guide susceptible et tellement éprise de l&#8217;amiral Yi Sun-Sin (dont elle raconte la vie toute la journée) qu&#8217;elle en vient à reprocher aux visiteurs la médiocrité de leur existence, lors d&#8217;une superbe tirade qui introduit son personnage. Enfin, le couple formé par Yu Jun-Sang et Ye Ji-Won est tout bonnement irrésistible : lui est dépressif avec toujours le sourire aux lèvres, elle est folle de lui au point d&#8217;avoir constamment la mine fiévreuse en sa présence. Ca reste du Hong Sang-Soo (on boit, on parle, on couche), mais cette galerie inédite de personnages, leurs dialogues et leurs actions totalement absurdes constituent vraiment le point fort du film, qui se révèle très drôle et joussif (d&#8217;un côté vu le titre, le contraire aurait été un comble).</p>
<p>Passons ensuite à ce qui fâche : côté réalisation, Hong Sang-Soo n&#8217;a pas changé. Nous avons donc droit à ses deux uniques mouvements de caméra (rappel : la rotation et le zoom) de manière totalement hasardeuse. Si encore sa réalisation était transparente, on pourrait y prêter moins attention, mais là on ne voit que ça ! Ses incessants recadrages mal calculés au moyen d&#8217;un léger zoom qui finissent par couper une partie du personnage piquent les yeux tout au long du film. Il faut vraiment faire un effort pour ne pas faire une fixation dessus sinon cela peut vraiment devenir horripilant. J&#8217;avoue avoir plutôt bien réussi à faire abstraction au fur et à mesure du film, bien aidé par les hurluberlus à l&#8217;écran. Notons toutefois quelques plans réussis, notamment un baiser dans un restaurant, l&#8217;un des rares mouvements de caméra aboutissant sur quelque chose de beau et de bien cadré. La narration est une fois de plus découpée en deux parties, mais cette fois-ci les deux segments sont montés en parallèle, ce qui permet de mieux maintenir l&#8217;intérêt tout au long du film (contrairement par exemple à &#8220;Like you know it all&#8221; ou &#8220;Turning gate&#8221;, où une deuxième intrigue commence en plein milieu du film).</p>
<p>L&#8217;évolution du cinéma de Hong Sang-Soo est quand même assez marrante et inverse à la normale : au lieu de nous pondre de l&#8217;auteur de plus en plus poussé, il se relâche un peu plus à chaque film. Et comme je commence à croire qu&#8217;il n&#8217;y a plus aucun espoir qu&#8217;il change sa manière de filmer, je me réjouis qu&#8217;il amène au moins le fond de ses films dans cette direction (même si maintenant, je ne vois pas trop comment il pourrait mener ça plus loin).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/06/hahaha_bodostill03.jpg" alt="" title="hahaha_bodostill03" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-2043" /></p>
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		<title>Rétrospective Lee Man-Hee en juin à la Cinémathèque</title>
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		<pubDate>Fri, 14 May 2010 15:11:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: Interviews]]></category>
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		<description><![CDATA[Du 2 au 21 juin prochain aura lieu à la Cinémathèque une rétrospective sans précédent consacrée à l&#8217;un des réalisateurs les plus importants de l&#8217;histoire du cinéma sud-coréen, Lee Man-Hee. Au programme, on trouve 12 films réalisés entre 1963 et 1975 (date de son décès).

Il s&#8217;agit là d&#8217;une occasion unique pour découvrir un pan de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Du 2 au 21 juin prochain aura lieu à la Cinémathèque une rétrospective sans précédent consacrée à l&#8217;un des réalisateurs les plus importants de l&#8217;histoire du cinéma sud-coréen, Lee Man-Hee. Au programme, on trouve 12 films réalisés entre 1963 et 1975 (date de son décès).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/05/black-hair.jpg" alt="" title="black-hair" width="331" height="471" class="alignnone size-full wp-image-2029" /></p>
<p>Il s&#8217;agit là d&#8217;une occasion unique pour découvrir un pan de la cinématographie inédite de ce cinéaste dont les films sont réputés pour proposer une vision beaucoup plus profonde que la caricature dont on a l&#8217;habitude avec les films de propagande de l&#8217;époque. Cette attitude lui a d&#8217;ailleurs valu des problèmes avec les autorités, il sera même une fois arrêté et emprisonné (pour avoir dépeint des soldats nord-coréens de manière trop humaine), tandis que plusieurs de ses films seront amputés ou carrément interdits (c&#8217;est le cas du film &#8220;Holiday&#8221;, présenté dans cette rétrospective, interdit car Lee Man-Hee refusa de modifier la fin comme la censure le lui demandait). Notons enfin que son film &#8220;Black Hair&#8221; (photo ci-dessus), présenté comme &#8220;un chef d’oeuvre bizarre du cinéma noir&#8221; sera projeté dans une version restaurée.</p>
<p>Ca se passe <a href="http://www.cinematheque.fr/fr/projections/hommages-retrospectives/fiche-cycle/lee-man-hee,271.html?page_programmation=1&#038;ipp=100&#038;URL=/fr/projections/hommages-retrospectives/fiche-cycle/lee-man-hee,271&#038;tri_alpha=asc&#038;seances_en_cours=">ici pour l&#8217;intégralité du programme</a>. Rendez-vous donc à la Cinémathèque en juin pour les curieux.</p>
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