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	<title>Dooliblog &#187; corée</title>
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	<description>Cinéma coréen ou d&#039;ailleurs, découvertes culturelles et coups de coeur... par Pierre et Hyewon</description>
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		<title>FFCF 2010 &#8211; Mon bilan de spectateur</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Nov 2010 11:01:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Moi qui voulais vous faire partager sur ce blog un FFCF 2010 vu de l&#8217;intérieur (puisque je faisais partie cette année de l&#8217;équipe de programmation), c&#8217;est raté ! Faute de temps et/ou de motivation, mes belles intentions sont tombées à l&#8217;eau. Malgré tout, je vais quand même évoquer ici quelques-uns de mes coups de coeur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Moi qui voulais vous faire partager sur ce blog un FFCF 2010 vu de l&#8217;intérieur (puisque je faisais partie cette année de l&#8217;équipe de programmation), c&#8217;est raté ! Faute de temps et/ou de motivation, mes belles intentions sont tombées à l&#8217;eau. Malgré tout, je vais quand même évoquer ici quelques-uns de mes coups de coeur de cette édition. Je ne parlerai donc pas des films que j&#8217;avais vu de longue date pendant la période de sélection et qui méritent autant votre attention (My Dear Enemy, Oishi Man, Elbowroom, ou encore le prix du jury, Vegetarian, qui comme prévu a divisé les spectateurs), mais bel et bien de ce que j&#8217;ai découvert pendant le festival.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/11/single-legged-man.jpg" alt="" title="single-legged-man" width="350" height="483" class="alignnone size-full wp-image-2114" /></p>
<p>L&#8217;une des sections clés du festival et l&#8217;une des plus attirantes est la section KOFA-FFCF Classiques, puisqu&#8217;elle permet de découvrir des films par ailleurs totalement introuvables (ou presque). Nous avions donc droit cette année à 3 films estampillés &#8220;action&#8221;. Le premier d&#8217;entre eux, Returned Single-legged Man, est celui qui rentre le plus dans les codes du genre, avec son quota de coups de tatane et de bruitages associés. J&#8217;en retiens son titre, qui devient hilarant quand on comprend qu&#8217;il n&#8217;y a aucun unijambiste dans le film, mais aussi et surtout sa galerie de personnages : un méchant japonais caricatural à outrance dont la mise à mort ressemble plus à un concours de grimaces, un autre vilain, chauve et moustachu, vêtu de cuir et armé de petites hachettes, et &#8220;Le Tigre&#8221;, ce héros aux jambes démesurées et au casque capillaire fièrement arboré.<br />
Les deux autres films présentés étaient dans un genre bien différent, tous deux réalisés par l&#8217;acteur stakhanoviste Park Nou-sik. Dans son premier film en tant que réalisateur, Quit Your Life, Park Nou-sik se fait passer pour son meilleur ami décédé auprès de la veuve de celui-ci, aveugle. Après une mise en bouche en mode horrifique très amusant à base d&#8217;apparitions de de chats et de cordes, le film embraye sur un très long flash back 100% mélo, histoire de satisfaire le public féminin de l&#8217;époque. C&#8217;est presque tant mieux tant notre héros semble peu à l&#8217;aise avec l&#8217;action, en témoigne sa seule cascade, une roulade au ralenti en réception d&#8217;une chute. Par contre, pour incarner l&#8217;homme moderne et séduisant, Park Nou-sik sait y faire : il impressionne les minettes au bowling, il fait du cheval vêtu d&#8217;un costume et de bottes blanches, il vit dans un meublé dernier cri&#8230; La dernière partie du film renoue avec l&#8217;action, lors d&#8217;une course poursuite en voiture s&#8217;achevant tel le mélo le plus tragique, la télépathie en plus. Un point qui m&#8217;a particulièrement marqué dans ce film est le soin apporté par le réalisateur aux transitions entre les scènes. Presque systématiquement, le premier plan de chaque scène répond directement au dernier plan de la précédente, parfois de manière très subtile voire totalement hilarante (un plan sur une prostituée est suivi d&#8217;un gros plan sur un doigt dans une bouche, qui après un dézoom s&#8217;avérera celle d&#8217;une fillette assise à table).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/11/devil-take-the-train-to-hell.jpg" alt="" title="devil-take-the-train-to-hell" width="350" height="490" class="alignnone size-full wp-image-2113" /></p>
<p>Le dernier film présenté, le douzième de Park Nou-sik, était sans doute moins bon que le précédent mais c&#8217;est pourtant celui-là qui m&#8217;a laissé le souvenir le plus mémorable en raison de ses situations totalement délirantes. Park Nou-sik campe cette fois-ci un aveugle tendance Zatoichi. Sauf que pour se battre, point de sabre mais des noix qu&#8217;il lance sur ses adversaires afin de les assommer. Mais ce n&#8217;est pas tout : après avoir retrouvé son amour d&#8217;enfance (qui bizarrement a bien 30 ans de moins que lui alors qu&#8217;ils avaient le même âge à l&#8217;époque), celle-ci lui enseigne plusieurs techniques pour mener à bien leur vengeance : attraper des flèches en vol ou encore conduire une voiture (je rappelle qu&#8217;il est aveugle). Elle aussi est bien gratinée, puisque pour subsister à sa pauvre condition d&#8217;orpheline, elle a appris à se défendre en crachant des aiguilles (!), d&#8217;abord sur des rats pour se nourrir, puis sur ses ennemis (elle est aussi capable de dompter des serpents). A chaque fois, point d&#8217;effets spéciaux : tout est dans l&#8217;attitude. Je pourrais aussi parler des costumes délirants ou encore des intrigues à tiroirs à base de greffes de cornée&#8230; Je vous invite juste pour finir à lire <a href="http://kim-bong-park.over-blog.com/article-quityourlife-60879945.html">cette petite ode à Park Nou-sik</a>.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/11/a-perfect-red-snapper-dish.jpg" alt="" title="a-perfect-red-snapper-dish" width="450" height="269" class="alignnone size-full wp-image-2112" /></p>
<p>Un autre séance que j&#8217;attendais particulièrement était la séance consacrée aux courts de Bong Joon-ho et Na Hong-jin (réalisateur très remarqué pour son premier film, The Chaser). Incoherence est fort intéressant puisqu&#8217;il s&#8217;agit du premier film de Bong Joon-ho, on y retrouve quelques caractéristiques de son cinéma, comme son humour ou son goût pour les courses poursuites qu&#8217;on retrouvera dans Barking Dogs Never Bite. Influenza a lui été réalisé en 2004, et est intégralement constitué d&#8217;images de caméras de surveillance. Si certaines scènes sont dispensables, d&#8217;autres sont très drôles (pas facile de dévaliser une vieille dame !) ou exposent des angles de vue très intéressants (notamment ceux en split screen ou avec une caméra mobile), s&#8217;amusant avec le cadre pour mieux nous surprendre. Mais c&#8217;est surtout le troisième film qui m&#8217;a le plus impressionné : Sweat de Na Hong-jin. En noir et blanc et sans dialogues, au son martelé d&#8217;un instrument traditionnel, Sweat suit la journée d&#8217;un homme à travers la ville. La caméra se focalise sur un seul élément : la sueur, la sueur que cet homme va provoquer tout autour de lui, la sueur des hommes qui travaillent pour lui. Masseur, cuisinier, ouvrier&#8230; tous dégoulinent à son passage, comme une métaphore du pouvoir qu&#8217;il exerce sur eux. Cette homme dégage très vite quelque chose d&#8217;aussi monstrueux que fascinant, comme s&#8217;il se nourrissait des autres. Le film est court (12 minutes) mais quel impact ! Le deuxième court du réalisateur, A Perfect Red Snapper Dish, qui met en scène un cuisinier tentant désespérément de réussir le plat parfait, est également très incisif et visuel, mais aussi beaucoup plus potache.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/11/suicide-of-the-quadruplets.jpg" alt="" title="suicide-of-the-quadruplets" width="450" height="228" class="alignnone size-full wp-image-2115" /></p>
<p>Côté courts, la sélection 2010 était comme d&#8217;habitude variée avec de l&#8217;animation, de la comédie pure mais aussi des choses plus expérimentales. Comme beaucoup de spectateurs, je retiendrai le loufoque Suicide of the Quadruplets, petit délice d&#8217;inventivité en deux parties. La première est un long plan-séquence mettant en scène quatre lycéennes sur un toit en train de répéter une chanson, scène a priori banale qu&#8217;un élément extérieur absurde viendra perturber, la seconde est une hilarante parodie d&#8217;émission télévisée policière &#8220;d&#8217;investigation&#8221;. Autre film récompensé, Somewhere Unreached décrit le quotidien difficile d&#8217;un jeune homme obligé de partir effectuer son service militaire alors qu&#8217;il fait vivre sa mère malade et sa petite soeur. Malgré ce sujet lourd, le film évite le misérabilisme et profite d&#8217;une mise en scène plutôt inspirée, ainsi que d&#8217;un humour froid (on l&#8217;incite indirectement au meurtre s&#8217;il veut être dispensé de service !). Enfin, un dernier coup de coeur pour le joli A Trip to the Moon, sorte d&#8217;hommage à Méliès à la narration éclatée, mélangeant les techniques et les effets, complètement foutraque mais également empreint de poésie et doté d&#8217;un charme certain. Par un hasard d&#8217;organisation, ces trois courts étaient regroupés ensemble, c&#8217;était donc la séance à ne pas rater !</p>
<p>Vous pourrez retrouver d&#8217;autres articles de bloggeurs nettement plus productifs que moi <a href="http://ffcf.blogspot.com/">sur le blog officiel du festival</a>.</p>
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		<title>Die Bad &#8211; de Ryu Seung-wan (2000)</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Nov 2010 17:36:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A noter que vous pourrez découvrir (entre autres) ce film en présence de son réalisateur (et en 35 mm !) au Festival Franco-Coréen du Film la semaine prochaine. Toutes les infos sur http://www.ffcf-cinema.com/. 
