Bastian Meiresonne m’a gentiment informé de la sortie d’un recueil de textes portant sur le cinéma asiatique dans la collection CinémAction (Ed. CORLET Publication), recueil auquel il a apporté sa contribution. Plutôt que de paraphraser, je vous livre sa description, qui devrait en intéresser plus d’un:
Ce numéro, rédigé sous la houlette de l’auteur (”Le cinéma asiatique”, “Le cinéma sud-coréen: du confucianisme à l’avant-garde” et du réalisateur (”Kim Ki-duk, cinéaste de la beauté convulsive”) Antoine COPPOLA, traite de la “renaissance du cinéma d’Asie orientale”.
Une pléthore de textes de chercheurs, critiques et professionnels des milieux cinématographiques concernés s’attache à découvrir comment le cinéma asiatique a su survivre sous la domination du cinéma occidental et comment il a absorbé cette influence pour (re)devenir force de propositions.

La première partie s’attache au cinéma coréen. Une douzaine de textes revient sur la récente incroyable effervescence d’une cinématographie longtemps restée dans l’ombre, notamment à cause de sa particulière situation politique.
Les textes se constituent autant d’interviews (le vétéran Yu Hyun-mok, auteur du classique du cinéma mondial “Obaltan”; Jeon Soo-il, réalisateur, entre autres, de “Girl with black soil” et “Himalayas” et Kim Ki-duk), que de textes explicatifs (passage en revue de l’économie du cinéma coréen ou de l’Histoire du cinéma indépendant), que d’essais et de recherches (”Genre, espace et modernité dans les années 60″; “Images de la femme nord-coréenne dans les films sud-coréens”, …).
Le second chapitre (”Japon: derniers feux et génies crépusculaires”) traite avant tout des auteurs récents, mais aussi de thèmes abordant des traditions proprement japonaises revisitées par un nouveau regard.
Outre “L’histoire du studio Nikkatsu” racontée par Mark Schilling, Martin Barnier ou Tom Mes décortiquent le travail du réalisateur KUROSAWA Kyoshie, Philippe Ortoli passe en revue trois films de MIIKE Takashi ou Nicolas Thévenin parle d’OSHIMA Nagisa.
Enfin, la troisième partie aborde des cinémas d’Asie du Sud-est largement méconnus du grand public, notamment en raison des troubles politiques qui ne facilitent ni les recherches, ni la préservation de l’histoire des cinémas locaux.
La spécialiste Anchalee Chaiworaporn étudie la position des réalisatrices dans les cinémas d’Asie et s’intéresse à la “crise identitaire dans le cinéma thaïlandais”; Anonio Di Marco parle de al censure dans le cinéma philippin et Bastian Meiresonne compare les “raisons d’état de la difficile renaissance des cinémas vietnamien et cambodgien”.
L’ouvrage totalise 200 pages et est proposé au prix de 24 Euros aux points de vente détaillés sous le lien suivant :
http://www.cinemaction.net/html/frame-new.html
ou directement sur commande sur le site de l’éditeur (pas encore disponible apparemment) :
http://www.corlet-editions.fr/services/univers/cinema/
En attendant un ouvrage gigantesque d’ici la fin de l’année, sur lequel je reviendrai