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	<title>Dooliblog &#187; festival</title>
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	<description>Cinéma coréen ou d&#039;ailleurs, découvertes culturelles et coups de coeur... par Pierre et Hyewon</description>
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		<title>Programme Paris Cinéma 2010 : ouch!</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Jun 2010 20:12:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: News]]></category>
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		<description><![CDATA[La programmation du festival Paris Cinéma 2010 a été dévoilée aujourd&#8217;hui, et cette édition mettant le Japon à l&#8217;honneur s&#8217;annonce particulièrement excellente. Une montagne de films de tous genres sera projetée, parmi lesquels, enfin et hallelujah : &#8220;Tetsuo : the Bullet Man&#8221; de Shinya Tsukamoto ! Mais ce sera loin d&#8217;être le seul film intéressant, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La programmation du festival Paris Cinéma 2010 a été dévoilée aujourd&#8217;hui, et cette édition mettant le Japon à l&#8217;honneur s&#8217;annonce particulièrement excellente. Une montagne de films de tous genres sera projetée, parmi lesquels, enfin et hallelujah : &#8220;Tetsuo : the Bullet Man&#8221; de Shinya Tsukamoto ! Mais ce sera loin d&#8217;être le seul film intéressant, je conseille notamment &#8220;All Around Us&#8221; (Ryosuke Hashiguchi) à tous ceux qui ne l&#8217;ont pas vu. Au programme également : des hommages à Koji Wakamatsu et Akira Kurosawa, focus sur Shinobu Terajima et Rinko Kikuchi&#8230; des tonnes de choses à découvrir.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/06/paris-cinema.png" alt="" title="paris-cinema" width="450" height="117" class="alignnone size-full wp-image-2046" /></p>
<p>Côté cinéma coréen, nous pourrons visionner en avant-première les deux films présents en compétition lors du dernier festival de Cannes : &#8220;The Housemaid&#8221; (Im Sang-Soo) et &#8220;Poetry&#8221; (Lee Chang-Dong). Autre film à ne rater sous aucun prétexte : le chinois &#8220;City of Life and Death&#8221; <a href="http://dooliblog.com/2010/03/17/compte-rendu-deauville-2010-jour-2/#city">dont je vous disais le plus grand bien ici</a> et qui sortira par ailleurs en salles le 21 juillet prochain (il FAUT le voir en salles). Ce sera également l&#8217;occasion de voir ce fameux &#8220;Oncle Boonmee&#8221;, palme d&#8217;or à Cannes.</p>
<p>Le détail de cette programmation richissime est disponible <a href="http://www.pariscinema.org/fr/programmes-2010/">sur le site officiel du festival</a>. Vivement juillet. Tetsuoooooooo!</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2010/06/tetsuo3.jpg" alt="" title="tetsuo3" width="299" height="427" class="alignnone size-full wp-image-2047" /></p>
<p><a href="http://www.cinemasie.com/fr/depeches.html?depeche_id=2060">Via Cinémasie</a></p>
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		<title>FFCF 2009 #9: Bilan</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 20:53:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: Blabla]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[corée]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>

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		<description><![CDATA[La quatrième édition du Festival Franco-Coréen du Film 2009 s&#8217;est achevée dans la joie et la bonne humeur hier soir avec la projection du délirant &#8220;Robot Taekwon V&#8221;, spectacle savoureux de kitsch old-school aux influences multiples (de Goldorak à Bambi !). Cette soirée a aussi été l&#8217;occasion pour le jury de récompenser deux films : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La quatrième édition du Festival Franco-Coréen du Film 2009 s&#8217;est achevée dans la joie et la bonne humeur hier soir avec la projection du délirant &#8220;Robot Taekwon V&#8221;, spectacle savoureux de kitsch old-school aux influences multiples (de Goldorak à Bambi !). Cette soirée a aussi été l&#8217;occasion pour le jury de récompenser deux films : la palme suprême revenant à &#8220;Potato Symphony&#8221;, film dont je n&#8217;ai pas parlé mais que j&#8217;ai trouvé pas mal du tout. Alors que son pitch aux airs de déjà-vu (une histoire de gangsters anciens amis de lycée, assez proche de &#8220;Friend&#8221;) n&#8217;était guère engageant, le film est assez original et évite justement beaucoup d&#8217;écueils (un exemple simple : tout le film fait référence à des événements survenus pendant la jeunesse des personnages, mais évite soigneusement les flashbacks). Malgré un vrai problème de rythme sur la première partie et un scénario parfois un peu confus, le film surprend sans cesse et amuse jusqu&#8217;à un final très réussi. Le court-métrage &#8220;Too Bitter To Love&#8221; a également été récompensé (<a href="http://dooliblog.com/2009/11/13/ffcf-2009-6-courts-metrages-1/">mon avis était mitigé</a> : si j&#8217;admets volontiers que le film provoque quelque chose, je l&#8217;ai trouvé formellement assez pauvre).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/11/potato-symphony.jpg" alt="potato-symphony" title="potato-symphony" width="300" height="431" class="alignnone size-full wp-image-1939" /></p>
<p>Côté satisfactions, je tiens à féliciter le festival et ses organisateurs pour la qualité de la programmation : une sélection très variée, énormément d&#8217;inédits, des court-métrages, des documentaires, des films anciens&#8230; Il s&#8217;agit là d&#8217;une occasion unique pour voir ces films dont certains ne sont même pas encore sortis en Corée. On peut regretter de n&#8217;avoir pas ressenti de vrai &#8220;claque&#8221;, d&#8217;avoir assisté à un pur chef d&#8217;oeuvre, mais d&#8217;un côté ceux-ci sont rares et le niveau général était quand même très bon (je n&#8217;ai d&#8217;ailleurs pas l&#8217;impression d&#8217;avoir vu un seul &#8220;mauvais film&#8221;, du moins dans les longs métrages). Mention spéciale à la sélection de films de propagande des années 60-70 qui m&#8217;a particulièrement plu, et si je n&#8217;en ai pas parlé ici c&#8217;est que je prépare quelque chose de plus complet sur le sujet (wait and see!). Ce programme était accompagné de &#8220;suppléments&#8221; de qualité : présence de nombreux réalisateurs, conférence très intéressante, interview des réalisateurs primés presque en direct lors de la clôture&#8230;</p>
<p>Autour des films, l&#8217;ambiance était excellente et propice aux discussions animées et aux rencontres. J&#8217;ai eu l&#8217;impression qu&#8217;il y avait plus de monde que les années précédentes, ce qui serait une très bonne nouvelle. L&#8217;équipe est très accessible, et si le festival n&#8217;a pas forcément un côté très &#8220;professionnel&#8221; comme d&#8217;autres rendez-vous plus huppés, ça ne le rend que plus sympathique. Personnellement, j&#8217;aurais aimé écrire à propos de plus de films visionnés mais j&#8217;ai eu du mal à tenir le rythme sur le blog. Sur ce point mention spéciale à mes camarades de <a href="http://made-in-asie.blogspot.com/">Made In Asie</a> qui ont pratiquement écrit un article par film et à <a href="http://limpossibleblogcine.blogspot.com/">L&#8217;Impossible Blog Ciné</a> pas loin derrière. Vous pourrez aussi retrouver le compte-rendu complet de Xavier sur cinemasie (<a href="http://www.cinemasie.com/fr/fiche/dossier/408/">première partie dispo</a>). Pour terminer, un moment particulièrement fort et frustrant fut l&#8217;hommage à la jeune réalisatrice Jin Lee disparue il y a un mois et demi, l&#8217;occasion de découvrir un talent très original, un univers particulier, très sensoriel. J&#8217;espère qu&#8217;on aura l&#8217;occasion prochainement de voir son unique long-métrage, &#8220;Trans&#8221;.</p>
<p>Ah sinon, gros problème : il faut attendre un an avant le prochain !</p>
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		<title>FFCF 2009 #8: Punch Lady &#8211; de Kang Hyo-Jin (2007)</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Nov 2009 12:32:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[On ne gagne pas à tous les coups&#8230; Si jusqu&#8217;à maintenant j&#8217;ai plutôt trouvé la sélection plutôt intéressante (avec du moyen, du pas mal et du très bien), ce film est vraiment au fond du panier (même si toutes proportions gardées, il n&#8217;est pas spécialement &#8220;désagréable&#8221; à regarder).