Die Bad, le premier film de Ryu Seung-wan sorti en 2000 en Corée, est en réalité constitué de 4 courts-métrages mis bout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>A noter que vous pourrez découvrir (entre autres) ce film en présence de son réalisateur (et en 35 mm !) au Festival Franco-Coréen du Film la semaine prochaine. Toutes les infos sur <a href="http://www.ffcf-cinema.com/">http://www.ffcf-cinema.com/</a>. </em></p>
<p>Die Bad, le premier film de Ryu Seung-wan sorti en 2000 en Corée, est en réalité constitué de 4 courts-métrages mis bout à bout, reliés entre eux par un ou plusieurs personnages et mettant en scènes différences &#8220;étapes&#8221; de la vie d&#8217;un gangster. Ces quatre films n&#8217;ont pas été réalisés en même temps : Ryu Seung-wan a d&#8217;abord fait le premier, qu&#8217;il a présenté à des festivals avec succès puisqu&#8217;il a remporté quelques prix lui permettant de financer le second segment, l&#8217;histoire se répétant pour former au bout de compte ce long métrage qui fit sensation à sa sortie.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/11/die-bad.jpg" alt="" title="die-bad" width="350" height="401" class="alignnone size-full wp-image-2109" /></p>
<p>Le premier segment, Rumble, montre bien la passion du réalisateur pour les films d&#8217;action et les films d&#8217;arts martiaux. La rivalité banale entre deux groupes de lycéens va dégénérer en combat meurtrier. L&#8217;occasion pour le réalisateur de s&#8217;essayer à plein de choses : des cadrages de dingue, des vues subjectives (la caméra prend cher), une ambiance survoltée sur fond de hard rock et des cascades en pagaille (y compris par Ryu Seung-wan lui-même) pour donner à ce bref déchaînement de violence un aspect brut et direct. Et tout au long du court, en parallèle, le point de vue d&#8217;un adulte sur cette jeunesse sauvage.</p>
<p>Le second court, Nightmare, toujours aussi fauché, met en scène l&#8217;un des jeunes à sa sortie de prison. Il aborde brièvement d&#8217;autres thèmes comme la cellule familiale, lors d&#8217;un dîner de famille assez terrifiant, ou les remords du jeune délinquant, l&#8217;occasion d&#8217;insérer quelques éléments fantastiques. Peut-être le court le moins percutant, on retrouve encore une fois un montage déjanté avec un combat final d&#8217;une rare violence.</p>
<p>Le troisième, Modern Man, monte en parallèle les interviews d&#8217;un gangster et d&#8217;un policier avec un combat opposant les deux hommes. Il est particulièrement réussi puisqu&#8217;au-delà des scènes de combat particulièrement bien chorégraphiées (avec un combat jusqu&#8217;à épuisement total des protagonistes qu&#8217;on retrouvera dans son long-métrage Crying Fist), les dialogues proférés par les deux personnages lors de leur interview sont sensiblement les mêmes. Chacun raconte son quotidien, ses doutes ou ses espoirs devant la caméra, pour qu&#8217;on constate au final, non sans un humour bien noir, qu&#8217;il n&#8217;y a que la profession qui sépare les deux hommes.</p>
<p>Le dernier court, Die Bad, est aussi le plus long et le plus travaillé. L&#8217;histoire est plus proche d&#8217;un film noir classique avec la trajectoire d&#8217;un jeune délinquant au sein d&#8217;un gang (Ryu Seung-beom, le frère du réalisateur, y arbore pour ses débuts au cinéma une naïveté et une sincérité incroyable qui parviennent à le rendre attachant).  L&#8217;image impeccable en noir et blanc tranche avec celle des films précédemment, et permettent à la mise en scène de Ryu Seung-wan de dégager une intensité différente, plus profonde. Pour se terminer en apothéose lors de cinq dernières minutes à couper le souffle.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/11/die-bad-2.jpg" alt="" title="die-bad-2" width="450" height="327" class="alignnone size-full wp-image-2110" /></p>
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		<title>FFCF 2010 : le programme</title>
		<link>http://dooliblog.com/2010/10/09/ffcf-2010-le-programme/</link>
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		<pubDate>Sat, 09 Oct 2010 18:52:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: News]]></category>
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		<description><![CDATA[Le Festival Franco-Coréen du Film, qui se déroulera du 9 au 16 novembre à l&#8217;Action Christine, a rendu public mardi son programme complet. Voici un petit aperçu de ce que vous aurez l&#8217;occasion de voir.

Sélection 2010
La sélection regroupe des films coréens réalisés ou sortis pendant les 3 dernières années. Au programme cette année : 12 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Festival Franco-Coréen du Film, qui se déroulera du 9 au 16 novembre à l&#8217;Action Christine, a rendu public mardi son programme complet. Voici un petit aperçu de ce que vous aurez l&#8217;occasion de voir.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/10/my-dear-enemy.jpg" alt="" title="my-dear-enemy" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-2105" /></p>
<p><strong>Sélection 2010</strong><br />
La sélection regroupe des films coréens réalisés ou sortis pendant les 3 dernières années. Au programme cette année : 12 longs (dont 4 documentaires) et 13 courts. Parmi les films dont j&#8217;ai déjà parlé ici, ne ratez surtout pas <a href="http://dooliblog.com/2009/01/19/my-dear-enemy-de-lee-yoon-ki-2008/">My Dear Enemy</a>, pour moi l&#8217;un des meilleurs films coréens de ces dernières années, ou encore le très beau Oishi Man. A noter également pour les connaisseurs la présence d&#8217;un docu sur le groupe indie Sogyumo Acacia Band.<br />
<a href="http://www.ffcf-cinema.com/programme-2010/section/selection-2010/">Voir la liste complète des films</a></p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/10/the-man-from-nowhere.jpg" alt="" title="the-man-from-nowhere" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-2107" /></p>
<p><strong>Avant-premières</strong><br />
Deux films qui seront bientôt distribués en France seront présentés pendant le festival. Le premier est déjà passé par Cannes : il s&#8217;agit de <a href="http://dooliblog.com/2010/06/03/hahaha-de-hong-sang-soo-2010/">l&#8217;hilarant Hahaha</a> de Hong Sang-soo. Le second est le dernier champion du box-office (il a surpassé de loin le nouveau Kim Jee-woon, qui avait pourtant beaucoup fait parler de lui) : le très noir et très violent The Man from Nowhere.<br />
<a href="http://www.ffcf-cinema.com/programme-2010/section/avant-premieres/">Voir la liste complète des films</a></p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/10/die-bad.jpg" alt="" title="die-bad" width="350" height="491" class="alignnone size-full wp-image-2103" /></p>
<p><strong>Cinéaste 2010</strong><br />
Cette année le focus sera mis sur le réalisateur Ryoo Seung-wan, avec trois de ses films les plus intéressants au programme, ainsi qu&#8217;un court-métrage. Vous pourrez donc découvrir son premier film, Die Bad, réalisé avec un budget dérisoire (il s&#8217;agit même de quatre courts liés et juxtaposés), qui avait fait sensation lors de sa sortie. Crying Fist, qui met en scène deux hommes brisés se livrant un ultime combat de boxe (Choi Min-sik et le frère du réalisateur, Ryoo Seung-Beom) est le film qui l&#8217;a consacré. Enfin, Dajjimawa Lee (sorti en France sous le titre <a href="http://dooliblog.com/2009/10/05/crazy-lee-de-ryu-seung-wan-2008/">Crazy Lee</a>) est un hommage parodique aux vieux films d&#8217;action à voir absolument en parallèle à la section KOFA-FFCF Classiques (voir juste après).<br />
<a href="http://www.ffcf-cinema.com/programme-2010/section/cineaste-2010/">Voir la liste complète des films</a></p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/10/returned-of-a-single-legged-man.jpg" alt="" title="returned-of-a-single-legged-man" width="450" height="321" class="alignnone size-full wp-image-2106" /></p>
<p><strong>KOFA-FFCF Classiques</strong><br />
Cette section qui vise à présenter des vieux films coréens sera donc cette année consacrée aux films d&#8217;action des années 1970. On pourra donc découvrir avec intérêt l&#8217;un des films qui a inspiré Ryoo Seung-wan : Devil! Take the Train to Hell (dont le titre en coréen est le même que celui de Dajjimawa Lee).<br />
<a href="http://www.ffcf-cinema.com/programme-2010/section/kofa-ffcf-classiques/">Voir la liste complète des films</a></p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/10/city-of-crane.jpg" alt="" title="city-of-crane" width="450" height="301" class="alignnone size-full wp-image-2102" /></p>
<p><strong>Regards Croisés</strong><br />
Comme l&#8217;an passé, cette section regroupe des courts-métrages français et coréens sur un thème commun. Cette année un sujet d&#8217;actualité : les ouvriers immigrés, avec en bonus un long-métrage, The City of Crane, dans lequel on retrouve Mahbub Alam, découvert dans <a href="http://dooliblog.com/2010/01/08/bandhobi-de-shin-dong-il-2009/">Bandhobi</a>.<br />
<a href="http://www.ffcf-cinema.com/programme-2010/section/regards-croises/">Voir la liste complète des films</a></p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/10/judgment.jpg" alt="" title="judgment" width="450" height="260" class="alignnone size-full wp-image-2104" /></p>
<p><strong>Section spéciale 2010</strong><br />
