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	<title>Dooliblog &#187; deauville</title>
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	<description>Cinéma coréen ou d&#039;ailleurs, découvertes culturelles et coups de coeur... par Pierre et Hyewon</description>
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		<title>Compte-rendu Deauville 2010 – Jour 4</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 22:01:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: Critiques]]></category>
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		<description><![CDATA[Dernière journée de festival, loin, très loin d&#8217;être la meilleure au contraire de l&#8217;an dernier où nous avions pu découvrir le génial &#8220;All Around Us&#8221; (en même temps c&#8217;est plutôt rassurant de ne pas avoir à attendre la dernière séance pour avoir une révélation).

Le calvaire commence avec &#8220;My Daughter&#8221;, réalisé par la productrice Charlotte Lim. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dernière journée de festival, loin, très loin d&#8217;être la meilleure au contraire de l&#8217;an dernier où nous avions pu découvrir le génial &#8220;All Around Us&#8221; (en même temps c&#8217;est plutôt rassurant de ne pas avoir à attendre la dernière séance pour avoir une révélation).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/03/my-daughter.jpg" alt="" title="my-daughter" width="450" height="299" class="alignnone size-full wp-image-2004" /></p>
<p>Le calvaire commence avec &#8220;My Daughter&#8221;, réalisé par la productrice Charlotte Lim. L&#8217;histoire est&#8230; inexistante. Au départ, une mère revient de chez son petit ami qui l&#8217;a tabassée. Sa fille la ramasse et c&#8217;est à peu près tout. Le reste du film nous montre les deux femmes en train de glander et de faire la gueule. J&#8217;aurais aimé en rester au stade de l&#8217;indifférence mais ici l&#8217;ennui est tel que cela en devient quasi insoutenable ! Je n&#8217;avais pas eu envie de péter les plombs et d&#8217;hurler ma rage pendant un film depuis &#8220;Beetles&#8221;, rage que j&#8217;ai freinée en fermant les yeux pour chercher à tout prix à m&#8217;endormir. Car jamais un film aussi court (1h18) ne m&#8217;aura paru aussi long. A tel point que la deuxième vision de la mère tabassée m&#8217;a arraché un rictus libérateur. Impossible d&#8217;en rajouter à propos de ce film-néant. Verdict : 0.5/5 (on me souffle que sur trois personnes, c&#8217;est actuellement la meilleure note du film sur cinémasie).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/03/the-eternal.jpg" alt="" title="the-eternal" width="450" height="299" class="alignnone size-full wp-image-2006" /></p>
<p>Ca continue tout aussi mal avec le film indien &#8220;The Eternal&#8221;. Bon il faut l&#8217;admettre, j&#8217;aurais peut-être été moins sévère avec lui si je ne l&#8217;avais pas vu juste après le film précédent. Car &#8211; et je ne pensais pas ça possible &#8211; il m&#8217;a à peu près autant ennuyé. Il y a au moins un scénario : lorsqu&#8217;un célèbre réalisateur indien décède, sa famille se retrouve dans la maison familiale. La visite d&#8217;une actrice avec qui celui-ci a eu une liaison va raviver les douleurs (et les flash-backs). Et c&#8217;est parti pour deux heures de film presque intégralement constitué de dialogues et d&#8217;engueulades hystériques à l&#8217;intérieur de cette maison. Avec une musique pompière et insupportable dès le moindre instant dramatique (et attention, ça se veut très profond). Moi ça m&#8217;a endormi au bout de 20 minutes (malheureusement j&#8217;étais éveillé pour la deuxième heure). Verdict : 0.75/5.</p>
<p><span id="sawasdee"></span><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/03/sawasdee-bangkok.jpg" alt="" title="sawasdee-bangkok" width="450" height="241" class="alignnone size-full wp-image-2005" /></p>
<p>Après trois heures et demi d&#8217;ennui, j&#8217;ai eu très peur d&#8217;un grand chelem de la moisitude. Heureusement, &#8220;Sawasdee Bangkok&#8221; a finalement relevé un peu le niveau et nous a permis de quitter le festival sur une bonne note. Il s&#8217;agit d&#8217;un omnibus en quatre parties de réalisateurs différents. Le premier segment met en scène la poétique rencontre entre une aveugle SDF de Bangkok et un ange mystérieux. Malgré un personnage principal qui avait tout pour faire un film misérabiliste (ce qu&#8217;on peut craindre au début), cette partie est au contraire drôle, fraîche et joliment colorée. On reconnait le style décalé du réalisateur de &#8220;Citizen Dog&#8221;, que j&#8217;aime beaucoup. La deuxième partie nous plonge dans l&#8217;univers de deux amis, l&#8217;un étant plaqué par sa copine et essayant de la reconquérir, l&#8217;autre enregistrant des sons comme on prendrait des photos. Il ne se passe pas forcément grand chose, mais la réalisation aérienne tout comme le travail sur le son réussissent à créer une ambiance envoûtante que j&#8217;ai beaucoup apprécié. La troisième partie, la plus faible, suit la rencontre d&#8217;un jeune homme de la campagne et d&#8217;une prostituée de la ville. Ca n&#8217;est pas très original, voire assez quelconque même si ça se laisse regarder. Passons plutôt à la dernière partie réalisée par Pen-Ek Ratanaruang, dont le film &#8220;<a href="http://dooliblog.com/2009/06/02/un-certain-regard-nymph-de-pen-ek-ratanaruang-2009/">Nymph</a>&#8221; m&#8217;avais laissé une impression très mitigée il n&#8217;y a pas si longtemps. Je me réconcilie donc en partie avec lui puisque ce segment est mon préféré. Il suit deux femmes, dont l&#8217;une complètement bourrée, en train de rentrer chez elles en voiture. La conductrice tombe en panne après avoir déposé son amie, et va faire la rencontre d&#8217;un clochard. Déjà, c&#8217;est très bien filmé. La nuit, les bars, les voitures dégagent une ambiance très forte en quelques plans à peine. L&#8217;actrice principale est assez magnétique et lorsqu&#8217;elle fond en larmes à la fin du film, c&#8217;est en plein coeur que je suis touché, et la petite leçon de morale passe comme une lettre à la poste. Verdict : 3/5.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/03/au-revoir-taipei2.jpg" alt="" title="au-revoir-taipei" width="450" height="266" class="alignnone size-full wp-image-2008" /></p>
<p>En guise de bilan, vous aurez droit à un petit Ze Palmarès <a href="http://insecte-nuisible.com/festival-du-cinema-asiatique-de-deauville-2010/">à la manière de l&#8217;Insecte Nuisible</a>.</p>
<p>- Prix &#8220;Le petit détective&#8221; de la fausse piste limite surnaturelle : &#8220;Symbol&#8221;, pour sa partie mexicaine de 30 minutes justifiée par un délire WTF de 10 secondes<br />
- Prix &#8220;Courjaut&#8221; du bébé martyrisé avec le plus de soin : &#8220;Paju&#8221; pour son nourrisson ébouillanté plein cadre dès la cinquième minute<br />
- Prix &#8220;Bricorama&#8221; du design d&#8217;intérieur : &#8220;Cast Away On the Moon&#8221; pour sa chambre de Hikikomori aux murs en papier bulle, trop classe<br />
- Prix &#8220;Eriko Sato&#8221; de la créature terrestre la plus désirable : Eriko Sato<br />
- Prix &#8220;Chez Miocque&#8221; du vomi collectif, récompensant le film qui parviendra à faire vomir deux personnages féminins différents en l&#8217;espace d&#8217;une heure : &#8220;Sawasdee Bangkok&#8221; et &#8220;My Daugther&#8221; ex-aequo (rude compétition cette année)<br />
- Prix &#8220;Anti King of Jailbreakers&#8221; de la scène que là, oui, on a envie de voir et revoir : la scène de danse d&#8217;&#8221;Au revoir Taipei&#8221;<br />
- Prix &#8220;Je conteste&#8221; attribué à un prix officiel : le Prix de la Critique Internationale pour &#8220;My Daughter&#8221;</p>
<p>Reste du compte-rendu : <a href="http://dooliblog.com/2010/03/15/compte-rendu-deauville-2010-jour-1/">Jour 1</a> &#8211; <a href="http://dooliblog.com/2010/03/17/compte-rendu-deauville-2010-jour-2/">Jour 2</a> &#8211; <a href="http://dooliblog.com/2010/03/17/compte-rendu-deauville-2010-jour-3/">Jour 3</a></p>
<p>Compte-rendus de mes comparses : <a href="http://insecte-nuisible.com/festival-du-cinema-asiatique-de-deauville-2010/">Insecte Nuisible</a> &#8211; <a href="http://blog.hkmania.com">Slimdods</a> &#8211; <a href="http://www.cinemasie.com/fr/fiche/dossier/388/">GhostDog/Junta/Xavier sur Cinémasie</a> &#8211; <a href="http://butterflyprod.over-blog.com/article-compte-rendu-du-festival-du-film-asiatique-de-deauville-jour-1-46962559.html">Alban</a> &#8211; ainsi que d&#8217;autres à découvrir <a href="http://www.tasteofasia.fr/view_tag.php?tag_id=42">sur la page dédiée de Taste of Asia</a>.<br />
Voilà, c&#8217;est fini, je suis déjà nostalgique de ce festival passé dans une ambiance totalement jubilatoire, riche en rencontres et en fous-rires (j&#8217;espère que ce compte-rendu est lisible malgré les private jokes). Vivement la suite.</p>
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		<title>Compte-rendu Deauville 2010 – Jour 3</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Mar 2010 22:10:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Troisième journée de festival, la plus chargée avec 5 films au programme.