Ha-Eun est une mère au foyer élevant sa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On ne gagne pas à tous les coups&#8230; Si jusqu&#8217;à maintenant j&#8217;ai plutôt trouvé la sélection plutôt intéressante (avec du moyen, du pas mal et du <a href="http://dooliblog.com/2009/11/14/ffcf-2009-7-norwegian-woods-de-no-zin-soo-2009/">très bien</a>), ce film est vraiment au fond du panier (même si toutes proportions gardées, il n&#8217;est pas spécialement &#8220;désagréable&#8221; à regarder).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/11/punch-lady-1.jpg" alt="punch-lady-1" title="punch-lady-1" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-1936" /></p>
<p><em>Ha-Eun est une mère au foyer élevant sa fille qui est au collège. Elle est mariée à un champion de K-1 (Kick-boxing japonais). De nature docile et gentille, Ha-Eun a enduré pendant 13 ans les violences conjugales. Lors d’une conférence de presse de K-1, elle s’en prend vivement à son mari et le défie à un combat sur le ring. Elle n’a seulement que 3 mois pour s’entraîner avant de le combattre. <a href="http://www.ffcf-cinema.com/programme-2009/selection-2009/punchlady/">(source)</a></em></p>
<p>&#8220;Punch Lady&#8221; tente de courir deux lièvres à la fois. D&#8217;un côté, il se veut portrait fort d&#8217;une femme battue en quête de rédemption, envers sa fille mais aussi envers elle-même. Longtemps victime silencieuse, incapable de résister à son mari ultraviolent, elle prend son courage à deux mains pour lui faire subir le même sort. Le problème, c&#8217;est que le scénario est l&#8217;un des plus invraisemblables que j&#8217;ai vu depuis longtemps. Ca n&#8217;est absolument pas crédible (c&#8217;est même assez délirant), ce qui forcément n&#8217;aide pas le spectateur à se sentir impliqué dans le film. Et ce n&#8217;est pas la surenchère d&#8217;effets censés provoquer l&#8217;émotion qui va y changer quelque chose, bien au contraire.</p>
<p>Reste l&#8217;aspect comédie qui est l&#8217;autre caractéristique du film, et qui pourrait en quelque sorte &#8220;excuser&#8221; le scénario. Mais cet aspect n&#8217;est malheureusement pas plus réussi. Il mise principalement sur une ribambelle de personnages secondaires caricaturaux, surjouant de manière quasi-hystérique. Le film mise sur des gags lourdingues (à base de grosses gamelles) pour tenir le rythme, il est en plus beaucoup trop long. Non, c&#8217;est le déroulement improbable du scénario qui m&#8217;a le plus fait rire (jaune).</p>
<p>Il reste tout de même des aspects intéressants dans ce film, notamment sa manière plutôt frontale d&#8217;aborder le sujet des violences conjugales faites aux femmes. La première scène de violence entre Ha-Eun et son mari est brutale et interpelle, d&#8217;autant que si les hommes sont souvent violents, de telles images sont rarement montrées aussi directement dans le cinéma coréen. Mais je ne suis pas convaincu que traiter ce sujet grave de manière aussi légère et utopique fasse avancer quoique ce soit.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/11/punch-lady-2.jpg" alt="punch-lady-2" title="punch-lady-2" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-1937" /></p>
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		<title>FFCF 2009 #7: Norwegian Woods &#8211; de No Zin-Soo (2009)</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/11/14/ffcf-2009-7-norwegian-woods-de-no-zin-soo-2009/</link>
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		<pubDate>Sat, 14 Nov 2009 22:16:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voilà un film que j&#8217;attendais avec une certaine impatience depuis cet article il y a quelques semaines, il s&#8217;est révélé être au-delà de mes espérances, et mon gros coup de coeur de ce festival (pour le moment).