Le cinéma coréen s&#8217;est fait connaitre en France et à l&#8217;étranger sous l&#8217;impulsion d&#8217;une poignée de réalisateurs : Park Chan-wook, Bong Joon-ho&#8230; Plutôt que de projeter leurs derniers films, visibles par ailleurs, le festival a choisi de montrer quelques-uns de leurs court-métrages, la plupart du temps inédits. Vous pourrez donc découvrir Incoherence (1994) et Influenza (2004) de Bong Joon-ho, Judgment (1999) et Never Ending Peace and Love (1999) de Park Chan-wook et Lost in the Mountains (2009) de Hong Sang-soo,  mais aussi plusieurs courts de Na Hong-jin et Yang Ik-june.<br />
<a href="http://www.ffcf-cinema.com/programme-2010/section/section-speciale/">Voir la liste complète des films</a></p>
<p>Il y a de quoi faire. Alors rendez-vous au festival, où j&#8217;espère que les salles seront pleines à craquer !</p>
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		<title>[A lire] Focus sur l&#8217;écrivain Kim Young-ha</title>
		<link>http://dooliblog.com/2010/10/03/a-lire-focus-sur-lecrivain-kim-young-ha/</link>
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		<pubDate>Sun, 03 Oct 2010 19:21:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<category><![CDATA[corée]]></category>
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		<description><![CDATA[J&#8217;attire votre attention sur le dernier numéro de la revue en ligne Keulmadang, qui consacre plusieurs textes à l&#8217;écrivain coréen Kim Young-ha, connu en France pour ses romans La mort à demi-mots, Fleur noire et plus récemment L&#8217;empire des lumières (roman qui m&#8217;avait un peu déçu par rapport aux deux premiers, mais qui n&#8217;en reste [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;attire votre attention sur le dernier numéro de la revue en ligne <a href="http://www.keulmadang.com/index.php">Keulmadang</a>, qui consacre plusieurs textes à l&#8217;écrivain coréen Kim Young-ha, connu en France pour ses romans La mort à demi-mots, Fleur noire et plus récemment L&#8217;empire des lumières (roman qui m&#8217;avait un peu déçu par rapport aux deux premiers, mais qui n&#8217;en reste pas moins intéressant).</p>
<p><a href="http://www.keulmadang.com/index.php?option=com_content&#038;view=article&#038;id=76:une-interview-de-kim-young-ha&#038;catid=6:auteurs&#038;Itemid=132"><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/10/kim-young-ha.png" alt="" title="kim-young-ha" width="450" height="240" class="alignnone size-full wp-image-2100" /></a></p>
<p>On peut y trouver, parmi d&#8217;autres articles consacrés à la littérature coréenne :<br />
- <a href="http://www.keulmadang.com/index.php?option=com_content&#038;view=article&#038;id=76:une-interview-de-kim-young-ha&#038;catid=6:auteurs&#038;Itemid=132">une interview de l&#8217;écrivain</a><br />
- une de ses nouvelles, <a href="http://www.keulmadang.com/index.php?option=com_content&#038;view=article&#038;id=74:le-paratonnerre&#038;catid=32:nouvelles&#038;Itemid=134">Le paratonnerre</a>, intégralement traduite en français<br />
- différents essais : <a href="http://www.keulmadang.com/index.php?option=com_content&#038;view=article&#038;id=79:les-personnages-dans-loeuvre-de-kim-young-ha&#038;catid=6:auteurs&#038;Itemid=130">Les personnages dans l’œuvre de Kim Young-ha</a>, <a href="http://www.keulmadang.com/index.php?option=com_content&#038;view=article&#038;id=75:une-lecture-textanalytique&#038;catid=11:lectures&#038;Itemid=135">Une lecture textanalytique de Le Paratonnerre</a>&#8230;</p>
<p>Bonne lecture !</p>
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		<title>Agenda</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Aug 2010 16:15:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: News]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[Pas mal d&#8217;actualité autour du cinéma coréen en cette rentrée. Hormis bien sûr les sorties en salles de Poetry (cette semaine) et The Housemaid (le 15 septembre) dont j&#8217;ai déjà parlé (ici et là), voici quelques évènements.

- la seizième édition du génial Etrange Festival (du 3 au 12 septembre) proposera notamment 3 films coréens : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pas mal d&#8217;actualité autour du cinéma coréen en cette rentrée. Hormis bien sûr les sorties en salles de Poetry (cette semaine) et The Housemaid (le 15 septembre) dont j&#8217;ai déjà parlé (<a href="http://dooliblog.com/2010/07/17/compte-rendu-paris-cinema-2010-3/">ici</a> et <a href="http://dooliblog.com/2010/07/12/compte-rendu-paris-cinema-2010-2/#housemaid">là</a>), voici quelques évènements.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/08/bedevilled.jpg" alt="" title="bedevilled" width="350" height="499" class="alignnone size-full wp-image-2090" /></p>
<p>- la seizième édition du génial <a href="http://www.etrangefestival.com/EF2010/programme.php">Etrange Festival</a> (du 3 au 12 septembre) proposera notamment 3 films coréens : en plus de l&#8217;avant-première de The Housemaid, ce sera l&#8217;occasion de découvrir Bedevilled pour ceux qui l&#8217;ont manqué lors de son passage à la Cinémathèque (je vous le recommande) et No Mercy, un film qui ne me disait pas grand chose mais qui visiblement a tapé dans l&#8217;oeil d&#8217;Alejandro Jodorowsky qui l&#8217;a sélectionné dans sa Carte Blanche. A côté de ça, on a droit à une bardée de films décalés, gores, improbables ou violents : chouette.</p>
<p>- le cinéma Gaumont Parnasse consacre la semaine du 13 au 19 septembre au cinéma coréen. Point de &#8220;films rares ou inédits&#8221; comme <a href="http://www.cinemasgaumontpathe.com/pages_cinemas/decouvrez-les-rendez-vous-100-cine-du-gaumont-parnasse.html">mentionné sur leur site</a>, mais les grands succès du cinéma coréen en France : JSA, Locataires, Memories of Murder&#8230;</p>
<p>- la Cinémathèque propose le vendredi 3 septembre une double séance &#8220;cinéma d&#8217;exploitation coréen&#8221; avec au programme deux raretés inédites : La Bataille du 38e parallèle (Im Kwon-taek, 1974) et Le Tigre de Mandchourie (Lee Doo-yong, 1974). <a href="http://www.cinematheque.fr/fr/projections/rendez-vous-reguliers/fiche-manifestation/cinema-bis-exploitation-coreenne,11986.html">Plus d&#8217;infos ici</a>.</p>
<p>- pour terminer, le Festival Franco-Coréen du Film (FFCF pour les intimes) aura lieu du 10 au 16 novembre. En attendant de vous le faire suivre d&#8217;encore plus près cette année, rendez-vous <a href="http://www.facebook.com/pages/Festival-Franco-Coreen-du-Film/131294226892098">sur la page facebook</a> pour discuter cinéma coréen et recevoir toutes les news.</p>
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		<title>[Dossier] Le cinéma coréen sous la dictature de Park Chung-hee (1961-1979) – Partie 2</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Aug 2010 13:33:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: Blabla]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[corée]]></category>

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		<description><![CDATA[(voir la Partie 1 : Histoire, politique et cinéma)
Partie 2 : Thèmes et films majeurs
Cinéma de propagande
Comme mentionné dans la première partie, le pouvoir récompensait les compagnies produisant des films &#8220;de qualité&#8221; en leur octroyant des quotas d&#8217;importation de films étrangers. On assiste donc à une explosion de la production de tels films pouvant s&#8217;apparenter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>(<a href="http://dooliblog.com/2010/08/01/dossier-le-cinema-coreen-sous-la-dictature-de-park-chung-hee-1961-1979-partie-1/">voir la Partie 1 : Histoire, politique et cinéma</a>)</p>
<p><strong>Partie 2 : Thèmes et films majeurs</strong></p>
<p><strong>Cinéma de propagande</strong><br />
Comme mentionné dans la première partie, le pouvoir récompensait les compagnies produisant des films &#8220;de qualité&#8221; en leur octroyant des quotas d&#8217;importation de films étrangers. On assiste donc à une explosion de la production de tels films pouvant s&#8217;apparenter plus ou moins fortement à de la propagande (certains sont même produits directement par les autorités, comme Testimony, film de guerre à succès réalisé en 1973 par Im Kwon-taek). Parmis ces films, il existe plusieurs catégories bien distinctes : &#8220;bangong&#8221; (films anti-communistes), &#8220;gyemong&#8221; (films mettant en scène l&#8217;éducation du peuple), et &#8220;saemaeul&#8221; (littéralement &#8220;nouveau village&#8221;, qui désigne les films encourageant le développement collectif, la recherche d&#8217;une meilleure qualité de vie par l&#8217;effort national). </p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/08/testimony.jpg" alt="" title="testimony" width="350" height="502" class="alignnone size-full wp-image-2086" /><br />
<em>Testimony &#8211; Im Kwon-taek (1973)</em></p>