Ca commence fort avec &#8220;Clash&#8221;, un film d&#8217;action vietnamien qui avait tout pour être le digne successeur du &#8220;Fireball&#8221; de l&#8217;an dernier. Et c&#8217;est plutôt une bonne surprise, car le film se révèle presque aussi jubilatoire que son prédécesseur, mais aussi nettement mieux filmé. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Troisième journée de festival, la plus chargée avec 5 films au programme.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/03/clash.jpg" alt="" title="clash" width="450" height="299" class="alignnone size-full wp-image-2002" /></p>
<p>Ca commence fort avec &#8220;Clash&#8221;, un film d&#8217;action vietnamien qui avait tout pour être le digne successeur du &#8220;Fireball&#8221; de l&#8217;an dernier. Et c&#8217;est plutôt une bonne surprise, car le film se révèle presque aussi jubilatoire que son prédécesseur, mais aussi nettement mieux filmé. Point de caméra épileptique ou de montage surdécoupé (enfin tout est relatif, c&#8217;est pas &#8220;Judge&#8221; non plus), mais des scènes d&#8217;actions à la fois claires, lisibles et bien bourrines. On notera la forte influence de Tarantino, de l&#8217;intrigue très Kill Bill à l&#8217;introduction des personnages façon Reservoir Dogs, tout en ralentis et Raybans, jusqu&#8217;à un remake de la fameuse scène de Mr Pink (ici avec des noms d&#8217;animaux !). Les deux acteurs principaux sont charismatiques et le film, très poseur mais assez classe, est plutôt drôle (le sommet restant une bande de gangsters français, tous chauves et bodybuildés, totalement improbables). Bon ça n&#8217;est pas un chef d&#8217;oeuvre non plus, des atroces scènes de flashback mélo sur musique d&#8217;opéra viennent fréquemment nous le rappeler. Mais je n&#8217;en demandais pas tant et &#8220;Clash&#8221; remplit parfaitement sa mission. Verdict : 2.75/5.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/03/the-king-of-jailbreakers.jpg" alt="" title="the-king-of-jailbreakers" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-2003" /></p>
<p>On enchaîne avec le dernier espoir de cette édition côté cinéma japonais, &#8220;The King of Jailbreakers&#8221;, réalisé par le sympathique acteur Itsuji Itao. Le début du film est assez excitant, on y voit un prisonnier de longue date (à en juger par la barbe) s&#8217;évader d&#8217;une des prisons les mieux gardées du pays. L&#8217;action est alors coupée en plein milieu pour repartir quelques années auparavant, pour nous montrer comment cet homme en est arrivé là, comment il s&#8217;est évadé de prison en prison, récoltant à chaque fois des peines plus lourdes.<br />
Le gros problème, c&#8217;est que c&#8217;est ultra répétitif ! Une fois, deux fois&#8230; il s&#8217;évade, on le retrouve sur une voie ferrée, on le tabasse, il s&#8217;évade, on le transfère dans une prison plus grande. Le scénario se répète encore et encore sans véritable évolution ou idées nouvelles. Au contraire celles-ci sont assez saugrenues, comme une séquence montrant l&#8217;éclosion d&#8217;une mouche immonde dans la cellule du prisonnier : pas vraiment drôle et sans réelle utilité. Le film tourne comme cela à vide pendant très longtemps avant un regain d&#8217;intérêt dans la dernière partie, lorsque le héros investit une prison de Freaks sur une île très Shutter Island. Alors il est vrai que le final en pied de nez est assez drôle, mais ça reste très anecdotique : tout ça pour ça ! Verdict : 1.5/5.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/03/au-revoir-taipei.jpg" alt="" title="au-revoir-taipei" width="450" height="262" class="alignnone size-full wp-image-1999" /></p>
<p>Vient maintenant la plus belle surprise du festival : le film dont on n&#8217;attend rien et qui pourtant va complètement nous embarquer. &#8220;Au Revoir Taipei&#8221; débute sur une séparation, celle de Kai et de sa copine, qui part étudier en France. Celui-ci entreprend d&#8217;apprendre le français en squattant la librairie du coin. Entre temps, on lui propose un marché douteux en échange d&#8217;un billet d&#8217;avion pour Paris&#8230; Très coloré (on pourrait dire acidulé), &#8220;Au Revoir Taipei&#8221; est un film de loosers magnifiques : les garçons ont la trouille de parler aux filles (qui sont trop mimis), les gangsters finissent par jouer au mah-jong avec leur otage, les policiers perdent leurs traces à cause de leurs propres déboires sentimentales&#8230;<br />
Le réalisateur joue avec les codes du thriller pour nous surprendre sans cesse et nous offrir une comédie Jarmuschienne pleine de flegme. Il filme avec douceur, avec beaucoup d&#8217;humour (une course poursuite sur le quai du métro voit les fuyards, puis le policier sommés de ralentir par un agent de sécurité auxquels ils obéissent docilement, le tout en un travelling latéral de toute beauté), se permettant de vraies envolées lyriques, comme lorsque les deux héros joignent un groupe de danseurs de rue pour échapper à leur poursuivant. Et pour couronner le tout, &#8220;Au Revoir Taipei&#8221; se termine sur une note romantique qu&#8217;on accepte avec un plaisir non dissimulé. Je veux le revoir ! Verdict : 4/5.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/03/chengdu-i-love-you.jpg" alt="" title="chengdu-i-love-you" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-2001" /></p>
<p>Etrange séance que celle de &#8220;Chengdu I love you&#8221; : d&#8217;abord parce que ce film qui était censé être un omnibus en trois parties se retrouve amputé de l&#8217;une d&#8217;entre elles, celle réalisé par le coréen Heo Jin-Ho (partie dont un long-métrage a d&#8217;ailleurs été tiré). Ensuite parce que la copie proposée était d&#8217;une qualité déplorable, aussi bien le son que l&#8217;image, ce qui est légèrement gênant quand on se situe au troisième rang du CID. Les deux films sont eux aussi assez bizarres : le premier se situe dans un futur proche où les looks tribaux sont assez sympathiques (ce qui n&#8217;est pas le cas des effets numériques). Cette histoire très foutraque des retrouvailles entre une femme et un homme qui lui a fait du mal mais l&#8217;a aussi sauvé est carrément vide et ne m&#8217;a pas laissé un grand souvenir. La deuxième partie, réalisée par Fruit Chan, est un peu mieux conçue. Elle y met en scène une famille de marchands de thé dans les années 70, qu&#8217;un vieux fou va initier à l&#8217;art des théières à long bec. On est peu habitué à un tel classicisme de la part de Fruit Chan, et même si les scènes avec les théières sont assez réussies et spectaculaires, ça reste très ennuyeux. Verdict : 2/5.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/03/bad-blood.jpg" alt="" title="bad-blood" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-2000" /></p>
<p>On termine le marathon avec un nouveau film d&#8217;action, cette fois-ci hong-kongais : &#8220;Bad Blood&#8221;. Un bon gros nanar des familles qui nous aura involontairement bien fait rire. Déjà parce qu&#8217;il est doublé en mandarin et que les sous-titreurs ont cru bon de traduire les noms des personnages, ce qui donne &#8220;Mr Funky&#8221; pour un parrain de mafia, &#8220;Brother Zen&#8221;, &#8220;Calf&#8221;, &#8220;Bobo&#8221; ou encore &#8220;Dumby&#8221; ! Ca peut paraître un détail mais en contexte, on a frôlé la crise de fou-rire nerveux en pleine séance.<br />
Au contraire de son prédécesseur vietnamien du matin, les scènes de combat sont vraiment ratées, hachées au montage pour cacher les carences des acteurs (l&#8217;actrice principale est particulièrement mauvaise, et Simon Yam est d&#8217;un lourd). Seuls deux personnages s&#8217;en sortent : un jeune homme qu&#8217;on suit pendant toute la première partie du film, avant qu&#8217;il se fasse subitement trahir et poignarder dans le dos par son amie lors d&#8217;une partie de badminton (bonjour le scénario !), l&#8217;autre étant une petite puce sourd-muette surexcitée et super balèze. C&#8217;est la seule qu&#8217;on sent détachée des câbles et dont les plans durent plus de quelques secondes. Ses (trop rares) apparitions donnent lieux aux meilleurs séquences de combat du film, malgré un doublage qui la crédite de petits cris suraigus. Il y a pire : la grand-mère de la famille de gangsters hérite elle d&#8217;une pure voix de brebis désamorçant complètement toute éventuelle tension lors du final. On aura au moins rigolé. Verdict : 1.5/5.</p>
<p>Reste du compte-rendu : <a href="http://dooliblog.com/2010/03/15/compte-rendu-deauville-2010-jour-1/">Jour 1</a> &#8211; <a href="http://dooliblog.com/2010/03/17/compte-rendu-deauville-2010-jour-2/">Jour 2</a> &#8211; <a href="http://dooliblog.com/2010/03/18/compte-rendu-deauville-2010-jour-4/">Jour 4</a></p>
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		<title>Compte-rendu Deauville 2010 – Jour 2</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 23:02:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[On enchaine avec la deuxième journée de festival, passée intégralement dans la grande salle du CID (étonnamment pleine, l&#8217;an dernier il avait fallu attendre la projection de &#8220;L&#8217;Enfant de Kaboul&#8221; pour voir la salle investie par le troisième âge deauvillois).