Un coupe adultère venu s&#8217;envoyer en l&#8217;air dans une voiture, trois lycéens adeptes de drogues douces et deux gangsters [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà un film que j&#8217;attendais avec une certaine impatience depuis <a href="http://dooliblog.com/2009/10/25/cinema-coreen-petit-budget-creativite/">cet article il y a quelques semaines</a>, il s&#8217;est révélé être au-delà de mes espérances, et mon gros coup de coeur de ce festival (pour le moment).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/11/norwegian-woods-1.jpg" alt="norwegian-woods-1" title="norwegian-woods-1" width="300" height="450" class="alignnone size-full wp-image-1933" /></p>
<p><em>Un coupe adultère venu s&#8217;envoyer en l&#8217;air dans une voiture, trois lycéens adeptes de drogues douces et deux gangsters investis d&#8217;une étrange mission se retrouvent dans une même forêt. La présence d&#8217;un étrange psychopathe va mêler leurs destins&#8230;</em></p>
<p>Le film débute en trompe-l&#8217;œil sur une espèce de scène à la Blair Witch en noir et blanc&#8230; qui représente finalement tout ce que le film ne sera pas. Car le but n&#8217;est pas d&#8217;effrayer le spectateur, et les séquences &#8220;gores&#8221; seront assez rares. Non, la grande force du film, c&#8217;est son humour ravageur, son ton constamment décalé. Plus qu&#8217;aux films horrifiques ou autres comédies gore, &#8220;Norwegian Woods&#8221; m&#8217;a fait penser au cinéma des frères Coen, tendance &#8220;Fargo&#8221; ou &#8220;Blood Simple&#8221;. Personnages bavards avides de débats futiles et absurdes, loosers magnifiques engendrant gaffes en chaîne, humour très noir&#8230; Ce film est un véritable festival qui m&#8217;a captivé et amusé du début à la fin sans le moindre temps mort.</p>
<p>Au-delà de son excellente écriture (dialogues savoureux et quiproquos hilarants s&#8217;enchainent), le film se distingue par sa réalisation imaginative et dynamique. Le réalisateur abuse de caméras subjectives (un autre point commun avec les Coen) ou collées face aux personnages pour mieux nous plonger au coeur de l&#8217;action et constamment nous surprendre par des contre-pieds astucieux. Une partie des effets comiques vient d&#8217;ailleurs du montage qui vient accentuer les contrastes de point de vue entre les personnages. Ajouté à cela une musique champêtre tout aussi décalée, on obtient une vraie petite bombe totalement jubilatoire.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/11/norwegian-woods-2.jpg" alt="norwegian-woods-2" title="norwegian-woods-2" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-1934" /></p>
<p>Le réalisateur a d&#8217;ores et déjà prévu de boucler sa &#8220;trilogie norvégienne&#8221; avec &#8220;Norwegian Hotel&#8221; (comédie sexy et gore) et &#8220;Norwegian Hospital&#8221; (comédie plutôt sociale). J&#8217;attends vivement la suite (je vais même aller le revoir, tiens) !</p>
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		<title>FFCF 2009 #6: Courts-métrages 1</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/11/13/ffcf-2009-6-courts-metrages-1/</link>
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		<pubDate>Fri, 13 Nov 2009 06:54:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Suite et fin de la section court-métrage qui s&#8217;est avérée assez cool et variée cette année.
Fish &#8211; de Byun Byung-Jun (2008)
&#8220;Fish&#8221; débute sur la découverte d&#8217;un corps noyé dans une rivière. En parallèle, on suit les traces d&#8217;Eun-Jin, qui travaille à temps partiel dans un PC-bang. Ce court m&#8217;a un peu déstabilisé puisque le cerveau [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Suite et fin de la section court-métrage qui s&#8217;est avérée assez cool et variée cette année.</p>
<p><strong>Fish &#8211; de Byun Byung-Jun (2008)</strong><br />
&#8220;Fish&#8221; débute sur la découverte d&#8217;un corps noyé dans une rivière. En parallèle, on suit les traces d&#8217;Eun-Jin, qui travaille à temps partiel dans un PC-bang. Ce court m&#8217;a un peu déstabilisé puisque le cerveau ramolli par le froid extérieur, j&#8217;ai mis trois plombes à comprendre ce qui est paru évident pour d&#8217;autres (c&#8217;était même écrit dans le synopsis, que je n&#8217;avais pas lu). Ce n&#8217;est finalement pas si grave, car l&#8217;intérêt du film n&#8217;est pas dans son histoire mais bel et bien dans son ambiance sombre et trouble, hyper travaillée. Le film est très bien mis en lumière et dégage quelque chose de glauque et pesant (les scènes autour du corps m&#8217;ont un peu fait pensé à &#8220;Memories of Murder&#8221;). Bien fait mais un peu long.</p>
<p><strong>Stop &#8211; de Park Jae-Ok (2008)</strong><br />
Court très court, mais aussi et surtout très drôle. L&#8217;aventure extraordinaire d&#8217;un homme et sa vieille mère qui au cours d&#8217;un accident de voiture seront amenés à défier les lois du temps. Avec son look bricolé au crayon, &#8220;Stop&#8221; est un vrai festival de drôlerie, capable d&#8217;arrêter le temps mais sans le moindre temps mort. Un petit bijou.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/11/hybrid.jpg" alt="hybrid" title="hybrid" width="450" height="248" class="alignnone size-full wp-image-1931" /></p>
<p><strong>Hybrid &#8211; de Saino Kim(2008)</strong><br />
Un autre grand moment de rigolade. &#8220;Hybrid&#8221; est l&#8217;aventure d&#8217;un touriste français égaré dans la Corée profonde (même si après le tout le film pourrait se dérouler dans n&#8217;importe quel coin perdu). Il croise la route d&#8217;un chauffeur mutique qui le prend en stop. Etonné par l&#8217;attitude de cet homme qui n&#8217;arrête pas de boire et de pisser dans des bouteilles, notre touriste va vite tomber des nues. Le film est très simple mais parfaitement exécuté, l&#8217;incompréhension mutuelle et le contraste frappant entre les deux hommes attise à merveille la curiosité et l&#8217;attention tout au long de ce road-movie à l&#8217;issue totalement jubilatoire.</p>
<p><strong>Coldblood &#8211; de Park Mi-Hee (2008)</strong><br />
Le film le plus surprenant du lot : un automobiliste bien beauf manque d&#8217;avoir un accident à cause d&#8217;un vélo. Furieux, il entreprend de poursuivre et punir son chauffeur. Mais sa colère se retourne contre lui. On ne sait pas trop où le réalisateur veut en venir, mais le film se révèle assez drôle, quoiqu&#8217;un peu répétitif sur la fin. Visuellement, le film comporte des choses assez chouettes, entre expérimentations graphiques (noir et blanc avec filtre vert, jeux d&#8217;ombres, cadre astucieux) et ambiance mêlant suspense et humour décalé.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/11/coldblood.jpg" alt="coldblood" title="coldblood" width="450" height="299" class="alignnone size-full wp-image-1930" /></p>
<p><strong>Too bitter to love &#8211; de Gone (2008)</strong><br />
Le maillon faible du lot qui a un peu plombé l&#8217;ambiance de cette joyeuse série. Ce court nous plonge d&#8217;abord de manière très intimiste dans une chambre pour assister au dépucelage de deux ados. C&#8217;est plutôt réaliste, mais pas particulièrement intéressant. Le pire arrive ensuite lorsque, profitant du départ du garçon, un voisin vient violer la fille. Cet acte assez immonde fini, le film se termine et nous laisse comme ça dans une position voyeuriste, sans la moindre réflexion, sur un générique silencieux. Ouch.</p>
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		<title>FFCF 2009 #5: A.U.D.I.T.I.O.N. &#8211; de Kim Seong-Jun et Lee Je-Cheol (2009)</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/11/12/ffcf-2009-5-audition-de-kim-seong-jun-et-lee-je-cheol-2009/</link>
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		<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 21:32:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Suite du FFCF 2009 avec &#8220;A.U.D.I.T.I.O.N.&#8221;, un petit film &#8220;made in Busan&#8221;. J&#8217;ai cru comprendre que le film n&#8217;avait guère été apprécié, ce qui m&#8217;étonne assez puisqu&#8217;il m&#8217;a personnellement beaucoup plu.