<p>Certains de ces films connaissent un énorme succès populaire, comme Six Daughters de Bae Seok-in. Pur film de propagande produit sous la tutelle du Ministère de l&#8217;Information, ce film à gros budget suit les traces d&#8217;un couple de vieux décidant de rendre visite à chacune de leurs filles, celles-ci habitant aux quatres coins du pays. C&#8217;est ainsi l&#8217;occasion d&#8217;une visite complète de la Corée, permettant de s&#8217;extasier sur ses beaux paysages (au moyen d&#8217;une succession de plans carte postale à chaque lieu visité), sa culture et son industrie florissante. On assiste donc à des moments surréalistes où les deux vieux s&#8217;émerveillent de la fumée noire s&#8217;échappant d&#8217;une usine pétrochimique ou visitent &#8220;une magnifique usine d&#8217;engrais&#8221;. A l&#8217;inverse d&#8217;un film comme Le Fils Aîné (Lee Doo-yong) sorti une quinzaine d&#8217;années plus tard, où un couple assez identique souffrait de leur total décalage avec un pays ayant évolué trop vite, le couple est ici invariablement positif à mesure qu&#8217;il arpente le pays à travers une multitude de moyens de transport (bus, voiture, bateau et même avion). Au delà des progrès techniques effectués par le pays, la culture coréenne est également mise en avant, à travers ses produits les plus emblématiques (alcool de giseng, céladon) ou ses contes (une courte scène de rêve rejoue Chunhyang avec les deux vieux dans le rôle des tourtereaux), avec des phrases surréalistes comme &#8220;Quand même, notre culture est vraiment formidable !&#8221;. Le film connait un tel succès que pas moins de quatre suites seront produites. </p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/08/love-me-once-again.jpg" alt="" title="love-me-once-again" width="350" height="521" class="alignnone size-full wp-image-2085" /><br />
<em>Love Me Once Again &#8211; Jeong So-young (1968)</em></p>
<p><strong>Cinéma populaire</strong><br />
Parmi les films tournés très rapidement, on note aussi une grande variété de films de genre, destinés à un public jeune : films fantastiques à petit budget, thrillers ou films d&#8217;actions influencés par Hong-Kong, la série James Bond ou encore les westerns spaghetti. Il s&#8217;agit de films extrêmement difficiles à visionner aujourd&#8217;hui car ils n&#8217;ont pas les faveurs des historiens, des programmateurs de festival ou des éditeurs de films du patrimoine coréen qui leur préfèrent des films plus &#8220;sérieux&#8221;. Cependant, leur popularité était importante et ces films ont influencé plusieurs générations de cinéastes. Bon nombre de films prennent pour cadre une Corée plus ancienne, par exemple pendant l&#8217;occupation japonaise, pour éviter d&#8217;avoir à traiter de problématiques plus actuelles. Ces années voient aussi l&#8217;explosion des mélodrames appelés &#8220;shinpa&#8221;. Si au départ ces films mettent en scène des problèmes familiaux ou la vie difficile de pauvres gens, ils s&#8217;orientent vers un public plus féminin à la fin des années 1960, en prenant une tournure plus sentimentale. Le sommet du genre sera atteint en 1968 avec Love Me Once Again, de Jeong So-young. Ce film met en scène un triangle amoureux : un homme est tiraillé entre sa femme et son amante, qui finit par le quitter alors qu&#8217;elle est enceinte de lui. Huit années plus tard, elle lui amène l&#8217;enfant que l&#8217;épouse accepte d&#8217;élever&#8230; Le film battra de peu le record de Seong Chunhyang, grâce notamment à son grand succès chez les femmes mariées. Sa popularité entrainera pas moins de six remakes, et son schéma sera repris par bon nombre de films de l&#8217;époque.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/08/heavenly-homecoming-to-stars-2.jpg" alt="" title="heavenly-homecoming-to-stars-2" width="450" height="356" class="alignnone size-full wp-image-2084" /><br />
<em>Heavenly Homecoming to Stars &#8211; Lee Jang-ho (1974)</em></p>
<p>Dans les années 1970, ces films mettent en scène des héroïnes qui sont serveuses ou prostituées (on parle des &#8220;films d&#8217;hôtesses&#8221;) malmenées par les hommes et qui connaissent souvent un destin tragique. Le véritable point de départ de cette vague de films est Heavenly Homecoming to Stars (Lee Jang-ho, 1974), dans lequel une jeune fille pure et innocente est tour à tour abandonnée, mariée à un homme d&#8217;âge mûr, contrainte de travailler dans un bar à hôtesse, séparée de son grand amour à cause d&#8217;un vil chantage avant de sombrer dans l&#8217;alcoolisme. Le précédent record d&#8217;audience est explosé puisque le film attire 460 000 personnes dans les salles. Une année plus tard, un autre film similaire connait un grand succès. Yeong-ja&#8217;s Heydays (Kim Ho-seon, 1975) suit le parcours de Yeong-ja, jeune femme ayant quitté sa campagne natale pour travailler à Séoul comme domestique. Elle fait la connaissance de Chang-su, un ouvrier, qui tombe amoureux d&#8217;elle. Violée par le fils de la maison, elle est chassée sans ménagement. Malgré les efforts de Chang-su pour l&#8217;aider, Yeong-ja est amputée d&#8217;un bras à la suite d&#8217;un accident de bus et finit sans ressources, obligée de se prostituer. Plus qu&#8217;un simple drame personnel, le film montre la Corée sous un jour bien différent des films de propagande cités plus tôt. Car si le pays se modernise, ses personnages sont des laissés pour compte, et n&#8217;arrivent pas à s&#8217;en sortir malgré leur bonne volonté (Chang-su est pourtant un vétéran du Vietnam et ne rechigne pas à la tâche) : leur rêve de réussite via le travail s&#8217;effondre vite face à la difficile réalité. Le film possède également des qualités visuelles étonnantes en comparaison d&#8217;autres films de la même époque. La séquence d&#8217;ouverture par exemple, qui montre une violente descente de police dans le quartier des prostituées, est saisissante et pleine d&#8217;audaces. A plusieurs reprises tout au long du film, on remarque un vrai effort dans la composition du cadre et les mouvements de caméra qui dénote d&#8217;une créativité formelle assez peu commune pour l&#8217;époque.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/08/yeong-ja-s-heydays-2.jpg" alt="" title="yeong-ja-s-heydays-2" width="350" height="482" class="alignnone size-full wp-image-2088" /><br />
<em>Yeong-ja&#8217;s Heydays &#8211; Kim Ho-seon (1975)</em></p>
<p><strong>Nouvelle vague</strong><br />
Lee Jang-ho et Kim Ho-seon font d&#8217;ailleurs partie en 1975 avec quelques autres réalisateurs d&#8217;un mouvement appelé &#8220;Visual Age&#8221; ayant pour volonté d&#8217;apporter quelque chose de nouveau dans le cinéma coréen, avec pour modèle une certaine Nouvelle Vague. Ces films ont en commun de représenter de manière réaliste et moderne la société contemporaine, tout en considérant le cinéma comme un objet artistique. En 1977, le film de Kim Ho-seon Winter Woman met en scène une jeune étudiante aux mœurs sexuelles très libérées. Le film suscite la polémique et rencontre un succès considérable auprès des jeunes, établissant un nouveau record au box-office avec 586 000 spectateurs (record qui tiendra jusqu&#8217;en 1990 et The General&#8217;s Son de Im Kwon-taek). Il est également nécessaire de mentionner le réalisateur Ha Kil-Jong, pilier de ce mouvement, et son film The March of Fools (1975). Véritable expérience esthétique, le film dépeint le malaise et l&#8217;oppression ressentis par la jeunesse coréenne. Confronté à une censure impitoyable (The March of Fools film fut amputé de 30 minutes à sa sortie), les films de ce réalisateur décédé très jeune en 1979 furent des échecs en terme d&#8217;audience mais se révèlent aujourd&#8217;hui majeurs à tel point qu&#8217;une rétrospective lui a été consacrée au dernier festival de Busan. </p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/08/winter-woman.jpg" alt="" title="winter-woman" width="350" height="512" class="alignnone size-full wp-image-2087" /><br />
<em>Winter Woman &#8211; Kim Ho-seon (1977)</em></p>
<p><strong>Conclusion</strong><br />
Après la mort de Park Chung-hee en 1979, le cinéma coréen connait un relatif regain de vitalité au début des années 1980, tandis que les règles régissant la censure s&#8217;assouplissent dans certains domaines, notamment la représentation du sexe à l&#8217;écran. Avec la politique des 3S (Sex, Screen, Sports), le pouvoir souhaite utiliser le cinéma comme un outil capable de divertir le peuple et lui faire oublier ses préoccupations sociales.<br />
Les années 1960 et 1970 auront donc été lourdement bridées par les différentes politiques de censure mises en place par la dictature de Park Chung-hee, et les cinéastes n&#8217;auront eu d&#8217;autre choix que de s&#8217;accommoder de ces règles. Malgré un environnement n&#8217;encourageant pas la création et l&#8217;audace, certains réalisateurs se mirent en danger pour tenter, parfois sans réussite, d&#8217;apporter aux spectateurs quelque chose de nouveau ou de différent. Il faut donc bien garder ce contexte en tête lorsqu&#8217;on regarde des films de cette époque, pour ainsi mieux les comprendre et les apprécier.</p>
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		<title>[Dossier] Le cinéma coréen sous la dictature de Park Chung-hee (1961-1979) &#8211; Partie 1</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Aug 2010 13:50:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: Blabla]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[corée]]></category>