Premier film du jour, &#8220;Paju&#8221; est le deuxième film de la réalisatrice sud-coréenne Park Chan-Ok. Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On enchaine avec la deuxième journée de festival, passée intégralement dans la grande salle du CID (étonnamment pleine, l&#8217;an dernier il avait fallu attendre la projection de &#8220;L&#8217;Enfant de Kaboul&#8221; pour voir la salle investie par le troisième âge deauvillois).</p>
<p><span id="paju"></span><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/03/paju.jpg" alt="" title="paju" width="300" height="428" class="alignnone size-full wp-image-1996" /></p>
<p>Premier film du jour, &#8220;Paju&#8221; est le deuxième film de la réalisatrice sud-coréenne Park Chan-Ok. Il s&#8217;agit là d&#8217;un drame familial avec son lot de lourds secrets qui ressurgissent, sur fond de crise sociale (ici un problème d&#8217;expropriation). Le film possède une structure narrative assez alambiquée puisque les scènes se succèdent dans un ordre non chronologique sur plus de 7 ans avec très peu d&#8217;indications temporelles. C&#8217;est assez perturbant, notamment dans la première partie où de nombreuses questions restent sans réponse. Lors de discussions d&#8217;après film, on s&#8217;est d&#8217;ailleurs aperçu que chaque spectateur avait une vision un peu différente des choses. Ce qui n&#8217;est pas forcément un mal et démontre à quel point cette histoire est riche et complexe en cumulant différents points de vue dans le temps. Heureusement, la réalisation apporte beaucoup d&#8217;intensité au récit et crée une tension qui maintiendra l&#8217;intérêt jusqu&#8217;à ce que les secrets finissent enfin par se découvrir. Avec ses travellings particulièrement réussis, très noirs (j&#8217;en ai deux en tête, notamment l&#8217;un d&#8217;une force incroyable où l&#8217;héroïne déambule sous des jets de cocktails molotov) et sa musique superbe, &#8220;Paju&#8221; possède une vraie grâce. Un mot également sur les acteurs qui sont parfaits, en particulier l&#8217;actrice Seo Woo qui passe d&#8217;un plan à l&#8217;autre d&#8217;une gamine à une vraie femme, de manière assez ambiguë et troublante. Verdict : 3.75/5.</p>
<p><span id="judge"></span><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/03/judge.jpg" alt="" title="judge" width="450" height="253" class="alignnone size-full wp-image-1995" /></p>
<p>Suit ensuite le film qui a finalement remporté le Grand Prix cette année, à mon grand énervement. &#8220;Judge&#8221; constituait en effet un choix tellement prévisible pour le jury en cette année mettant la Chine à l&#8217;honneur. Film &#8220;social&#8221; mettant en scène un juge tiraillé entre ses convictions au moment de condamner à mort un voleur de voiture, &#8220;Judge&#8221; se révèle particulièrement pauvre. Les plans fixes et dépressifs sur des personnages immobiles s&#8217;y succèdent dans un silence assourdissant. On notera tout de même quelques plans sympathique, en particulier la séquence sur le terrain d&#8217;exécution qui utilise plutôt bien la profondeur de champ (il y aura beaucoup mieux dans un lieu similaire dans &#8220;City of Life and Death&#8221;), mais je retiens davantage la lourdeur du message, l&#8217;absence de rythme et de charisme, et surtout l&#8217;ennui. Verdict : 1/5.</p>
<p><span id="sea"></span><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/03/all-to-the-sea.jpg" alt="" title="all-to-the-sea" width="450" height="301" class="alignnone size-full wp-image-1993" /></p>
<p>Après un petit discours de sa réalisatrice qui ressemblait plus à une récitation de CV lors d&#8217;un entretien d&#8217;embauche, c&#8217;est le film japonais &#8220;All to the sea&#8221; qui a été projeté. L&#8217;histoire d&#8217;une jolie libraire (interprétée par la bombe interstellaire Eriko Sato) vivant des relations sentimentales désastreuses qui va se lier peu à peu avec un lycéen torturé. Le scénario de cette bluette, tiré en plus d&#8217;un roman de la réalisatrice, est particulièrement navrant. Les personnages ne cessent d&#8217;agir de manière stupide tout au long du film, jusqu&#8217;à une scène d&#8217;anthologie où lorsqu&#8217;Eriko décide enfin d&#8217;offrir son corps au jeune lycéen, celui-ci se défile et réagit par un pitoyable &#8220;Ssssumimasen!&#8221; (et je vous passe le bruitage). Reste le show Eriko qui même en surjouant effrontément n&#8217;est jamais désagréable à regarder, ainsi que quelques seconds rôles savoureux (on retrouve avec plaisir des actrices de &#8220;Love Exposure&#8221; et &#8220;Noriko&#8217;s Dinner Table&#8221;, avec une mention pour Sakura Ando et son &#8220;film dans le film&#8221;, où elle parcourt le monde pour coucher avec des hommes de tous les pays afin de devenir une meilleure prostituée !). Côté réalisation, on avait plus l&#8217;impression de voir un téléfilm ou un drama qu&#8217;un film de cinéma, d&#8217;où la question : que faisait ce film dans la sélection ? Surtout qu&#8217;il y avait d&#8217;autres films japonais plus judicieux. Verdict : 1.5/5 (merci Eriko).</p>
<p><span id="city"></span><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/03/city-of-life-and-death.jpg" alt="" title="city-of-life-and-death" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-1994" /></p>
<p>On finit la journée par le monument de ce festival, présenté grâce au focus consacré à son réalisateur Lu Chuan : &#8220;City of Life and Death&#8221; retrace la prise, l&#8217;occupation et le massacre de la ville de Nankin par les Japonais en 1937. Il ne s&#8217;agit pas exactement d&#8217;un &#8220;film de guerre&#8221; traditionnel puisque les scènes de combats se situent majoritairement au début du film. Le film suit plusieurs hommes ou femmes dans des situations bien différentes, qu&#8217;ils soient soldats japonais ou chinois, humanitaires ou collaborateurs. C&#8217;est d&#8217;ailleurs un point qui a fait polémique lors de la sortie du film, puisqu&#8217;il lui était reproché d&#8217;avoir montré des Japonais trop humains (ça me rappelle un peu la censure en Corée dans les années 50). Au contraire, c&#8217;est bien l&#8217;une des forces du film d&#8217;avoir su éviter les caricatures tout en restant réaliste et en n&#8217;hésitant pas à montrer ce qu&#8217;est vraiment la guerre et les actes les plus horribles qu&#8217;elle peut engendrer, du massacre des prisonniers de guerre à l&#8217;esclavage sexuel des &#8220;femmes de réconfort&#8221;. Et si ces actes sont bel et bien montrés, ils le sont sans complaisance : soit ils sont relégués en arrière-plan, presque suggérés mais tellement présents qu&#8217;on peut les sentir, soit une coupe arrive au moment opportun, à la limite de l&#8217;insoutenable.</p>
<p>Et que dire de la réalisation de Lu Chuan. Le film est présenté dans un noir et blanc somptueux et captivant. Les scènes de combat ont beau être spectaculaires, c&#8217;est au plus près des personnages, dans leurs yeux, que le réalisateur préfère chercher des réponses. Au début du film, c&#8217;est un soldat chinois qui capte l&#8217;attention, ses yeux magnifiques inondent l&#8217;écran et dégagent un tel charisme, une telle dignité. A la fin du film, c&#8217;est le visage du soldat japonais sur lequel on s&#8217;attarde lors d&#8217;une parade célébrant la victoire, ses yeux habités, hantés, presque fous. Je pourrais en citer encore et encore, tant les scènes à couper le souffle sont nombreuses. On dirait que Lu Chuan a toujours su faire le bon choix, dans l&#8217;utilisation du ralenti (très rare, mais quel impact !), de la musique&#8230; On en ressort lessivé (je n&#8217;avais plus vraiment envie de voir un autre film après celui-là), conscient d&#8217;avoir assisté à un réel chef d&#8217;oeuvre sur lequel il y aurait beaucoup plus à écrire. Verdict : 4.5/5.</p>