Hyun-Ji, une jeune fille sourd-muette, vit renfermée sur elle-même. Un beau jour, elle fait la connaissance de Won-Jun, un B-Boy qui danse devant de temps [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Suite du FFCF 2009 avec &#8220;A.U.D.I.T.I.O.N.&#8221;, un petit film &#8220;made in Busan&#8221;. J&#8217;ai cru comprendre que le film n&#8217;avait guère été apprécié, ce qui m&#8217;étonne assez puisqu&#8217;il m&#8217;a personnellement beaucoup plu.</p>
<p><em>Hyun-Ji, une jeune fille sourd-muette, vit renfermée sur elle-même. Un beau jour, elle fait la connaissance de Won-Jun, un B-Boy qui danse devant de temps en temps chez elle. Celui-ci demande à Hyun-Ji de lui apprendre la langue des signes.</em></p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/11/audition.jpg" alt="audition" title="audition" width="450" height="230" class="alignnone size-full wp-image-1928" /></p>
<p>En repensant au film, je me dis qu&#8217;en effet le déroulement de l&#8217;histoire n&#8217;est guère original (le choix des personnages l&#8217;est plus), que la réalisation n&#8217;est pas particulièrement remarquable ou encore que le film frôle à quelques reprises le mélo culcul. Et pourtant&#8230; Il est parfois difficile d&#8217;expliquer pourquoi on a apprécié un film. En le décortiquant a posteriori, on lui trouve défaut après défaut, on note toutes ses petites imperfections, et pourtant l&#8217;impression au sortir du film était toute autre : celle d&#8217;un bon moment passé devant un film simple et attachant. On rembobine.</p>
<p>&#8220;A.U.D.I.T.I.O.N.&#8221; débute sur la rencontre assez improbable de deux personnes a priori éloignées mais pourtant avides de communiquer. Toute la première partie du film sera consacrée à leur apprentissage, leur découverte mutuelle. Lui est un éternel impatient, qu&#8217;on imagine avoir abandonné l&#8217;école, et qui pourtant se retrouve fasciné par cette gestuelle pas si éloignée de la danse qu&#8217;il pratique, et retrouvant le désir d&#8217;apprendre (de manière parfois honteuse et maladroite). Elle se demande ce qui peut bien intéresser ce garçon, mais se décide peu à peu à sortir de son trou et à apprivoiser le regard des autres. Par petites touches, avec simplicité et humour, chacun apprend à mieux connaitre l&#8217;autre.<br />
La seconde partie reprend un schéma plus classique, celui du film de concert/théâtre/sport ou toute autre performance de groupe : galères des répétitions, personnage absent à l&#8217;heure H, qui finalement arrive au dernier moment&#8230; Peu de surprises au programme, reste le plaisir de voir cette fille complètement rigide au départ s&#8217;éveiller au rythme de la musique. La relation difficile entre Hyun-Ji et son père est traitée de manière assez étrange puisqu&#8217;ils ont très peu de scènes ensemble, le film préférant montrer les errances solitaires et saugrenues du père. Dommage que tout soit &#8220;expliqué&#8221; à la fin du film via un flashback/piano bien inutile. Car tout le reste du film parvient justement très bien à éviter la lourdeur de beaucoup de films du même genre. Contrairement à ce que j&#8217;ai pu lire, j&#8217;ai trouvé les deux jeunes interprètes très convaincants et ils sont pour beaucoup dans la fraîcheur de ce film profondément humain. Bref, j&#8217;ai marché.</p>
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		<title>FFCF 2009 #4: Viva! Love / First Love &#8211; (Re)découverte de l&#8217;amour</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 07:00:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J&#8217;ai choisi de mettre en parallèle ces deux films &#8220;d&#8217;amour&#8221; vus presque coup sur coup au FFCF. Au delà de leurs titres quasi-similaires, ces deux films possèdent quelques points de comparaison (une femme à la (re)découverte de l&#8217;amour) mais empruntent des directions diamétralement opposées.
First Love &#8211; de Lee Myung-Se (1993)
Young-Shin est une étudiante en première [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai choisi de mettre en parallèle ces deux films &#8220;d&#8217;amour&#8221; vus presque coup sur coup au FFCF. Au delà de leurs titres quasi-similaires, ces deux films possèdent quelques points de comparaison (une femme à la (re)découverte de l&#8217;amour) mais empruntent des directions diamétralement opposées.</p>
<p><strong>First Love &#8211; de Lee Myung-Se (1993)</strong><br />
<em>Young-Shin est une étudiante en première année d’école d’art. Elle attend avec impatience la vie  étudiante mais rien ne se passe comme elle l’espérait. Un jour, elle rencontre Chang-Wook, le directeur d’un théâtre qu’elle trouve indécent. Mais peu à peu, elle tombe amoureuse de lui.</em> <a href="http://www.ffcf-cinema.com/programme-2009/cineaste-2009/first-love/">(source)</a></p>
<p><strong>Viva! Love &#8211; de Oh Jeoum-Kyun (2007)</strong><br />
<em>Bong-Soon, propriétaire d’une maison, tombe enceinte après avoir passé la nuit avec un copain de sa fille. Ce film nous présente l’histoire d’amour d’une femme bien plus âgée que son amant.</em> <a href="http://www.ffcf-cinema.com/programme-2009/selection-2009/viva-love/">(source)</a></p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/11/viva-love.jpg" alt="viva-love" title="viva-love" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-1926" /></p>
<p>Tous deux partent d&#8217;un amour à priori impossible : dans &#8220;First Love&#8221;, Young-Shin est d&#8217;abord dégoûtée par son professeur, ses manies de fumeur et de buveur, ses mauvaises manières. Dans &#8220;Viva! Love&#8221; la mère de famille est 20 ans plus âgée que son amant et doit faire face à la concurrence de sa propre fille, aussi séduisante qu&#8217;insupportable. Pourtant dans les deux cas, l&#8217;objet de leur amour n&#8217;opposera pas une résistance farouche et joueront très bien les victimes consentantes. Là où les deux films diffèrent totalement, c&#8217;est dans le traitement de cette romance et les relations entre les deux amants : dans le premier film cette relation est discrète, très traditionnelle (on se tient la main, on s&#8217;effleure à peine, on ne se regarde pas dans les yeux). Tout l&#8217;humour du film est basé sur la naïveté et les minauderies irrésistibles d&#8217;une Kim Hye-Su âgée alors d&#8217;une vingtaine d&#8217;années seulement. Dans le second, l&#8217;histoire d&#8217;amour est au contraire complètement assumée (alors que paradoxalement elle peut apparaitre plus &#8220;choquante&#8221; que l&#8217;autre). Dans une scène délicieusement surréaliste, la mère de famille décide de vivre pleinement son amour, quitte le lit conjugal pour rejoindre celui de son jeune locataire, sous les yeux de son mari impuissant et médusé. La force comique du film vient cette fois du comportement de cette femme qui semble pourtant revenue de tout, agissant de la sorte sans la moindre culpabilité et se retrouvant une âme de jeune fille (se livrant même à des minauderies d&#8217;un autre genre).</p>