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		<description><![CDATA[Le cinéma coréen a complètement explosé sur la scène internationale à la fin des années 1990, exportant ses films dans le monde entier à tel point que l&#8217;on trouve aujourd&#8217;hui aisément dans le commerce des dizaines de DVD de films coréens. Il sera par contre impossible de trouver en France un film datant d&#8217;avant 1995. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le cinéma coréen a complètement explosé sur la scène internationale à la fin des années 1990, exportant ses films dans le monde entier à tel point que l&#8217;on trouve aujourd&#8217;hui aisément dans le commerce des dizaines de DVD de films coréens. Il sera par contre impossible de trouver en France un film datant d&#8217;avant 1995. Pourtant, le cinéma coréen n&#8217;est pas né dans les années 1990 et possède une longue histoire derrière lui, avec des nouvelles vagues, des périodes de crise et des &#8220;âges d&#8217;or&#8221; successifs.</p>
<p>Cet article propose de découvrir une partie d&#8217;histoire de ce cinéma méconnu : les années 1960 et 1970 dans la Corée du général et président Park Chung-hee.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/08/seong-chunhyang.jpg" alt="" title="seong-chunhyang" width="350" height="494" class="alignnone size-full wp-image-2082" /><br />
<em>Seong Chunhyang &#8211; Shin Sang-ok (1961)</em></p>
<p><strong>Partie 1 : Histoire, politique et cinéma</strong></p>
<p><strong>Situation Initiale</strong><br />
Pendant toute la première partie du siècle, l&#8217;industrie cinématographique a été utilisée par l&#8217;occupant japonais pour diffuser sa propagande. Malgré la libération en 1945, la situation évolue peu. Au contraire, le pouvoir militaire américain en place instaure un véritable système de censure dont le gouvernement de Rhee Syngman (premier président de la République de Corée du Sud) hérite lors de son élection en 1948. Les films sont d&#8217;abord contrôlés par le Bureau de l&#8217;Information Publique, puis directement par le Ministère de la Défense pendant la Guerre de Corée (1950-1953) avant d&#8217;incomber enfin au Ministère de la Culture et de l&#8217;Éducation en 1955.<br />
Un cas intéressant de censure par ce régime est celui du film La Vallée de Pia (Lee Kang-cheon, 1955), mettant en scène une petite troupe de soldats nord-coréens en fuite dans la montagne. Malgré une représentation peu glorieuse des ennemis (coupables entre autres de viol, pillage, meurtre&#8230;), le film est tout de même  interdit parce qu&#8217;il dépeint un portrait des nord-coréens jugé &#8220;trop humain&#8221;. Il est finalement autorisé avec un final modifié dans lequel la dernière survivante du groupe décide de se rendre, un drapeau sud-coréen flamboyant occupant tout l&#8217;écran.</p>
<p><strong>Coup d&#8217;état et premières lois</strong><br />
Le gouvernement démocratique issu de la révolution d&#8217;avril 1960 instaure, en même temps qu&#8217;une nouvelle constitution et des mesures pour la liberté de la presse, un comité civil pour l&#8217;éthique des films avec pour volonté de garantir la liberté de parole et d&#8217;expression. Ces quelques mois permettent notamment à des films comme Aimless bullet (Yu Hyun-mok) et La Servante (Kim Ki-young), considérés comme deux des films les plus importants de l&#8217;histoire du cinéma coréen, de voir le jour. Mais le souffle démocratique de courte durée puisqu&#8217;à peine un an plus tard, en mai 1961, a lieu un coup d&#8217;état militaire dirigé par Park Chung-hee, qui va rester au pouvoir jusqu&#8217;à son assassinat en 1979. </p>
<p>Ce comité d&#8217;éthique est aboli et remplacé dès l&#8217;année 1962 par une loi sur le cinéma définissant les nouvelles règles en matière de censure. Tout film doit désormais recevoir une autorisation avant d&#8217;être produit ou projeté. Il faut également obtenir une autorisation gouvernementale pour exporter ou importer un film (à l&#8217;origine non pas pour promouvoir l&#8217;industrie locale, mais plutôt pour éviter la propagation d&#8217;idéologies jugées néfastes dans la population). En deux temps (d&#8217;abord en septembre 1961 sur ordre du Ministère de la Culture et de l&#8217;Éducation, puis en 1963 avec la première révision de la loi sur le cinéma), les soixante et onze compagnies existant à l&#8217;époque sont fusionnées en seulement seize. Chacune doit posséder ses réalisateurs, acteurs et techniciens &#8220;homologués&#8221; et se doit de produire au minimum quinze films par an pour continuer à exister. Les compagnies produisant les meilleurs films anti-communistes (un prix récompense d&#8217;ailleurs le meilleur film anti-communiste lors de la cérémonie des Grand Bell Awards, les Oscars locaux créés en 1962) ou mettant en valeur l&#8217;action du gouvernement reçoit le droit lucratif d&#8217;importer des films étrangers, véritable manne financière, ce qui permet ainsi au gouvernement de contrôler parfaitement l&#8217;industrie cinématographique. Une quantité impressionnante de films de piètre qualité sont ainsi réalisés à la va-vite pour atteindre ces quotas, une partie d&#8217;entre eux n&#8217;étant même pas diffusés dans les salles. En 1966, une révision de cette loi rend même obligatoire la soumission des scénarios afin de censurer les films dès la source. Dans les salles, les films sont précédés de &#8220;films culturels&#8221; faisant la promotion du gouvernement. </p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/08/empty-dream.jpg" alt="" title="empty-dream" width="450" height="353" class="alignnone size-full wp-image-2079" /><br />
<em>The Empty Dream &#8211; Yu Hyeon-mok (1965)</em></p>
<p><strong>Censure</strong><br />
L&#8217;année 1965 voit apparaitre deux cas importants de censure puisque deux réalisateurs de renom sont arrêtés à cause d&#8217;un de leurs films. Le premier est Lee Man-hee pour son film The Seven Female War Prisoners. Ce film met en scène un officier nord-coréen escortant sept  infirmières sud-coréennes prisonnières de guerre. Alors qu&#8217;il croise des soldats chinois, ceux-ci tentent de violer les femmes. Aidé par ses hommes, l&#8217;officier nord-coréen tue les chinois et décide de se rendre au sud pour éviter l&#8217;exécution. Encore une fois jugé trop humain dans sa représentation  &#8220;sentimentale&#8221; des nord-coréens et sous-entendant l&#8217;inefficacité de l&#8217;armée sud-coréenne (notamment à cause du titre), le film est d&#8217;abord interdit et son réalisateur arrêté. Il sera finalement libéré et le film sortira amputé des scènes problématiques et avec un nouveau titre équivoque : Return of the Female Soldiers. Trois ans plus tard, son film Holiday est également mis en cause. La censure lui demande de modifier la fin, exigeant que le personnage principal se coupe les cheveux puis rejoigne l&#8217;armée. Refus du réalisateur, du scénariste et même du producteur : le film ne sortira donc pas en salles. Toujours en 1965, le réalisateur Yu Hyeon-mok est également arrêté pour son film The Empty Dream, à cause d&#8217;une séquence de 6 secondes durant laquelle l&#8217;actrice principale apparait nue. Également critiqué pour son soutien à Lee Man-hee exprimé lors d&#8217;un discours public radical, il est condamné à un an et demi de prison, et le film est largement remanié.</p>
<p><strong>Déclin de l&#8217;industrie</strong><br />
Si l&#8217;on peut considérer les années 1960 comme un véritable âge d&#8217;or pour la production cinématographique du pays, les années 1970 sont celle du déclin (à l&#8217;opposé de la situation économique du pays). Chute des audiences, public lassé de ces films à l&#8217;idéologie unique, banqueroute des principales sociétés de production (20 sur 23 existantes !)&#8230; l&#8217;arrivée de nouveaux moyens de divertissement, notamment la télévision, est fatale au milieu du cinéma. Des quotas encore plus restrictifs sont alors mis en place, afin que le nombre de films étrangers importés ne dépasse pas le tiers du nombre de films coréens produits. En 1973, alors que Park Chung-Hee renforce sa dictature, de nouvelles mesures sont prises pour inciter les films à promouvoir la politique de &#8220;revitalisation&#8221; du gouvernement : identité nationale, unité, patriotisme et développement du pays. A l&#8217;opposé, toute vision critique de la réalité sociale est allègrement censurée et taxée de pro-communisme. De même, les scènes de sexe sont totalement interdites. Le nombre moyen d&#8217;entrées pour les films étrangers atteint le double voire le triple de celui pour les films coréens. De même, la durée moyenne d&#8217;exploitation des films étrangers augmente sensiblement : entre 15 et 25 jours dans les années 1960, contre plus d&#8217;une quarantaine à la fin des années 1970 (entre 10 et 20 pour les films coréens). Bon nombre de films étrangers sont d&#8217;ailleurs exploités à plusieurs reprises. </p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/08/Rice.jpg" alt="" title="Rice" width="350" height="497" class="alignnone size-full wp-image-2081" /><br />
<em>Le Riz &#8211; Shin Sang-ok (1963)</em></p>
<p><strong>Réalisateurs et pouvoir : le cas de Shin Sang-ok</strong><br />