<p>Reste du compte-rendu : <a href="http://dooliblog.com/2010/03/15/compte-rendu-deauville-2010-jour-1/">Jour 1</a> &#8211; <a href="http://dooliblog.com/2010/03/17/compte-rendu-deauville-2010-jour-3/">Jour 3</a> &#8211; <a href="http://dooliblog.com/2010/03/18/compte-rendu-deauville-2010-jour-4/">Jour 4</a></p>
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		<title>Compte-rendu Deauville 2010 – Jour 1</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 22:03:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[asie]]></category>
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		<description><![CDATA[Et voilà, le festival est terminé. Sans en dire trop tout de suite, il s&#8217;est avéré bien meilleur que celui de l&#8217;année précédente au niveau de la programmation (et visiblement au niveau de l&#8217;affluence). Rassurez-vous, on a eu quand même eu droit à notre lot de purges. Plutôt que de tout poster d&#8217;un coup, j&#8217;opte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Et voilà, le festival est terminé. Sans en dire trop tout de suite, il s&#8217;est avéré bien meilleur que celui de l&#8217;année précédente au niveau de la programmation (et visiblement au niveau de l&#8217;affluence). Rassurez-vous, on a eu quand même eu droit à notre lot de purges. Plutôt que de tout poster d&#8217;un coup, j&#8217;opte cette année pour un compte-rendu jour par jour, voici donc le premier.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/03/tactical-unit.jpg" alt="" title="tactical-unit" width="300" height="448" class="alignnone size-full wp-image-1990" /></p>
<p><span id="tactical"></span>On commence plutôt mal avec &#8220;Tactical Unit &#8211; Comrades in Arms&#8221; (solution de repli après avoir appris que la projection de &#8220;Purple Butterfly&#8221; était annulée). Car comme l&#8217;an dernier, alors que j&#8217;arrivais plein d&#8217;entrain et d&#8217;espoir, j&#8217;ai réussi à m&#8217;endormir dès la première séance. Le film débute pourtant de manière assez amusante en jouant sur la rivalité entre deux &#8220;unités&#8221; policières préférant se taper dessus plutôt que de poursuivre un criminel. S&#8217;ensuit une chevauchée dans les bois à la poursuite d&#8217;une bande de malfrats, qui permettra à nos ennemis de finalement collaborer&#8230; En plus d&#8217;être particulièrement téléphoné, le film est mou et sans identité, avec des personnages sans réel charisme. Même les scènes d&#8217;action sont ennuyeuses, et les quelques éléments comiques sont plus risibles qu&#8217;autre chose. On oublie et on passe à la suite. Verdict : 1.5/5.</p>
<p><span id="castaway"></span><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/03/cast-away-on-the-moon.jpg" alt="" title="cast-away-on-the-moon" width="300" height="451" class="alignnone size-full wp-image-1987" /></p>
<p>Le premier film coréen de cette édition, &#8220;Cast Away on the Moon&#8221; m&#8217;a lui au contraire carrément bluffé. Le point de départ est assez original : après avoir tenté de se suicider en se jetant d&#8217;un pont dans le fleuve Han (qui coupe Séoul en deux), un malheureux employé se retrouve coincé et coupé du monde sur une mini île déserte en plein milieu du fleuve. En petit Robinson Crusoé des temps modernes, il profite des déchets de la ville environnante pour survivre.</p>
<p>Le film fait un peu peur au début, puisqu&#8217;il démarre en mode comédie un peu lourde, avec surjeu et humour scato au programme. Pourtant assez vite, il se révèle particulièrement prenant, rythmé et fourmillant d&#8217;idées, avec en plus de vraies qualités visuelles. Il prend même une autre dimension avec l&#8217;introduction d&#8217;un second personnage à l&#8217;univers particulièrement intéressant (je ne vous en dis pas plus), avec qui va s&#8217;instaurer une relation subtile et décalée, jouant beaucoup sur les points de vue. Et si la fin peut paraitre un peu convenue, &#8220;Cast Away on the Moon&#8221; ne se sépare jamais de son petit grain de folie qui le rend si délicieux. Verdict : 4/5.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/03/suzhou-river.jpg" alt="" title="suzhou-river" width="450" height="281" class="alignnone size-full wp-image-1988" /></p>
<p>Je prends peu de risque avec le film suivant puisqu&#8217;au lieu d&#8217;un &#8220;Lola&#8221; ou d&#8217;un &#8220;Nuits d&#8217;ivresse printanière&#8221;, je préfère profiter de l&#8217;occasion de revoir le sublime &#8220;<a href="http://dooliblog.com/2007/10/13/suzhou-river-de-lou-ye-2000/">Suzhou River</a>&#8220;, qui m&#8217;a plu autant que la première fois. Tourné avec trois fois rien, le film mêle une narration originale à une réflexion sur l&#8217;amour pour former quelque chose d&#8217;envoûtant, de beau tout simplement. Et en plus il y a Zhou Xun. Verdict inchangé : 4.25/5.</p>
<p><span id="symbol"></span><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/03/symbol.jpg" alt="" title="symbol" width="450" height="254" class="alignnone size-full wp-image-1989" /></p>
<p>C&#8217;est donc avec la banane que je m&#8217;apprête à découvrir le film au pitch le plus dérangé de l&#8217;année, &#8220;Symbol&#8221;, du japonais Hitoshi Matsumoto. Comme prévu, il s&#8217;agit d&#8217;un objet hautement improbable, qui nous trimballe entre une famille mexicaine déjantée comprenant entre autres un catcheur et une bonne soeur hystérique, et un pauvre malheureux se réveillant dans une pièce entièrement blanche à la &#8220;Cube&#8221;. Mais nous ne sommes pas dans &#8220;Cube&#8221;, et cette pièce est maculée de pénis d&#8217;anges sur lesquels il faut appuyer (!) pour faire apparaitre des objets à l&#8217;utilité variable, et qui permettront à l&#8217;homme de s&#8217;en sortir comme d&#8217;un donjon de Zelda.</p>
<p>Si le concept amuse beaucoup au départ, il s&#8217;essouffle finalement assez vite, ranimé de temps à autre par une idée de génie (tout le passage où l&#8217;homme essaye d&#8217;ouvrir la porte à l&#8217;aide des objets est hilarant, notamment grâce à des inserts de bande dessinée et à une musique enjouée). Il faut l&#8217;avouer, on est plus devant un (très long) numéro de clown que devant un véritable film, et le passage au Mexique (malgré quelques qualités) n&#8217;est qu&#8217;un prétexte pour faire durer le film et maintenir l&#8217;intérêt du spectateur jusqu&#8217;au moment où les deux histoires s&#8217;entrecroisent de manière totalement absurde. La dernière partie du film, carrément psychédélique, conforte dans cette idée. C&#8217;est dommage, car il y avait moyen de faire là un court-métrage très percutant. Verdict : 2.25/5.</p>
<p>Deux bons films dès le premier jour, avec deux autres tout de même regardables, voilà qui commençait plutôt bien. La suite bientôt !</p>
<p>Reste du compte-rendu : <a href="http://dooliblog.com/2010/03/17/compte-rendu-deauville-2010-jour-2/">Jour 2</a> &#8211; <a href="http://dooliblog.com/2010/03/17/compte-rendu-deauville-2010-jour-3/">Jour 3</a> &#8211; <a href="http://dooliblog.com/2010/03/18/compte-rendu-deauville-2010-jour-4/">Jour 4</a></p>
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		<title>Deauville 2010 – programme disponible</title>
		<link>http://dooliblog.com/2010/02/28/deauville-2010-%e2%80%93-programme-disponible/</link>
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		<pubDate>Sun, 28 Feb 2010 21:05:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans une dizaine de jours se déroulera la 12ème édition du Festival du Film Asiatique de Deauville. Comme l&#8217;an dernier, je m&#8217;y rendrai avec quelques camarades et vous aurez probablement droit à un petit compte-rendu à la fin. Contrairement aux années précédentes, le programme a été annoncé plus de deux semaines avant l&#8217;ouverture : http://www.deauvilleasia.com/2010/pdf/FFA12-communique-presse-02.pdf.