<p>Si &#8220;First Love&#8221; démarre de façon très légère en illustrant les tribulations amoureuses de sa jeune héroïne par des moyens très divers (photos, animation et autres effets kitsch&#8230;), il change toutefois de ton dans sa dernière demi-heure pour devenir beaucoup plus sombre et tenter vainement de nous émouvoir (le final se révèle complètement plombant, avec des plans interminables sur les décors de studio censés illustrer les quatre saisons de l&#8217;année). Au contraire, &#8220;Viva! Love&#8221; va crescendo, mettant d&#8217;abord en avant le quotidien difficile et monotone de la mère de famille pour complètement se débrider sur la fin, la romance de cette femme déclenchant une véritable vague d&#8217;amour dans tout le village devenu hystérique. De drame social un poil ennuyeux, le film se transforme en comédie jubilatoire à tel point qu&#8217;on regrette un peu qu&#8217;il ne se soit pas lâché plus tôt.</p>
<p>Réalisé quelques années avant le renouveau du cinéma coréen de la fin des années 90, &#8220;First Love&#8221; vieillit assez mal au regard de la profusion de films qui lui ont succédé, mais garde toutefois un certain charme vieillot. De son côté, &#8220;Viva! Love&#8221; détourne les clichés habituels en offrant à travers cette romance originale et moderne un intéressant portrait de femme.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/11/first-love.jpg" alt="first-love" title="first-love" width="450" height="317" class="alignnone size-full wp-image-1925" /></p>
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		<title>FFCF 2009 #3: Regards croisés 1</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/11/10/ffcf-2009-3-regards-croises-1/</link>
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		<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 06:49:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Encore et toujours des court-métrages avec cette fois-ci la première partie de la sélection &#8220;Regard croisés&#8221; proposant des films de jeunes réalisateurs coréens et français sur le thème de l&#8217;homosexualité.
Une si petite distance &#8211; de Caroline Fournier (2008)
A l&#8217;inverse de la session précédente, c&#8217;est le premier court-métrage qui s&#8217;est révélé être mon préféré. Le pitch [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Encore et toujours des court-métrages avec cette fois-ci la première partie de la sélection &#8220;Regard croisés&#8221; proposant des films de jeunes réalisateurs coréens et français sur le thème de l&#8217;homosexualité.</p>
<p><strong>Une si petite distance &#8211; de Caroline Fournier (2008)</strong><br />
A l&#8217;inverse de la session précédente, c&#8217;est le premier court-métrage qui s&#8217;est révélé être mon préféré. Le pitch était déjà accrocheur : une jeune femme découvre un petit trou dans sa cloison duquel elle peut apercevoir la baignoire de sa voisine. Lorsque cette dernière la surprend, une sorte de jeu va s&#8217;instaurer entre les deux femmes. J&#8217;ai beaucoup aimé la mise en scène très soignée, le sens du cadre et l&#8217;atmosphère empreinte de mystère qui captive tout au long du court malgré son rythme plutôt lent. En très peu de temps, la réalisatrice parvient à donner une vraie identité à cet univers confiné, au moyen de quelques accessoires très bien utilisés (le rideau de perles, le ventilateur). Les deux actrices parlent peu mais jouent juste, et le film se clôt se manière sublime. Je suis conquis !</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/11/boy-meets-boy.jpg" alt="boy-meets-boy" title="boy-meets-boy" width="450" height="255" class="alignnone size-full wp-image-1922" /></p>
<p><strong>Boy meets boy &#8211; de Kim Jho Gwang-Soo (2008)</strong><br />
Court-métrage tout-à-fait surprenant, &#8220;Boy meets boy&#8221; ressemble à ces clips interminables tirés des dramas coréens, à la différence près qu&#8217;il met en scène une romance entre deux jeunes garçons. C&#8217;est dégoulinant de guimauve, chaque mouvement ou émotion est renforcée par un gros plan et une musique sirupeuse. En plein milieu, un intermède musical délirant nous amène un ange (interprété par Ye Ji-Won, méconnaissable) pour une séance de karaoké, l&#8217;occasion d&#8217;une belle tranche de rire. C&#8217;est tellement gros qu&#8217;on se demande si tout n&#8217;est qu&#8217;à prendre au second degré ou pas. Là, on ne sait trop quoi penser et le film fait furieusement penser à un &#8220;film de prévention&#8221; niais qu&#8217;on pourrait montrer dans des écoles primaires.</p>
<p><strong>Un peu de soleil dans les yeux &#8211; de Stéphane Botti (2009)</strong><br />
Plus terre à terre que les courts précédents, &#8220;Un peu de soleil dans les yeux&#8221; met en scène un jeune homme amoureux de son meilleur ami, ce dernier n&#8217;ayant d&#8217;yeux que pour une blonde ado plantureuse. J&#8217;ai craint au départ que le film n&#8217;affiche son &#8220;message&#8221; de manière beaucoup trop lourdingue (&#8220;je suis rejeté et solitaire à cause de ma différence, comme c&#8217;est malheureux&#8221;), et j&#8217;ai finalement trouvé que le film s&#8217;en sortait assez bien et plus subtilement que prévu. Plutôt que de montrer en large et en travers le quotidien difficile du jeune garçon (clairement pas les scènes les plus réussies), le film s&#8217;attarde sur sa confession étonnante devant un arbre en pleine forêt. Une confession sincère et poignante qui intrigue d&#8217;abord, émeut ensuite, portée par une excellente musique.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/11/run-vino.jpg" alt="run-vino" title="run-vino" width="450" height="299" class="alignnone size-full wp-image-1923" /></p>
<p><strong>Run, Vino &#8211; de Hong Dong-Myung (2007)</strong><br />
Une jeune femme donne des cours de soutien à une lycéenne. Une relation forte se noue entre les deux. &#8220;Run, Vino&#8221; est un film frustrant, mais dans le bon sens du terme, puisque j&#8217;aurais aimé qu&#8217;il dure plus longtemps, intéressé par ses personnages et surpris par sa fin abrupte. Le court est notamment ponctué d&#8217;une étonnante course entre une grosse moto et une petite mobylette, à la fois drôle et intense. J&#8217;ai beaucoup aimé cette façon de scruter le regard profond des personnages sans dévoiler ce qui se cachait à l&#8217;intérieur. Plutôt mignon et attachant.</p>
<p><strong>Les filles de feu &#8211; de Jean-Sébastien Chauvin (2008)</strong><br />
Je vais avoir du mal à parler du film parce que je suis complètement passé à côté, pour faire simple je n&#8217;ai rien compris. &#8220;Les filles de feu&#8221; met en scène la rencontre, puis la séparation et les retrouvailles de deux femmes. Filmé dans un 4:3 glauque, le court dégage une atmosphère pesante sans qu&#8217;on en décèle vraiment les raisons. Il est agrémenté de dialogues surréalistes répétés à foison, faisant penser à certaines pièces de théâtre contemporain. Pour moi l&#8217;expérience a été particulièrement désagréable. Le prix <a href="http://dooliblog.com/2008/12/21/compte-rendu-du-ffcf-2008-jour-1/">Beetles</a> de l&#8217;année ?</p>
<p>Vivement la suite !</p>
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		<title>FFCF 2009 #2: Courts-métrages 2</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/11/08/ffcf-2009-2-courts-metrages-2/</link>
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		<pubDate>Sun, 08 Nov 2009 14:07:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<category><![CDATA[corée]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous pouvez retrouver au jour le jour mes articles, mais aussi et surtout ceux d&#8217;autres bloggeurs (plus réguliers et productifs que moi !) sur le &#8220;Daily Blog&#8221; officiel du festival.