La trajectoire du réalisateur Shin Sang-ok, considéré comme l&#8217;un des cinéastes coréens les plus importants, suit un parallèle assez intéressant avec celui du président Park Chung-Hee. L&#8217;année du coup d&#8217;état correspond exactement à l&#8217;avènement de Shin Sang-ok dans le milieu du cinéma. En 1960, le réalisateur se lance dans l&#8217;adaptation du conte de Chunhyang (célèbre pièce de pansori connue de tous les coréens, et adaptée une multitude de fois au cinéma) en même temps qu&#8217;un réalisateur bien plus établi à l&#8217;époque, Hong Seong-ki (à noter que ces films sont les deux premiers films coréens en Cinémascope couleur). La version &#8220;concurrente&#8221; est  en plus boostée par la présence au casting de l&#8217;actrice montante Kim Ji-mi (dont la carrière compte le total ahurissant de 304 films, avec par exemple 34 films pour la seule année 1970, ce qui montre bien à quel point les films étaient tournés à toute vitesse), âgée d’une vingtaine d’années seulement. Dans le film de Shin Sang-ok, Chunhyang est interprétée par Choi Eun-hee, sa muse et épouse, déjà trentenaire. Et pourtant, c’est l’interprétation de la seconde qui va le plus toucher les coréens. Seong Chunhyang sort en janvier 1961 et attire les foules, plus de 360 000 spectateurs sur la seule ville de Séoul (un record qui ne sera battu que sept ans plus tard).</p>
<p>En 1963 sort Le Riz, un film évoquant directement l&#8217;arrivée au pouvoir de Park Chung-hee. Le film met en scène un ancien militaire de retour dans sa campagne natale. Bien décidé à construire un tunnel afin d&#8217;irriguer les rizières environnantes, il se heurte à l&#8217;immobilisme et à la corruption du pouvoir en place, et notamment du maire de la ville. A l&#8217;issue d&#8217;un chemin parsemé d&#8217;embûches, et alors qu&#8217;il est peu à peu abandonné par tous, le héros parvient finalement à son but grâce à l&#8217;arrivée des militaires au pouvoir, ceux-ci destituant les politiciens corrompus et accordant les crédits nécessaires à cette construction. Le film véhicule à merveille l&#8217;idéologie gouvernementale et chaque citoyen va ainsi participer à l&#8217;effort de reconstruction du pays : femmes, vieillards, estropiés, chacun ira de son coup de pioche. Lors d&#8217;une scène particulièrement réussie à la fin du film, deux groupes de citoyens s&#8217;emploient à piocher de plus en plus fort, chacun à un bout du tunnel. A mesure qu&#8217;ils se rapprochent les uns des autres, la caméra effectue des travellings latéraux d&#8217;un côté à l&#8217;autre, de plus en plus rapidement, jusqu&#8217;à ce qu&#8217;enfin que les deux bouts se rejoignent dans la liesse la plus totale. Uni dans l&#8217;effort national, et grâce à l&#8217;aide bienveillante du pouvoir en place, le peuple a enfin triomphé. </p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/08/Eunuch.jpg" alt="" title="Eunuch" width="350" height="500" class="alignnone size-full wp-image-2080" /><br />
<em>Eunuch &#8211; Shin Sang-ok (1968)</em></p>
<p>Pourtant, au fil des années, les relations se dégradent entre Shin Sang-ok et le régime militaire. En 1968, c&#8217;est son film Eunuch qui a des problèmes avec la censure en raison d&#8217;un contenu à l&#8217;érotisme omniprésent. Dans les années 1970, sa compagnie de production a de plus en plus de mal, et les succès se font de plus en plus rares. En 1975, la censure lui retire même sa licence pour avoir laissé des scènes provocantes, qui auraient normalement dues être coupées, dans son film Rose and Wild Dog. C&#8217;est le début de la fin : en 1978, alors que son ex-femme Choi Eun-hee a été enlevée par des agents nord-coréens à Hong-Kong, Shin Sang-ok se rend sur place et est enlevé à son tour. Un part de mystère entoure encore cet enlèvement, quand on considère la véritable impasse cinématographique dans laquelle se trouvait Shin Sang-ok à l&#8217;époque, mais également ses déclarations indiquant qu&#8217;il avait rejoint le régime communiste de son plein gré (sous la contrainte, dira-t-il plus tard). </p>
<p><a href="http://dooliblog.com/2010/08/07/dossier-le-cinema-coreen-sous-la-dictature-de-park-chung-hee-1961-1979-partie-2/">Voir la Partie 2 &#8211; Thèmes et films majeurs</a></p>
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		<title>Rétro Lee Man-Hee (suite)</title>
		<link>http://dooliblog.com/2010/06/20/retro-lee-man-hee-suite/</link>
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		<pubDate>Sun, 20 Jun 2010 13:58:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je poursuis et termine ma rétrospective Lee Man-Hee avec deux autres films : &#8220;Black Hair&#8221; (1964) et &#8220;La Route de Sampo&#8221; (1975).

&#8220;Black Hair&#8221; est un film très bizarre, porté par un intrigue invraisemblable. Il met en scène une bande de gangsters dirigée par un chef redoutable et régie par une série de &#8220;règles&#8221;, une sorte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je poursuis et termine ma rétrospective Lee Man-Hee avec deux autres films : &#8220;Black Hair&#8221; (1964) et &#8220;La Route de Sampo&#8221; (1975).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/06/black-hair.jpg" alt="" title="black-hair" width="300" height="397" class="alignnone size-full wp-image-2053" /></p>
<p>&#8220;Black Hair&#8221; est un film très bizarre, porté par un intrigue invraisemblable. Il met en scène une bande de gangsters dirigée par un chef redoutable et régie par une série de &#8220;règles&#8221;, une sorte de code de l&#8217;honneur. Lorsque la propre femme du chef se fait violer, celui-ci n&#8217;a d&#8217;autre choix que d&#8217;appliquer ses propres règles : défigurer sa propre femme puis la condamner à la prostitution&#8230; Beaucoup plus que son scénario déroutant auquel on ne comprend longtemps pas grand chose, c&#8217;est le style du film que j&#8217;ai beaucoup aimé. Les méchants ont des gueules pas possibles, enchainent des répliques cultes (&#8220;C&#8217;est quoi, ce feu ? &#8211; C&#8217;est une immolation.&#8221;) et les actions débiles, du genre se planter un couteau dans la main pour montrer qu&#8217;on est le plus fort. Le gentil chauffeur qui va sauver la belle héroïne est droit dans ses bottes (et il a même un pote chirurgien esthétique, si c&#8217;est pas beau ça).<br />
&#8220;Black Hair&#8221; propose également une vision de la ville comme on n&#8217;en a pas l&#8217;habitude : ses bordels, ses rues glauques, ses drogués, ses swinging bars. Tout cela est très noir, moderne et souvent très beau (la version restaurée était splendide). On a même droit à un petit épisode Woodstock totalement surréaliste avec la jeunesse dorée de l&#8217;époque en train de danser puis de planer dans l&#8217;herbe. A défaut d&#8217;y comprendre grand chose, on est tout de même happé par cet univers et le film se révèle particulièrement jouissif et divertissant.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/06/la-route-de-sampo.jpg" alt="" title="la-route-de-sampo" width="450" height="355" class="alignnone size-full wp-image-2054" /></p>
<p>&#8220;La Route de Sampo&#8221; est le dernier film réalisé par Lee Man-Hee, le réalisateur étant décédé pendant le montage du film. Commençons donc par le gros point noir du film : je n&#8217;ai jamais vu un film coréen aussi mal doublé ! Je ne parle pas de doublage en français mais bel et bien de doublage en coréen, pratique qui était monnaie courante à l&#8217;époque : presque tous les dialogues étaient enregistrés après coup (d&#8217;ailleurs je me demande à partir de quelle année cette pratique a cessé). Mais il faut bien admettre que dans ce film, l&#8217;effet est catastrophique. On se mélange les pinceaux entre les deux personnages masculins : parfois c&#8217;est l&#8217;un qui parle et l&#8217;autre qu&#8217;on entend, parfois leurs lèvres bougent et aucun son n&#8217;en sort. Lors d&#8217;une scène en théorie &#8220;calme&#8221;, la fille regarde dans le vide, songeuse et le visage impassible. En bande-son, des ricanements féminins hystériques et suraigus : voilà comment gâcher un joli plan. Je ne sais pas à quoi est du un tel ratage, peut-être à la censure ?<br />
C&#8217;est bien dommage puisque le film a des qualités et cette odyssée de trois personnages un peu marginaux est même assez attachante. Comme souvent j&#8217;ai l&#8217;impression avec Lee Man-Hee, c&#8217;est mieux filmé que la moyenne et quelques plans sont sublimes ou bien pensés. Les relations et sentiments naissants entre les trois personnages sont riches (amitié, paternité, amour) et bien développées. Kim Jin-Gyu, acteur monument du cinéma coréen (&#8220;The Housemaid&#8221;, &#8220;L&#8217;Invité de la chambre d’hôte et ma mère&#8221;, &#8220;Samyong le muet&#8221;, etc), apparait vieilli et particulièrement émouvant. Dommage que le final donne lieu à une séquence d&#8217;adieu en mode mélo interminable.</p>
<p>A travers quelques films, cette rétrospective à la Cinémathèque nous a permis de découvrir une vraie personnalité derrière la caméra, un vrai style qui donne envie d&#8217;en connaitre plus. A quand une sortie DVD pour tous ces films ?</p>
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		<title>Holiday &#8211; de Lee Man-Hee (1968)</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Jun 2010 11:06:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Projeté dans le cadre de la Rétrospective consacrée à Lee Man-Hee à la Cinémathèque, &#8220;Holiday&#8221; est un film réalisé en 1968 et surprenant à plusieurs niveaux en comparaison des autres films produits en Corée dans les années 60.