Quelques [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans une dizaine de jours se déroulera la 12ème édition du Festival du Film Asiatique de Deauville. Comme l&#8217;an dernier, je m&#8217;y rendrai avec quelques camarades et vous aurez probablement droit à un petit compte-rendu à la fin. Contrairement aux années précédentes, le programme a été annoncé plus de deux semaines avant l&#8217;ouverture : <a href="http://www.deauvilleasia.com/2010/pdf/FFA12-communique-presse-02.pdf">http://www.deauvilleasia.com/2010/pdf/FFA12-communique-presse-02.pdf</a>.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/02/deauville-2010.jpg" alt="" title="deauville-2010" width="300" height="450" class="alignnone size-full wp-image-1983" /></p>
<p>Quelques réactions en vrac :<br />
- Disparition de la section Panorama, ce qui du coup limite fortement le nombre de films inédits hors hommages&#8230;<br />
- Hommage à Lou Ye : même si tous ses films sont trouvables facilement, ce sera l&#8217;occasion de voir le très beau &#8220;<a href="http://dooliblog.com/2007/10/13/suzhou-river-de-lou-ye-2000/">Suzhou River</a>&#8221; sur grand écran (et de découvrir son dernier, même si celui-ci est assez critiqué).<br />
- Côté films coréens, on trouve en compétition &#8220;Paju&#8221; et &#8220;Cast Away on the Moon&#8221; qui ont tous deux plutôt bonne réputation, ainsi que le film épique &#8220;The Sword with No Name&#8221;.<br />
- Après le Kirghizistan, on pourra se vanter cette année d&#8217;avoir vu un film Tadjik (ou pas).<br />
- &#8220;Clash&#8221;, un film d&#8217;action vietnamien mettant en scène &#8220;une femme entraînée au combat&#8221; nous fera-t-il oublier le thaïlandais &#8220;Fireball&#8221; et sa variante du basket gavée à la testostérone ?<br />
- Il parait que &#8220;City of Life and Death&#8221; est très bon, chouette.<br />
- Il vaut mieux ne pas être allergique à Mendoza sous peine d&#8217;avoir quelques trous d&#8217;emploi du temps.<br />
- Enfin, la palme du pitch le plus déjanté revient au japonais &#8220;Symbol&#8221;, de Matsumoto Hitoshi. Jugez plutôt : &#8220;<em>Un japonais se réveille un beau jour dans une pièce immaculée de blanc, sans fenêtres, ni portes. Lorsqu&#8217;il appuie sur une protubérance en forme de pénis fixée au mur, une brosse à dents rose apparaît comme sortie de nulle part et enclenche une série d&#8217;événements vraiment étranges&#8230;</em>&#8220;.</p>
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		<title>Compte-rendu Deauville 2009 &#8211; Action Asia et Panorama</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/03/18/compte-rendu-deauville-2009-action-asia-et-panorama/</link>
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		<pubDate>Wed, 18 Mar 2009 20:33:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: Critiques]]></category>
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		<description><![CDATA[Suite du compte-rendu avec les deux autres catégories de la programmation : la compétition Action Asia et le Panorama (je ne parlerai pas des hommages à Lee Chang-Dong et Lee Yoon-Ki, n&#8217;ayant pas été (re)voir leurs films qui sont assez facilement trouvables).
Commençons par l&#8217;Action Asia : une programmation un peu famélique (5 films) avec un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Suite du <a href="http://dooliblog.com/2009/03/16/compte-rendu-deauville-2009-competition/">compte-rendu</a> avec les deux autres catégories de la programmation : la compétition Action Asia et le Panorama (je ne parlerai pas des hommages à Lee Chang-Dong et Lee Yoon-Ki, n&#8217;ayant pas été (re)voir leurs films qui sont assez facilement trouvables).</p>
<p>Commençons par l&#8217;Action Asia : une programmation un peu famélique (5 films) avec un grand vainqueur presque désigné d&#8217;avance, &#8220;The Chaser&#8221;, déjà visible à de maintes occasions sur les écrans français depuis le festival de Cannes 2008, et qui sort en salles cette semaine (<a href="http://dooliblog.com/2008/07/05/the-chaser-de-na-hong-jin-2008/">voir ma critique</a>). Le reste n&#8217;était franchement pas au niveau, même si une surprise amusante s&#8217;est glissée dans le lot.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/03/fireball.jpg" alt="fireball" title="fireball" width="400" height="311" class="alignnone size-full wp-image-1420" /></p>
<p>FIREBALL<br />
Justement, la bonne surprise est venue de ce &#8220;Fireball&#8221;, film thaïlandais dont le pitch laissait présager un grand n&#8217;importe quoi : &#8220;<em>un jeu violent dérivé du basketball qui est organisé clandestinement par des bandes de criminels</em>&#8220;. Et bien le film est en effet un grand n&#8217;importe quoi, mais terriblement jouissif par moments. Il faut déjà mettre de côté toutes les scènes hors action qui sont un ramassis de clichés (les personnages sont en fait de braves gens qui ne participent à ce jeu mortel que pour venir en aide à leur pauvre famille), avec toujours les trois petites notes de piano bien mièvres dès que le personnage féminin apparait. Par contre, dès qu&#8217;ils se mettent à pratiquer leur basket où le ballon n&#8217;est qu&#8217;un prétexte (le panier est légèrement plus utile, il permet de tuer quelqu&#8217;un), le film devient assez délirant, la caméra sous amphétamines part dans tous les sens, ça se tape dessus à tout va. Une scène de comba-sket (ou basket à la con) sous la pluie résume d&#8217;ailleurs assez bien le film : on n&#8217;y voit rien, on n&#8217;y comprend rien, mais c&#8217;est marrant.</p>
<p>THE MOSS<br />
A l&#8217;inverse du précédent, &#8220;The Moss&#8221; est un film bien décevant. Pourtant toute sa scène inaugurale, bien rythmée et bien glauque, laisse envisager un classique polar HK, pas forcément extraordinaire mais bien prenant (on note même la présence d&#8217;Eric Tsang, qui donne au film son AOC). Mais très vite, l&#8217;immense faiblesse du scénario, pas aidé par une réalisation maniérée voire épileptique dans la dernière partie, fait retomber le soufflé. Il faudra attendre le générique de fin pour une séquence qui provoque l&#8217;émotion (le rire en l&#8217;occurence).</p>
<p>THE SNIPER<br />