Retour sur la première séance de courts-métrages diffusés lors du FFCF 2009. Comme toujours avec ce genre de sélection : il y a du bon et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Vous pouvez retrouver au jour le jour mes articles, mais aussi et surtout ceux d&#8217;autres bloggeurs (plus réguliers et productifs que moi !) sur le <a href="http://ffcf.blogspot.com/">&#8220;Daily Blog&#8221; officiel du festival</a>.</em></p>
<p>Retour sur la première séance de courts-métrages diffusés lors du FFCF 2009. Comme toujours avec ce genre de sélection : il y a du bon et du moins bon, mais globalement cela reste toujours agréable de découvrir des genres, des personnalités, des univers bien différents.</p>
<p><strong>Unfamiliar Dreams &#8211; de Kim Ji-Gon (2008)</strong><br />
Ce premier court est une succession de longs, très longs plans fixes au sein d&#8217;un vieux cinéma. Au fond, on aperçoit le vieux projectionniste qui regarde la télévision, et toutes ces images et ces sons se mélangent pour former une ambiance particulière. Que dire de plus si ce n&#8217;est que le film se révèle très aride et avare envers le spectateur qui n&#8217;aura pas grand chose à se mettre sous la dent pendant ces plans interminables. C&#8217;est parfois intrigant, mais trop souvent l&#8217;ennui prend le dessus. Pour vous donner une idée, le film ressemble un peu à &#8220;24 City&#8221; de Jia Zhang-Ke mais sans les personnages qui racontent leurs histoires. Il y a un public pour ce genre de film, personnellement j&#8217;ai du mal. Heureusement ça reste un court.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/11/dust-kid.jpg" alt="dust-kid" title="dust-kid" width="450" height="240" class="alignnone size-full wp-image-1919" /></p>
<p><strong>Dust Kid &#8211; de Jung Yumi (2009)</strong><br />
Très joli petit film d&#8217;animation que ce second court-métrage. Une femme se lève et entreprend de nettoyer son appartement. Elle ne cesse de tomber sur des &#8220;enfants-poussières&#8221;, petites miniatures d&#8217;elle-même qui aiment se cacher un peu partout. Les &#8220;décors&#8221; sont graphiquement très réussis, tout comme le traitement sonore qui donne vie à chaque mouvement. J&#8217;ai bien aimé l&#8217;animation avec peu d&#8217;images par seconde, elle donne un aspect direct, presque enfantin aux personnages. Un bel instant poétique.</p>
<p><strong>Balcon à part &#8211; de Gwak Mi-Sung (2008)</strong><br />
Un jeune coréen à Paris galère pour obtenir un titre de séjour et doit faire face à une invasion de pigeons. Au delà de ses bonnes intentions (métaphore du pigeon pour représenter l&#8217;immigré), le court se révèle plombé par son pauvre jeu d&#8217;acteurs et une diction monocorde insupportable. Il n&#8217;y a aucun ton dans ce qui sort de la bouche de l&#8217;acteur principal (si vous croisez Xavier, il en fait une imitation fantastique), ce qui pose un vrai problème puisque tous les dialogues paraissent complètement faux et écrits. Il n&#8217;y a qu&#8217;à la fin, lorsque les deux personnages se livrent à une joute théâtrale en vers, que cette diction est moins gênante. C&#8217;est dommage car on trouve quelques bonnes idées, quelques plans chouettes bien aidés par la musique, et l&#8217;on pourra se révéler indulgent puisqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un premier court-métrage.</p>
<p><strong>Untitled &#8211; de Bak Junyeong (2007)</strong><br />
Le film s&#8217;appelle &#8220;Sans titre&#8221;, il aurait aussi pu s&#8217;appeler &#8220;Sans contenu&#8221;, tellement il est vide de toute ambition. Un écrivain va faire photocopier son manuscrit, puis revient le chercher le soir venu, c&#8217;est à peu près tout. On peut critiquer les autres courts, mais au moins ceux-ci possèdent une démarche, quelque chose à exprimer qui m&#8217;a paru totalement inexistant ici.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/11/suicidal-variations.jpg" alt="suicidal-variations" title="suicidal-variations" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-1920" /></p>
<p><strong>Suicidal Variations &#8211; de Kim Gok et Kim Sun (2007)</strong><br />
LA claque de cette mini-sélection (et de ce début de festival). Film qui sera au moins autant détesté qu&#8217;apprécié, &#8220;Suicidal Variations&#8221; met en scène et en noir et blanc le suicide d&#8217;une femme effrayée par une mystérieuse boite. Sous sa forme, le film se révèle totalement expérimental et hallucinant, comme si tel un DJ frénétique le réalisateur avait &#8220;mixé&#8221; son film. Effet stroboscopique, montage ultra-découpé, profusions d&#8217;images à la limite de l&#8217;abstrait pour une immersion totale dans la folie et l&#8217;angoisse de cette femme. J&#8217;ai cru à un moment que j&#8217;allais y perdre la vue mais le film m&#8217;a fait l&#8217;effet d&#8217;un Grand 8 dans un parc d&#8217;attraction : la tête en arrière collée au siège, les yeux plissés et le souffle coupé, avec un sentiment particulièrement jouissif. Je suis vraiment content d&#8217;avoir pu découvrir ce film radical en salles et d&#8217;avoir ainsi pu en ressentir l&#8217;effet maximum. A déconseiller (sérieusement !) aux épileptiques.</p>
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		<title>FFCF 2009 #1: Breathless &#8211; de Yang Ik-June (2008)</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/11/05/ffcf-2009-1-breathless-de-yang-ik-june-2008/</link>
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		<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 21:40:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[corée]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>