Un homme sans le sou rend visite comme tous les dimanches à la femme qu&#8217;il aime. Celle-ci est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Projeté dans le cadre de la <a href="http://dooliblog.com/2010/05/14/retrospective-lee-man-hee-en-juin-a-la-cinematheque/">Rétrospective consacrée à Lee Man-Hee à la Cinémathèque</a>, &#8220;Holiday&#8221; est un film réalisé en 1968 et surprenant à plusieurs niveaux en comparaison des autres films produits en Corée dans les années 60.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/06/holiday.jpg" alt="" title="holiday" width="400" height="300" class="alignnone size-full wp-image-2049" /></p>
<p>Un homme sans le sou rend visite comme tous les dimanches à la femme qu&#8217;il aime. Celle-ci est enceinte mais le couple n&#8217;ayant pas les moyens d&#8217;élever un enfant, ils doivent chercher de l&#8217;argent pour payer l&#8217;avortement. Le film étonne dès le début par son rythme très lent et son côté esthétisant peu courant à l&#8217;époque. Les deux personnages parlent, s&#8217;aiment et se lamentent devant un paysage désolé. Le réalisateur alterne les gros plans sur les visages des personnages et les plans d&#8217;ensemble illustrant leur solitude au milieu de la neige. Plus tard, l&#8217;homme rend visite à toutes ses connaissances pour leur demander de l&#8217;argent, ce qui constitue la partie la moins intéressante du film, même si elle est parfois teintée d&#8217;humour.<br />
C&#8217;est à mon sens dans la dernière partie que le film prend toute sa grandeur lorsque l&#8217;homme, pendant que son amante est à l&#8217;hôpital, rencontre une femme dans un bar et part avec elle. Tous deux sont ivres et s&#8217;amusent alors qu&#8217;ils parcourent un chantier abandonné. Cette scène constituée de longs plan-séquences est tout bonnement magnifique : la caméra flotte au milieu de ce décor fantôme tandis que les deux personnages jouent, se cachent derrière les pylônes et essayent de s&#8217;embrasser. Leur état d&#8217;excitation est merveilleusement bien capturé et nous fait oublier comme au personnage principal la gravité de la situation. Quelques instants plus tard, l&#8217;homme sera roué de coups, toujours dans ce chantier. Cette fois, la bagarre est filmée du dessus, nous offrant un point de vue original dans ce décor étrange magnifié par le noir et blanc. Par son utilisation efficace des points de vue et de la profondeur de champ, le film contraste avec le reste de la production de l&#8217;époque dont le rendu était assez &#8220;plat&#8221;.</p>
<p>En parallèle à ce style très prononcé, &#8220;Holiday&#8221; aborde également des thèmes peu communs dans les films coréens de l&#8217;époque, soumis à une forte censure. D&#8217;abord, le climat social misérable dépeint par le film est bien loin des films &#8220;de qualité&#8221; (autrement dit, de propagande) vantant les mérites du pouvoir. Ensuite, les scènes montrant les personnages en train de s&#8217;embrasser ou de s&#8217;étreindre fougueusement surprennent quand on connait le contexte de l&#8217;époque. L&#8217;explication est bien simple : les censeurs ont demandé à Lee Man-Hee de modifier son film, notamment la fin pour montrer le héros se couper les cheveux et rejoindre l&#8217;armée. Devant le refus du réalisateur, le film ne sortit jamais en salles et c&#8217;est seulement en 2005 qu&#8217;il fut redécouvert. Cette absence de diffusion en salles à l&#8217;époque explique que le film conserve ce côté libre et audacieux que nous pouvons aujourd&#8217;hui apprécier.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/06/holiday2.jpg" alt="" title="holiday2" width="400" height="300" class="alignnone size-full wp-image-2050" /></p>
<p>Le film sera rediffusé le dimanche 20 juin prochain à la Cinémathèque.</p>
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		<title>Hahaha &#8211; de Hong Sang-Soo (2010)</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Jun 2010 10:12:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Grâce à la reprise au Reflet Médicis de la sélection cannoise &#8220;Un Certain Regard&#8221;, j&#8217;ai enfin pu voir le dernier Hong Sang-Soo au titre si évocateur : &#8220;Hahaha&#8221;. Et cette fois encore plus que dans son film précédent (&#8220;Like you know it all&#8221;, sorti début mai sous le titre très français &#8220;Les Femmes de mes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Grâce à la reprise au Reflet Médicis de la sélection cannoise &#8220;Un Certain Regard&#8221;, j&#8217;ai enfin pu voir le dernier Hong Sang-Soo au titre si évocateur : &#8220;Hahaha&#8221;. Et cette fois encore plus que dans son film précédent (&#8220;Like you know it all&#8221;, sorti début mai sous le titre très français &#8220;Les Femmes de mes amis&#8221;), ce Hong Sang-Soo ouvertement comique a réussi à m&#8217;embobiner&#8230;</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/06/hahaha_poster_cannes.jpg" alt="" title="hahaha_poster_cannes" width="300" height="428" class="alignnone size-full wp-image-2044" /></p>
<p>L&#8217;aspect qui m&#8217;avait le plus plu dans &#8220;Like you know it all&#8221; était justement l&#8217;intrusion, au milieu des habituels déboires sentimentaux de son héros, de personnages un peu allumés (en l&#8217;occurrence, Jeong Yumi et Ha Jeong-Woo) qui donnaient lieu à des scènes totalement absurdes et hilarantes. Dans &#8220;Hahaha&#8221;, ce sont carrément les quatre personnages principaux qui sont gentiment déglingués, et Hong Sang-Soo nous offre un véritable festival d&#8217;humour décalé. Kim Sang-Gyeong est &#8220;réalisateur et professeur&#8221; mais se révèle vite &#8220;viré et n&#8217;ayant réalisé aucun film&#8221;, usant des subterfuges les plus moisis pour conquérir une femme (comme par exemple lui offrir un bracelet en plastique pitoyable). Il faut le voir avec cet air naïf se prenant une raclée tout en feignant de contrôler ses forces ! Moon Sori est une guide susceptible et tellement éprise de l&#8217;amiral Yi Sun-Sin (dont elle raconte la vie toute la journée) qu&#8217;elle en vient à reprocher aux visiteurs la médiocrité de leur existence, lors d&#8217;une superbe tirade qui introduit son personnage. Enfin, le couple formé par Yu Jun-Sang et Ye Ji-Won est tout bonnement irrésistible : lui est dépressif avec toujours le sourire aux lèvres, elle est folle de lui au point d&#8217;avoir constamment la mine fiévreuse en sa présence. Ca reste du Hong Sang-Soo (on boit, on parle, on couche), mais cette galerie inédite de personnages, leurs dialogues et leurs actions totalement absurdes constituent vraiment le point fort du film, qui se révèle très drôle et joussif (d&#8217;un côté vu le titre, le contraire aurait été un comble).</p>
<p>Passons ensuite à ce qui fâche : côté réalisation, Hong Sang-Soo n&#8217;a pas changé. Nous avons donc droit à ses deux uniques mouvements de caméra (rappel : la rotation et le zoom) de manière totalement hasardeuse. Si encore sa réalisation était transparente, on pourrait y prêter moins attention, mais là on ne voit que ça ! Ses incessants recadrages mal calculés au moyen d&#8217;un léger zoom qui finissent par couper une partie du personnage piquent les yeux tout au long du film. Il faut vraiment faire un effort pour ne pas faire une fixation dessus sinon cela peut vraiment devenir horripilant. J&#8217;avoue avoir plutôt bien réussi à faire abstraction au fur et à mesure du film, bien aidé par les hurluberlus à l&#8217;écran. Notons toutefois quelques plans réussis, notamment un baiser dans un restaurant, l&#8217;un des rares mouvements de caméra aboutissant sur quelque chose de beau et de bien cadré. La narration est une fois de plus découpée en deux parties, mais cette fois-ci les deux segments sont montés en parallèle, ce qui permet de mieux maintenir l&#8217;intérêt tout au long du film (contrairement par exemple à &#8220;Like you know it all&#8221; ou &#8220;Turning gate&#8221;, où une deuxième intrigue commence en plein milieu du film).</p>
<p>L&#8217;évolution du cinéma de Hong Sang-Soo est quand même assez marrante et inverse à la normale : au lieu de nous pondre de l&#8217;auteur de plus en plus poussé, il se relâche un peu plus à chaque film. Et comme je commence à croire qu&#8217;il n&#8217;y a plus aucun espoir qu&#8217;il change sa manière de filmer, je me réjouis qu&#8217;il amène au moins le fond de ses films dans cette direction (même si maintenant, je ne vois pas trop comment il pourrait mener ça plus loin).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/06/hahaha_bodostill03.jpg" alt="" title="hahaha_bodostill03" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-2043" /></p>
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		<title>Rétrospective Lee Man-Hee en juin à la Cinémathèque</title>
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		<pubDate>Fri, 14 May 2010 15:11:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Du 2 au 21 juin prochain aura lieu à la Cinémathèque une rétrospective sans précédent consacrée à l&#8217;un des réalisateurs les plus importants de l&#8217;histoire du cinéma sud-coréen, Lee Man-Hee. Au programme, on trouve 12 films réalisés entre 1963 et 1975 (date de son décès).