Une des plus belles purges du festival (tout de même devancé par &#8220;Jay&#8221;, voir ci-dessous), alors qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;une avant-première mondiale et que la salle était pleine à craquer. Il s&#8217;agit d&#8217;un vulgaire film d&#8217;action mal filmé (le début fait penser à une mauvaise cinématique de jeu vidéo), mal interprété (Edison Chen arbore en permanence un petit air buté, je le préfère largement hilare dans &#8220;Trivial Matters&#8221;), bourré de clichés et d&#8217;invraisemblances&#8230; bref, un désastre. Le pic est atteint lorsque le méchant réalise que la femme qu&#8217;il voit devant lui est issue de son imagination car oui, sa fiancée s&#8217;est en fait suicidée lorsqu&#8217;il était en prison. S&#8217;en suit un cri d&#8217;horreur filmé à grands coups de ralentis et de gros plans sur le visage de l&#8217;acteur, obligé d&#8217;ouvrir une bouche difforme pour exprimer son désespoir. Tout y est mauvais, beurk !</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/03/jay.jpg" alt="jay" title="jay" width="400" height="311" class="alignnone size-full wp-image-1421" /></p>
<p>On passe maintenant au Panorama, catégorie un peu fourre-tout et peu généreuse en bons films (sauf bien sûr le superbe &#8220;<a href="http://dooliblog.com/2009/01/19/my-dear-enemy-de-lee-yoon-ki-2008/">My Dear Enemy</a>&#8220;).</p>
<p>JAY<br />
Ahh, &#8220;Jay&#8221;, le fameux &#8220;Jay&#8221; ! J&#8217;ai passé un moment tellement atroce à le regarder et tellement de fou-rires à force d&#8217;en reparler qu&#8217;il va finir par m&#8217;en rester un bon souvenir. Ce film philippin partait pourtant d&#8217;une bonne idée : dénoncer les dérives de la télé-réalité en montrant le travail charognard et manipulateur d&#8217;une équipe de journalistes pendant un enterrement. Les vingt premières minutes (déjà longues) montrent l&#8217;émission en elle-même, puis le film repart du début en montrant le véritable déroulement des évènements. Soit une bonne heure et quart de geignements, de lamentations et de pleurs, avec en point d&#8217;orgue le personnage insupportable de la mère, Nanay Luz, dont le nom est susurré sans cesse par le journaliste avec une voix toute aussi irritante. &#8220;Nanay Luuuz, Nanay Luuuz&#8221;, j&#8217;en fais encore des cauchemars ! Le seul point intéressant du film est la mort accidentelle d&#8217;un poussin pendant l&#8217;enterrement, judicieusement exploitée par une mise en abime du film (l&#8217;enterrement du poussin).</p>
<p>24 CITY<br />
Vrai-faux documentaire sur les ouvriers d&#8217;une usine chinoise, &#8220;24 City&#8221; est constitué d&#8217;une série de (très) longues interventions filmées face caméra. Je ne savais d&#8217;ailleurs pas qu&#8217;une partie des intervenants étaient en fait des comédiens, et je me demande bien quel en était l&#8217;intérêt. Je me suis beaucoup ennuyé : non pas que le propos soit inintéressant, c&#8217;est surtout la forme qui ne lui rend pas hommage. Détail amusant, j&#8217;ai reconnu dans plusieurs anecdotes des passages des livres de Yu Hua (&#8220;<a href="http://dooliblog.com/2008/07/08/le-vendeur-de-sang-de-yu-hua/">Le Vendeur de Sang</a>&#8220;, &#8220;<a href="http://dooliblog.com/2008/10/09/brothers-de-yu-hua-2005/">Brothers</a>&#8220;), dont je conseille plus la lecture que la vision de ce film.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/03/yamagata_scream.jpg" alt="yamagata_scream" title="yamagata_scream" width="400" height="311" class="alignnone size-full wp-image-1422" /></p>
<p>YAMAGATA SCREAM<br />
C&#8217;était un des films que nous attendions le plus (forcément, des zombies samouraïs contre des lycéennes&#8230;), peut-être un peu trop car la déception fut assez forte. Pourtant le film commence très bien, en nous montrant un bus scolaire peuplé d&#8217;écolières kawai se diriger gaiement vers un village reculé. Mais dès l&#8217;apparition des fameux zombies, on déchante très vite, ceux-ci ressemblant plus à des schtroumpfs qu&#8217;à des morts-vivants. Car le film est en fait une comédie assez hystérique mais trop gentille, et si le début est tout de même très drôle, &#8220;Yamagata Scream&#8221; finit vite par lasser et faire regretter le bain de sang réjouissant tant espéré.</p>
<p>ALL ABOUT WOMEN<br />
Vu le dimanche très tôt dans un état de fraîcheur douteux (surtout après le &#8220;Yamagata Scream&#8221; à la séance de minuit la veille), le film a le mérite de m&#8217;avoir tenu éveillé (la réalisation bordélique et vitaminée de Tsui Hark doit y être pour quelque chose). En fait, c&#8217;est seulement un tiers du film que j&#8217;ai adoré, le reste était très moyen. Ce tiers, on le doit à Zhou Xun dont chacune des apparitions à l&#8217;écran est un délice d&#8217;humour, entre sa technique de drague à base de phéromones et sa &#8220;sclérose sélective&#8221; qui fige tous ses membres au moindre contact masculin. Je me serais bien contenté d&#8217;un long métrage uniquement basé sur son personnage de clown blanc improbable et lumineux (comment ça fanboy ?).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/03/all_about_women.jpg" alt="all_about_women" title="all_about_women" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-1419" /></p>
<p>Pour finir sur ce festival, je dirais que malgré tous les reproches qu&#8217;on peut adresser à la programmation (notamment son absence d&#8217;originalité, le fait de présenter des films sur le point de sortir en dvd ou au cinéma, etc) ou à l&#8217;organisation, j&#8217;en garderai un excellent souvenir. Pour ses discussions enflammées entre cinéphiles et autres maniaques jusqu&#8217;à pas d&#8217;heure, pour ses quelques découvertes improbables (aurais-je vu &#8220;Jay&#8221; ou &#8220;Fireball&#8221; ailleurs ?), pour le rugissement du public lors du générique de début de &#8220;Yamagata Scream&#8221;, ou encore pour cette magnifique claque vécue lors d&#8217;&#8221;All Around Us&#8221;, je suis bien content d&#8217;avoir fait le déplacement.</p>
<p>A lire chez mes compagnons de projection :<br />
- <a href="http://nihon-eiga.over-blog.com/article-29092203.html">Nihon Eiga</a><br />
- <a href="http://insecte-nuisible.com/festival-du-cinema-asiatique-de-deauville-2009/">Epikt</a><br />
- <a href="http://butterflyprod.over-blog.com/article-29196127.html">ButterflyProd</a><br />
- <a href="http://onceuponatia.free.fr/">et lui aussi</a>, continuons à le harceler pour qu&#8217;il réanime son blog <img src='http://dooliblog.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
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		<title>Compte-rendu Deauville 2009 &#8211; Compétition</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 21:45:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[deauville]]></category>
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		<description><![CDATA[Première partie du compte-rendu du festival du film asiatique de Deauville cuvée 2009 avec la compétition officielle. Une sélection pas folichonne au départ qui s&#8217;est tout de même révélée intéressante grâce aux derniers films projetés. Je traite ici les films par ordre de vision (une manière de garder le meilleur pour la fin).