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		<description><![CDATA[Film d&#8217;ouverture du FFCF 2009, &#8220;Breathless&#8221; est un film que j&#8217;avais déjà vu au festival de Deauville en avril dernier (voir mon avis de l&#8217;époque). Il m&#8217;avait laissé une impression très mitigée : si j&#8217;avais été séduit par la première partie, la seconde et notamment les 30 dernières minutes m&#8217;avaient horripilé. Je suis donc retourné [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Film d&#8217;ouverture du FFCF 2009, &#8220;Breathless&#8221; est un film que j&#8217;avais déjà vu au festival de Deauville en avril dernier (<a href="http://dooliblog.com/2009/03/16/compte-rendu-deauville-2009-competition/">voir mon avis de l&#8217;époque</a>). Il m&#8217;avait laissé une impression très mitigée : si j&#8217;avais été séduit par la première partie, la seconde et notamment les 30 dernières minutes m&#8217;avaient horripilé. Je suis donc retourné le voir avec la ferme intention de comprendre son succès festivalier (le film a remporté le grand prix à Deauville mais aussi dans d&#8217;autres festivals). Assez étonnamment, cette seconde vision m&#8217;a fait voir le film sous un angle tout à fait différent, je l&#8217;ai même beaucoup apprécié !</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/11/breathless-1.jpg" alt="breathless-1" title="breathless-1" width="300" height="420" class="alignnone size-full wp-image-1916" /></p>
<p><em>Sang-Hoon, un recouvreur de dettes, met en rage tout son entourage. Rien ne lui fait peur mise à part une vieille blessure familiale. Un jour, il rencontre une lycéenne, Yeon-Hee. Il commence à s&#8217;intéresser à elle pour son fort caractère mais, apprenant que son père vient d&#8217;être libéré après 15 ans de prison, la colère s&#8217;empare de lui&#8230; <a href="http://www.ffcf-cinema.com/programme-2009/ouverture/">(source)</a></em></p>
<p>Dès les premières minutes, j&#8217;ai été surpris par la richesse du film : montage de grande qualité, coupes bien senties, utilisation intelligente du cadre (la première rencontre entre Sang-Hoon et Yeon-Hee est un coup de foudre original tonitruant), Yang Ik-June cultive l&#8217;inattendu. Filmant très près de ses personnages, il n&#8217;a cesse de nous surprendre et nous prendre à rebrousse-poil. J&#8217;avais d&#8217;ailleurs également oublié à quel l&#8217;humour était omniprésent tout au long du film (j&#8217;ai encore du mal à me remettre de la trogne d&#8217;abruti fini du collègue lycéen de Sang-Hoon).</p>
<p>Le traitement de la violence m&#8217;était apparu assez caricatural au premier abord, il se révèle finalement bien construit. Le film débute sur un homme en train de tabasser une femme. Sang-Hoon surgit, et frappe violemment l&#8217;homme. Une fois celui-ci neutralisé, il crache et gifle la femme. &#8220;Pourquoi est-ce que tu supportes ça, connasse ?&#8221; La violence est son seul moyen d&#8217;expression. Initialement présentée sous un angle comique et absurde (Sang-Hoon est un vrai bourrin, frappe tout le monde, jure à tout va&#8230;), elle va peu à peu apparaitre de plus en plus froide et crue. Après avoir été entrevue à travers une vitre floue, la violence éclate à l&#8217;écran, plein champ, brutale et excessive jusqu&#8217;à provoquer un malaise chez le spectateur, jusqu&#8217;à nous faire ressentir le dégoût que Sang-Hoon s&#8217;inspire à lui-même. C&#8217;en est presque étouffant, et ça explique peut-être pourquoi j&#8217;étais passé à côté d&#8217;une partie du film la première fois.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/11/breathless-3.jpg" alt="breathless-3" title="breathless-3" width="450" height="299" class="alignnone size-full wp-image-1917" /></p>
<p>L&#8217;interprétation est assez exceptionnelle, le duo d&#8217;acteurs principaux se révèle bouleversant, en particulier lors de cette scène, véritable tournant du film, où Sang-Hoon exhorte avec une violence incroyable un médecin de sauver son père. Peu après, il retrouve Yeon-Hee et chacun, excédé par ses propres problèmes, montre son vrai visage à l&#8217;autre et pleure à chaudes larmes. C&#8217;est après cette scène, tellement belle que j&#8217;aurais aimé qu&#8217;elle close le film, que l&#8217;histoire avait commencé à m&#8217;agacer la première fois, alors que j&#8217;ai été beaucoup moins gêné cette fois-ci.</p>
<p>Car dès lors, le scénario a tendance à devenir sérieusement caricatural voire tire-larmes alors que le film conservait une certaine pudeur jusque là. C&#8217;est dommage car le film sait par moments très bien toucher sans trop appuyer, mais mêler (sans trop en dévoiler) repentance du héros, histoires familiales, flashbacks ultra-dramatiques et spectacle d&#8217;école du neveu de Sang-Hoon (fut-il déguisé en leprechaun !), c&#8217;est too much. Malgré tout, cela se révèle anecdotique au vu du reste du film et le dernier plan sublime s&#8217;attardant sur le regard de Kim Kot-Bi m&#8217;a presque fait pardonner au film tous ses défauts.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Festival Franco-Coréen du Film 2009 : programme et horaires</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/10/27/festival-franco-coreen-du-film-2009-programme-et-horaires/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 21:36:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[corée]]></category>
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		<description><![CDATA[Plus tôt, plus long et plus garni, le Festival Franco-Coréen du Film est de retour ! La 4ème édition de cet excellent festival parisien (voir précédents articles, en 2007, puis 2008 1, 2 et 3) commencera dès la semaine prochaine pour durer près de deux semaines, du 4 au 17 novembre 2009 à l&#8217;Action Christine.