Il s&#8217;agit là d&#8217;une occasion unique pour découvrir un pan de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Du 2 au 21 juin prochain aura lieu à la Cinémathèque une rétrospective sans précédent consacrée à l&#8217;un des réalisateurs les plus importants de l&#8217;histoire du cinéma sud-coréen, Lee Man-Hee. Au programme, on trouve 12 films réalisés entre 1963 et 1975 (date de son décès).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/05/black-hair.jpg" alt="" title="black-hair" width="331" height="471" class="alignnone size-full wp-image-2029" /></p>
<p>Il s&#8217;agit là d&#8217;une occasion unique pour découvrir un pan de la cinématographie inédite de ce cinéaste dont les films sont réputés pour proposer une vision beaucoup plus profonde que la caricature dont on a l&#8217;habitude avec les films de propagande de l&#8217;époque. Cette attitude lui a d&#8217;ailleurs valu des problèmes avec les autorités, il sera même une fois arrêté et emprisonné (pour avoir dépeint des soldats nord-coréens de manière trop humaine), tandis que plusieurs de ses films seront amputés ou carrément interdits (c&#8217;est le cas du film &#8220;Holiday&#8221;, présenté dans cette rétrospective, interdit car Lee Man-Hee refusa de modifier la fin comme la censure le lui demandait). Notons enfin que son film &#8220;Black Hair&#8221; (photo ci-dessus), présenté comme &#8220;un chef d’oeuvre bizarre du cinéma noir&#8221; sera projeté dans une version restaurée.</p>
<p>Ca se passe <a href="http://www.cinematheque.fr/fr/projections/hommages-retrospectives/fiche-cycle/lee-man-hee,271.html?page_programmation=1&#038;ipp=100&#038;URL=/fr/projections/hommages-retrospectives/fiche-cycle/lee-man-hee,271&#038;tri_alpha=asc&#038;seances_en_cours=">ici pour l&#8217;intégralité du programme</a>. Rendez-vous donc à la Cinémathèque en juin pour les curieux.</p>
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		<title>Floutage absurde</title>
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		<pubDate>Sun, 02 May 2010 12:38:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hyewon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers :: Corée]]></category>
		<category><![CDATA[corée]]></category>
		<category><![CDATA[drama]]></category>

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		<description><![CDATA[
La photo ci-dessus est issue d&#8217;une des scènes de &#8220;Chuno&#8221; (une série coréenne) qui m&#8217;a particulièrement marquée. Alors, regardons cette photo. Il y a un homme et une femme au premier plan. Vu l&#8217;arrière plan, ils sont dehors. En haut à droite de la photo, il y a une marque &#8220;15&#8243;. Cela veut dire que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/04/chuno.jpg" alt="" title="chuno" width="496" height="296" class="alignnone size-full wp-image-2026" /></p>
<p>La photo ci-dessus est issue d&#8217;une des scènes de &#8220;Chuno&#8221; (une série coréenne) qui m&#8217;a particulièrement marquée. Alors, regardons cette photo. Il y a un homme et une femme au premier plan. Vu l&#8217;arrière plan, ils sont dehors. En haut à droite de la photo, il y a une marque &#8220;15&#8243;. Cela veut dire que cette scène est interdit au moins de 15 ans. Ce genre de marque apparait sans cesse pendant le drama, parfois de manière assez incompréhensible, lorsque les mains des deux personnages s&#8217;effleurent. Qui a fait le floutage sur les seins de l&#8217;actrice ? Ce n&#8217;est pas moi mais c&#8217;est KBS, la chaine qui diffuse la série, qui l&#8217;a fait. Parce que c&#8217;est trop &#8220;érotique&#8221; pour les familles qui regardent cette série. <img src='http://dooliblog.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />  </p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/04/photo.jpg" alt="" title="photo" width="480" height="316" class="aligncenter size-full wp-image-2025" /></p>
<p>Comme vous voyez, à gauche il y a Lee Hyori (chanteuse coréenne) qui chante ou danse dans une émission de télé. La photo à droite est une affiche de publicité pour une marque de soju qu&#8217;on peut trouver partout en Corée. L&#8217;actrice Ha Jiwon exprime la qualité de &#8220;fraîcheur&#8221; du soju avec tout son corps.<br />
Ce n&#8217;est que mon avis, mais je trouve que la tenue de Lee Hyori et la pose de Ha Jiwon sont plus &#8220;érotiques&#8221; que la première photo. </p>
<p>Je pense qu&#8217;il n&#8217;y a pas de règle convenable pour ce genre de situation. Parfois, ils sont trop tolérants et parfois ils sont hyper stricts, ce qui donne ce genre de situation ridicule. Enfin bref, ces trois photos n&#8217;ont rien de choquant pour vous les Français&#8230;</p>
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		<title>Talk To Me In Korean</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Apr 2010 20:02:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers :: Langues]]></category>
		<category><![CDATA[corée]]></category>

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		<description><![CDATA[Mon dernier article consacré à KoreanClass101 avait récolté un paquet de commentaires et intéressé pas mal d&#8217;autres galériens tentant d&#8217;apprendre le coréen. Un nouveau site du même genre (d&#8217;ailleurs créé par Sun Hyunwoo, un ancien de KoreanClass101) existe depuis un peu plus de 4 mois et s&#8217;avère particulièrement intéressant : Talk To Me In Korean.

Ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mon dernier article <a href="http://dooliblog.com/2008/01/04/bon-plan-apprendre-le-coreen-en-podcast/">consacré à KoreanClass101</a> avait récolté un paquet de commentaires et intéressé pas mal d&#8217;autres galériens tentant d&#8217;apprendre le coréen. Un nouveau site du même genre (d&#8217;ailleurs créé par Sun Hyunwoo, un ancien de KoreanClass101) existe depuis un peu plus de 4 mois et s&#8217;avère particulièrement intéressant : <a href="http://www.talktomeinkorean.com/">Talk To Me In Korean</a>.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/04/ttmik.png" alt="" title="ttmik" width="450" height="243" class="alignnone size-full wp-image-2022" /></p>
<p>Ce site joliment designé propose lui aussi des leçons de coréens au format MP3 avec un support PDF, avec également des &#8220;workbooks&#8221; toutes les 10 leçons pour retravailler les notions étudiées. La principale différence avec KoreanClass101 est qu&#8217;il est entièrement gratuit, et compte à priori le rester. On trouve bien sur le site une boutique proposant des ouvrages ponctuels (par exemple &#8220;Korean Movie Phrases from 2009&#8243; qui regroupe les 200 phrases les plus utilisées dans les films coréens de 2009, 4$ audios inclus), mais tout le contenu venant enrichir le site chaque jour est gratuit.</p>
<p>Autre côté positif, le site est géré par une bande de passionnés hyperactifs qui d&#8217;une part répondent à tous les commentaires et à toutes les questions avec une rapidité impressionnante, d&#8217;autre part propose une multitude de contenus variés en plus des leçons traditionnelles : <a href="http://www.talktomeinkorean.com/category/shows/iyagi-intermediate/">conversations en coréen sur un sujet</a>, <a href="http://www.talktomeinkorean.com/category/shows/interviews/">interviews</a>, <a href="http://www.talktomeinkorean.com/category/shows/video-lessons/">leçons en vidéo</a>, ainsi que plusieurs side projects tels que <a href="http://koreanwordoftheday.blogspot.com/">Korean Word of the Day</a>, <a href="http://todayinkorean.blogspot.com/">Today In Korean</a> ou encore <a href="http://www.youtube.com/user/SohYonLee">cette nouvelle chaine youtube</a>. Ca fait beaucoup et permet de s&#8217;immerger dans la langue de différentes façons. Il n&#8217;y a qu&#8217;à espérer que leur enthousiasme dure le plus longtemps possible.</p>
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		<title>2 films coréens en compétition à Cannes</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Apr 2010 11:51:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: News]]></category>
		<category><![CDATA[cannes]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[corée]]></category>

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		<description><![CDATA[Une petite breaking news pour vous annoncer la présence de deux films coréens en compétition lors du festival de Cannes 2010. On se demandait qui du sulfureux &#8220;The Housemaid&#8221; de Im Sang-Soo et du mélodramatique &#8220;Poetry&#8221; de Lee Chang-Dong aurait les faveurs d&#8217;une telle sélection (en imaginant un scénario similaire à l&#8217;an dernier où &#8220;Thirst&#8221; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une petite breaking news pour vous annoncer la présence de deux films coréens en compétition lors du festival de Cannes 2010. On se demandait qui du sulfureux &#8220;The Housemaid&#8221; de Im Sang-Soo et du mélodramatique &#8220;Poetry&#8221; de Lee Chang-Dong aurait les faveurs d&#8217;une telle sélection (en imaginant un scénario similaire à l&#8217;an dernier où &#8220;Thirst&#8221; était en compétition et &#8220;Mother&#8221; à Un Certain Regard), et bien ils ont finalement été choisis tous les deux.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/04/cannes.jpg" alt="" title="cannes" width="450" height="219" class="alignnone size-full wp-image-2020" /></p>
<p>Et en cadeau bonus, la présence dans la sélection Un Certain Regard du nouveau Hong Sang-Soo, le bien-nommé &#8220;Hahaha&#8221;, que les parisiens pourront donc découvrir dès la fin du festival (j&#8217;en connais qui sont déjà impatients <img src='http://dooliblog.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' />  ).</p>
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		<title>The Romantic Movement, Seoul</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Apr 2010 15:44:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: News]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[corée]]></category>

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		<description><![CDATA[Je suis tombé un peu par hasard sur un projet assez peu commun mené par plusieurs réalisateurs coréens, appelé &#8220;The Romantic Movement, Seoul&#8220;. Il s&#8217;agit de l&#8217;adaptation d&#8217;un roman de l&#8217;écrivain suisse Alain de Botton (très populaire en Corée) sous la forme d&#8217;un omnibus de 4 segments réalisés chacun par un réalisateur différent, avec la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis tombé un peu par hasard sur un projet assez peu commun mené par plusieurs réalisateurs coréens, appelé &#8220;<a href="http://romoseoul.com/">The Romantic Movement, Seoul</a>&#8220;. Il s&#8217;agit de l&#8217;adaptation d&#8217;un roman de l&#8217;écrivain suisse Alain de Botton (très populaire en Corée) sous la forme d&#8217;un omnibus de 4 segments réalisés chacun par un réalisateur différent, avec la même actrice (Min Hyo-Rin). Là où ce film se différencie encore plus des autres, c&#8217;est dans sa diffusion. Celui-ci est ainsi diffusé progressivement et gratuitement <a href="http://www.youtube.com/user/TheRoMoSeoul">sur Youtube</a> avec des sous-titres anglais, en utilisant à fond les réseaux sociaux pour la promotion (compte Twitter, groupe Facebook, stills sur Flickr, webisodes, trailers et making of sur Youtube&#8230;).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/04/romoseoul.jpg" alt="" title="romoseoul" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-2018" /></p>
<p>Les deux premiers segments (chacun en 2 épisodes) sont déjà disponibles : &#8220;<a href="http://www.youtube.com/watch?v=YhueZKF4uC0">My Bloody Valentine</a>&#8221; et &#8220;<a href="http://www.youtube.com/watch?v=-Hb3I6JS4xs">My Sweet Blanket</a>&#8220;. Plus que la qualité du résultat (pas terrible pour le moment, même s&#8217;il y a quand même quelques trucs chouettes), c&#8217;est surtout l&#8217;idée que je souhaitais mettre en avant. Le but des réalisateurs est assez simple : prendre du plaisir en faisant librement le film qu&#8217;ils ont envie de faire, et peut-être se faire connaitre ainsi (ils parlent de self branding). Quand on sait le nombre de réalisateurs tombés dans l&#8217;oubli et de films (notamment les courts) impossibles à visionner (même en Corée) car jamais sortis, on ne peut qu&#8217;espérer voir se multiplier de telles initiatives !</p>
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