CHANT DES MERS [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Première partie du compte-rendu du festival du film asiatique de Deauville cuvée 2009 avec la compétition officielle. Une sélection pas folichonne au départ qui s&#8217;est tout de même révélée intéressante grâce aux derniers films projetés. Je traite ici les films par ordre de vision (une manière de garder le meilleur pour la fin).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/03/chant-des-mers-du-sud.jpg" alt="chant-des-mers-du-sud" title="chant-des-mers-du-sud" width="450" height="233" class="alignnone size-full wp-image-1402" /></p>
<p>CHANT DES MERS DU SUD<br />
Que dire de ce film kirghize sinon qu&#8217;il ne m&#8217;a pas laissé un souvenir impérissable, loin de là. Pour tout dire, j&#8217;ai quand même réussi à m&#8217;endormir alors qu&#8217;il s&#8217;agissait du premier film que j&#8217;ai vu en arrivant à Deauville (dans un état de fatigue incomparable avec celui de fin de festival). Ceci m&#8217;a d&#8217;ailleurs permis d&#8217;apprécier différemment un moment du film, puisque lorsque j&#8217;ai rouvert les yeux ce fut pour découvrir le personnage principal complètement nu, l&#8217;air apeuré, en train de conduire une moto. Je ne saurai donc jamais comment il s&#8217;est retrouvé dans cette situation, ce qui n&#8217;est pas pour déplaire à mon imagination. C&#8217;est parfois drôle, pas trop mal filmé, mais manque sérieusement de pep&#8217;s et peine à dépasser le stade de la petite chronique familiale folklorique.</p>
<p>NAKED OF DEFENSES<br />
Petit film japonais complètement fauché, Naked of Defenses est plein de bonnes intentions mais souffre d&#8217;une réalisation vraiment pas à la hauteur. Certaines scènes sont même à la limite de l&#8217;amateurisme (l&#8217;accident de voiture apparaissant en flash-back, et que dire du son mal étalonné) et anéantissent malheureusement les émotions que le film aurait pu procurer. Pourtant celui-ci n&#8217;est pas exempt de bonnes idées et contient quelques jolis moments de cinéma quand il sort de sa monotonie, notamment lorsque les deux femmes se lient d&#8217;amitié. Avec son final assez improbable et devant une telle sincérité, presque naïve, on finirait presque par s&#8217;attacher au film.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/03/breathless1.jpg" alt="breathless" title="breathless" width="300" height="450" class="alignnone size-full wp-image-1401" /></p>
<p>BREATHLESS<br />
&#8220;Breathless&#8221; est un film énervant. On y suit les traces de Sang-Hoon, un homme violent passant son temps à mettre des coups (c&#8217;est même son métier), allumer et jeter des cigarettes avec style ou encore proférer des bordées de jurons. Lors d&#8217;une scène mémorable, un crachat anodin finit sa chute sur la cravate d&#8217;une lycéenne déboulant dans le champ, une jeune fille avec laquelle il va se lier (non sans un rude échange d&#8217;amabilités). Le ton est très vif, relevé, et la vitalité du film m&#8217;a beaucoup plu dans sa première partie&#8230; jusqu&#8217;à ce que la dernière demi-heure vienne tout gâcher. Le film aurait d&#8217;ailleurs très bien pu s&#8217;achever au bout d&#8217;une heure et demie sur une très belle scène dans laquelle les deux protagonistes arrivent enfin à dévoiler leur fragilité derrière le masque de violence ordinaire qui caractérise leur quotidien. Mais non, au lieu de ça le film tire en longueur en s&#8217;inventant un final larmoyant et interminable à l&#8217;aide de symboles bien lourdauds. Visiblement cet ultime gâchis n&#8217;a pas dérangé le jury qui lui a décerné le Lotus d&#8217;Or, de mon côté je trouve ça assez rageant.</p>
<p>TRIVIAL MATTERS<br />
Le grand sourire de cette sélection, une série de 7 court-métrages réalisés par Pang Ho-Cheung avec comme point commun les petits tracas de notre existence en mode comique. Les 3 premiers sont tout simplement irrésistibles. &#8220;Vis Major&#8221; s&#8217;amuse des différences de perception au sein d&#8217;un couple lors de l&#8217;acte sexuel, avec un mode de narration particulièrement drôle et bien pensé. Le second, &#8220;Civism&#8221;, est une tirade absolument délirante d&#8217;un Edison Chen bourré dans un club vantant le fait qu&#8217;il est un bon citoyen (je ne dis pas pourquoi, histoire de ne pas vous gâcher le plaisir), à grands renforts de citations improbables (Spiderman !). Enfin, le troisième, &#8220;It&#8217;s a Festival today&#8221; nous apprend comment célébrer comme il se doit chaque jour du calendrier (en particulier la fête de l&#8217;aspirateur et le jour de la giclée thaï !). Et même si les suivants ne sont pas aussi drôles (le numéro 5 est même très mélancolique et contraste fortement avec le reste), ce &#8220;Trivial Matters&#8221; fait un bien fou.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/03/trivial-matters.jpg" alt="trivial-matters" title="trivial-matters" width="300" height="396" class="alignnone size-full wp-image-1404" /></p>
<p>L&#8217;ENFANT DE KABOUL<br />
Je suis allé voir ce film à reculons, faute d&#8217;un meilleur choix (ayant déjà vu deux fois &#8220;The Chaser&#8221; qui passait dans l&#8217;autre salle), craignant d&#8217;avoir affaire à une carte postale pleine de gros sentiments. Malgré tout, j&#8217;espérais me tromper et être agréablement surpris mais&#8230; non. Du point de vue cinématographique, ce film représente vraiment le néant : pas d&#8217;idées, pas de rythme, rien. L&#8217;ovation frénétique réservée à la fin du film par le troisième âge deauvillois m&#8217;a fait craindre un instant de voir le film récompensé, il n&#8217;en fut heureusement rien.</p>
<p>CLAUSTROPHOBIA<br />
Ce film reprend un peu le principe d&#8217;un &#8220;5&#215;2&#8243; de Ozon en déconstruisant la relation d&#8217;un couple à coup de flashbacks successifs. Avec un titre pareil, je m&#8217;attendais plutôt à un polar bien angoissant (peut-être à cause d&#8217;Insomnia ?), et l&#8217;ambiance très pesante de la première scène laissait à penser que quelque chose allait dégénérer, alors qu&#8217;il n&#8217;en est finalement rien. Du coup, à force d&#8217;attendre un improbable ressort scénaristique, j&#8217;ai eu la désagréable impression que le film tournait à vide. Méticuleusement réalisé, celui-ci s&#8217;acharne à construire une tension permanente à coups de lieux confinés : voiture, ascenseur, aquarium, toit, on a même droit à une très intéressante sensation de &#8220;claustrophobie auditive&#8221; lorsque les personnages se voient infliger un bref spot publicitaire tournant en boucle sur une télévision pendant un bon quart d&#8217;heure (malheureusement gâchée par une erreur de script, la télé apparaissant très visiblement éteinte en arrière-plan en plein milieu de la scène). Mais cette tension ne mène strictement à rien, tellement la progression des personnages laisse indifférent.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/03/members-of-the-funeral.jpg" alt="members-of-the-funeral" title="members-of-the-funeral" width="400" height="312" class="alignnone size-full wp-image-1403" /></p>
<p>MEMBERS OF THE FUNERAL<br />
Voilà un film complètement bizarroïde dont je ne sais trop quoi penser. Il souffre principalement d&#8217;un scénario beaucoup trop alambiqué, se trouvant sans doute très intelligent mais abandonnant complètement le spectateur en chemin. C&#8217;est dommage, car quelques passages sont des merveilles d&#8217;humour noir voire de poésie macabre, et le film recèle quelques bonnes idées barges. Il faudra à mon avis garder un oeil sur le réalisateur de ce premier film, même si pour celui-ci il échoue en chemin.</p>
<p>THE SHAFT<br />
Avec ce film décrivant le quotidien d&#8217;une famille de mineurs dans la campagne chinoise, on pouvait s&#8217;attendre à une avalanche de misérabilisme. La première partie du film s&#8217;inscrit d&#8217;ailleurs plutôt dans cette veine, en se concentrant de manière assez morose sur le mal-être de la fille qui souhaite à tout prix quitter cette ville minière, s&#8217;achevant sur un plan particulièrement lourd représentant ses chaussures rouges flottant sur l&#8217;eau, sur un air de flûte bien cliché. Cependant, le film enchaine ensuite sur le fils et devient tout à coup beaucoup plus réussi, celui-ci cherchant à s&#8217;en sortir, même maladroitement. La réalisation semble s&#8217;alléger peu à peu avec le temps, et la dernière partie consacrée au père se transforme presque en message d&#8217;espoir, le mine omniprésente du début s&#8217;éloignant de la vie des personnages. On peut certes regretter l&#8217;absence de fantaisie (il y avait pourtant des occasions, notamment lorsque le vieux père se rend au cybercafé), mais ce &#8220;The Shaft&#8221; a réussi à me capter progressivement, presque à mon insu, pour devenir carrément poignant sur la fin.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/03/all-around-us.jpeg" alt="all-around-us" title="all-around-us" width="300" height="413" class="alignnone size-full wp-image-1400" /></p>
<p>ALL AROUND US<br />
LA grande révélation de ce festival, qui a mis beaucoup de temps à arriver (dimanche matin !) mais qui fait presque oublier d&#8217;un coup tous les mauvais films. &#8220;All around us&#8221; suit sur plusieurs années différents moments de la vie d&#8217;un couple de trentenaires japonais particulièrement attachants, filmé en longs plan-séquences laissant la part belle aux comédiens (vraiment excellents). Les situations de vie quotidienne et les dialogues sonnent très justes, que ce soit dans les badinages amoureux (avec un humour omniprésent, grand point fort du film) ou les moments les plus difficiles. Le summum est pour moi atteint lors d&#8217;une scène où, alors que tout va mal, les deux personnages se mettent à se parler, lâchent enfin tout ce qu&#8217;ils ont sur le coeur, entre pleurs et rires. Le plan séquence se trouve là parfaitement justifié, et allié à la qualité de l&#8217;interprétation, génère une scène sublime et incroyablement émouvante. Le film est long (2h20), mais chacune des dernières scènes étant plus réussie que la précédente, &#8220;All around us&#8221; passe tout seul et constitue une vraie délivrance. Ouf !</p>
<p>Rendez-vous d&#8217;ici peu pour le compte-rendu de la compétition Action Asia puis le Panorama et enfin un petit bilan <img src='http://dooliblog.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
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		<title>@ Deauville</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Mar 2009 19:45:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Demain, dès l&#8217;aube, à l&#8217;heure où blanchit la campagne, je partirai&#8230; à Deauville. Le blog sera donc en léthargie temporaire pendant quelques jours, mais je compte bien en profiter un maximum, voir le plus de films possible en espérant faire de belles découvertes, prendre des photos et faire des rencontres intéressantes.
Rendez-vous donc la semaine prochaine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Demain, dès l&#8217;aube, à l&#8217;heure où blanchit la campagne, je partirai&#8230; à Deauville. Le blog sera donc en léthargie temporaire pendant quelques jours, mais je compte bien en profiter un maximum, voir le plus de films possible en espérant faire de belles découvertes, prendre des photos et faire des rencontres intéressantes.</p>
<p>Rendez-vous donc la semaine prochaine pour un compte-rendu complet de cette édition 2009 du festival (enfin ce dont je me souviendrais <img src='http://dooliblog.com/wp-includes/images/smilies/icon_razz.gif' alt=':P' class='wp-smiley' />  ).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/03/deauville.jpg" alt="deauville" title="deauville" width="213" height="332" class="alignnone size-full wp-image-1390" /></p>
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		<title>Deauville 2009 &#8211; programme disponible</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Mar 2009 19:53:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A une bonne semaine du lancement du 11ème Festival du Film Asiatique de Deauville, la programmation vient (enfin) d&#8217;être rendue publique. Au programme, une trentaine de films avec la Corée comme pays d&#8217;honneur (pas moins de 14 films sur les 32 !), avec deux hommages consacrés à Lee Chang-Dong (qui sera présent pour une &#8220;leçon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A une bonne semaine du lancement du 11ème Festival du Film Asiatique de Deauville, la programmation vient (enfin) d&#8217;être rendue publique. Au programme, une trentaine de films avec la Corée comme pays d&#8217;honneur (pas moins de 14 films sur les 32 !), avec deux hommages consacrés à Lee Chang-Dong (qui sera présent pour une &#8220;leçon de cinéma&#8221;) et Lee Yoon-Ki (une bonne occasion de découvrir sa filmographie après avoir adoré &#8220;<a href="http://dooliblog.com/2009/01/19/my-dear-enemy-de-lee-yoon-ki-2008/">My Dear Enemy</a>&#8220;).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/03/breathless.jpg" alt="breathless" title="breathless" width="300" height="430" class="alignnone size-full wp-image-1386" /></p>
<p>Au menu côté Corée, on retrouve donc quelques blockbusters ayant bien marché l&#8217;an dernier sur le marché local (&#8220;The Chaser&#8221;, &#8220;The Divine Weapon&#8221; et &#8220;Frozen Flower&#8221;), mais surtout des premiers films assez tentants (&#8220;Breathless&#8221; et surtout &#8220;Members of the Funerals&#8221;). Dans le reste de l&#8217;Asie, on notera la présence du tout récent oscarisé &#8220;Departures&#8221; (qui a d&#8217;ailleurs aussi raflé de manière impressionnante <a href="http://wildgrounds.com/index.php/2009/02/21/32nd-japan-academy-awards-results/">tous les prix dans son pays</a>), mais aussi les derniers Jia Zhang-Ke (&#8220;24 City&#8221;) et Tsui Hark (&#8220;All About Women&#8221;, avec la délicieuse Zhou Xun).</p>
<p>A côté de ça, pas mal de films inconnus à découvrir, au hasard d&#8217;un pitch séduisant (celui-là est pas mal dans le genre : &#8220;<em>Un homme d’affaires et des lycéennes en voyage de classe réveillent accidentellement les guerriers samouraïs de Yamagata. Ces derniers, transformés en zombies, retournent dans le village d’Oshakabe pour se venger des descendants des habitants et mettre ainsi fin à leur malédiction.</em>&#8220;).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/03/all-about-women.jpg" alt="all-about-women" title="all-about-women" width="450" height="263" class="alignnone size-full wp-image-1385" /></p>
<p>Tous les détails de cette programmation sont disponibles <a href="http://deauvilleasia.congres-deauville.com/pdf/2009/Dossierdepresse%20-FFA09.pdf">dans le dossier de presse</a>. Rendez-vous donc dans une semaine pour le festival ! <img src='http://dooliblog.com/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' />  (et si vous comptez y aller, faites moi signe !)</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Festival du Film Asiatique de Deauville 2009 &#8211; Premières infos</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/02/11/festival-du-film-asiatique-de-deauville-2009premieres-infos/</link>
		<comments>http://dooliblog.com/2009/02/11/festival-du-film-asiatique-de-deauville-2009premieres-infos/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2009 10:49:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<category><![CDATA[festival]]></category>

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		<description><![CDATA[Le premier communiqué de presse du Festival du Film Asiatique de Deauville 2009 a été publié ce lundi, et nous offre quelques informations sur le programme du festival. Un festival dont vous n&#8217;avez pas fini d&#8217;entendre parler ici puisque votre serviteur se rendra sur les lieux du jeudi 12 au dimanche 15 mars prochain (d&#8217;ailleurs, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le premier <a href="http://deauvilleasia.congres-deauville.com/pdf/2009/FESTIVALDUFILMASIATIQUE-presse1.pdf">communiqué de presse</a> du Festival du Film Asiatique de Deauville 2009 a été publié ce lundi, et nous offre quelques informations sur le programme du festival. Un festival dont vous n&#8217;avez pas fini d&#8217;entendre parler ici puisque votre serviteur se rendra sur les lieux du jeudi 12 au dimanche 15 mars prochain (d&#8217;ailleurs, si certains lecteurs s&#8217;y rendent aussi, faites moi signe, ce sera l&#8217;occasion de se rencontrer <img src='http://dooliblog.com/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' />  ).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/02/deauville.jpg" alt="deauville" title="deauville" width="250" height="375" class="alignnone size-full wp-image-1339" /></p>
<p>Mais revenons au communiqué de presse. On y apprend que :<br />
- le président du jury sera l&#8217;écrivain et réalisateur français Eric-Emmanuel Schmitt, qui succédera donc à Patrice Chéreau.<br />
- une rétrospective présentera plusieurs films de &#8220;cinéastes coréens emblématiques&#8221;. Bonne nouvelle même si j&#8217;espère que cette programmation ne fera pas doublon avec la récente rétrospective à la filmothèque (le communiqué mentionne les noms de Kim Ki-Duk, Park Chan-Wook, Shin Sang-Ok et Im Kwon-Taek), et nous réservera quelques inédits&#8230;</p>
<p>Voila pour le moment, en attendant d&#8217;en savoir plus sur la sélection officielle (pitié, prenez le nouveau film de Sono Sion&#8230;). <img src='http://dooliblog.com/wp-includes/images/smilies/icon_razz.gif' alt=':P' class='wp-smiley' /> </p>
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