Une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Plus tôt, plus long et plus garni, le Festival Franco-Coréen du Film est de retour ! La 4ème édition de cet excellent festival parisien (voir précédents articles, <a href="http://dooliblog.com/2007/12/19/petit-retour-sur-le-festival-du-film-franco-coreen/">en 2007</a>, puis 2008 <a href="http://dooliblog.com/2008/12/21/compte-rendu-du-ffcf-2008-jour-1/">1</a>, <a href="http://dooliblog.com/2008/12/23/compte-rendu-du-ffcf-2008-jour-2/">2</a> et <a href="http://dooliblog.com/2008/12/26/compte-rendu-du-ffcf-2008-jour-3/">3</a>) commencera dès la semaine prochaine pour durer près de deux semaines, du 4 au 17 novembre 2009 à l&#8217;<a href="http://www.actioncinemas.com/">Action Christine</a>.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/10/ffcf2009.jpg" alt="ffcf2009" title="ffcf2009" width="300" height="425" class="alignnone size-full wp-image-1913" /></p>
<p>Une fois de plus, une sélection de films indépendants des dernières années sera proposée, parmi lesquels &#8220;<a href="http://dooliblog.com/2009/02/02/rough-cut-de-jang-hoon-2008/">Rough Cut</a>&#8221; ou encore &#8220;Norwegian Woods&#8221; <a href="http://dooliblog.com/2009/10/25/cinema-coreen-petit-budget-creativite/">dont je parlais il y a deux jours</a>, ainsi que d&#8217;autres films inconnus et/ou introuvables (et donc à ne pas rater). La sélection comporte également de nombreux court-métrages, dont une partie réalisés par de jeunes cinéastes français et coréens autour du sujet de l&#8217;homosexualité.<br />
Un focus sera fait sur le réalisateur Lee Myung-Se, les curieux pourront notamment découvrir son dernier exercice de style &#8220;<a href="http://dooliblog.com/2008/05/02/m-de-lee-myung-se-2007/">M</a>&#8220;, mais aussi ses films plus anciens. L&#8217;amateur de patrimoine sera également ravi puisque quatre films réalisés pendant la dictature des années 60-70 seront au programme, dont deux d&#8217;Im Kwon Taek dans un registre très différent de ce qu&#8217;on peut connaitre de son cinéma. Une conférence viendra d&#8217;ailleurs éclairer ce petit panorama.<br />
Pour terminer, le film d&#8217;ouverture sera le chouchou des festivals 2009 &#8220;Breathless&#8221; (<a href="http://dooliblog.com/2009/03/16/compte-rendu-deauville-2009-competition/">voir ici</a>), tandis que le festival se terminera sur le film d&#8217;animation des années 70 intégralement restauré &#8220;Robot Taekwon V&#8221;.</p>
<p>L&#8217;intégralité du programme et les horaires sont disponibles <a href="http://www.ffcf-cinema.com/">sur le site officiel</a> et <a href="http://ffcf-cinema.com/tmp/leaflet">dans cette plaquette</a>. Que du bon au programme donc, j&#8217;ai prévu pour ma part un agenda gargantuesque avec près d&#8217;une vingtaine de films. Vivement la semaine prochaine <img src='http://dooliblog.com/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' /> </p>
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		<title>Festival de Cannes 2009 &#8211; Sélection</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/04/23/festival-de-cannes-2009-selection/</link>
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		<pubDate>Thu, 23 Apr 2009 21:06:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<category><![CDATA[cannes]]></category>
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		<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui à été dévoilée la programmation du festival de Cannes 2009 qui se déroulera du 13 au 24 Mai prochains. Ce qui marque d&#8217;emblée au regard de la compétition, c&#8217;est l&#8217;abondance de &#8220;gros&#8221;. J&#8217;entends par là de réalisateur confirmés habitués des lauriers (Pedro Almodovar, Quentin Tarantino, Lars Von Trier, Ang Lee&#8230;). A tel point que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui à été dévoilée la programmation du festival de Cannes 2009 qui se déroulera du 13 au 24 Mai prochains. Ce qui marque d&#8217;emblée au regard de la compétition, c&#8217;est l&#8217;abondance de &#8220;gros&#8221;. J&#8217;entends par là de réalisateur confirmés habitués des lauriers (Pedro Almodovar, Quentin Tarantino, Lars Von Trier, Ang Lee&#8230;). A tel point que même les plus &#8220;petits&#8221; (Andrea Arnold, Brillante Mendoza&#8230;) ont déjà présentés leurs films précédents à Cannes. D&#8217;ailleurs, si je ne trompe pas, il n&#8217;y a pas un seul premier film parmi la compétition officielle.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/04/thirst.jpg" alt="thirst" title="thirst" width="300" height="428" class="alignnone size-full wp-image-1725" /></p>
<p>La Corée est bien représentée par ses &#8220;figures de proue&#8221; de ses dernières années : les incontournables Park Chan-Wook pour son sanglant &#8220;Thirst&#8221; (qui sort la semaine prochaine en Corée, et dont les billets s&#8217;arrachent déjà), et Bong Joon-Ho dans la catégorie &#8220;Un Certain Regard&#8221; avec &#8220;Mother&#8221; (plus discret que le précédent, mais au moins aussi prometteur). Et puis on retrouve également comme membre du jury l&#8217;écrivain et cinéaste Lee Chang-Dong, deux ans après la Palme de meilleure actrice attribuée à Jeon Do-Yeon pour son &#8220;Secret Sunshine&#8221;.</p>
<p>Parmi les autres films alléchants, je constate avec joie (et je ne suis pas le seul&#8230;) la présence du film de Hirokazu Koreeda, &#8220;Air Doll&#8221;, où Bae Doona interprète une poupée gonflable tombant amoureuse d&#8217;un employé de vidéo-club (et qui en plus, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=IzUBPhyzY0k">vole !</a>). On retrouve aussi &#8220;L&#8217;épine dans le coeur&#8221;, intrigant film du génial Michel Gondry, présenté comme &#8220;un documentaire sur sa tante&#8221;&#8230; Enfin, je suivrai avec attention la réception de &#8220;Nuit d&#8217;ivresse printanière&#8221;, retour à la caméra de Lou Ye (dont j&#8217;avais adoré &#8220;<a href="http://dooliblog.com/2007/10/13/suzhou-river-de-lou-ye-2000/">Suzhou River</a>&#8220;) après plusieurs années d&#8217;interdiction suite à la présentation d&#8217;&#8221;Une Jeunesse Chinoise&#8221; au festival de Cannes 2006 sans l&#8217;aval des autorités chinoises.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/04/air-doll.jpg" alt="air-doll" title="air-doll" width="300" height="393" class="alignnone size-full wp-image-1724" /></p>
<p>Comme à chaque fois, cet événement est assez frustrant pour ceux qui comme moi ne se rendent pas sur place (maudite accréditation !) et entendent parler du festival à tout bout de champ. On pourra toujours se consoler en se disant que la sélection &#8220;Un Certain Regard&#8221; tout comme la Quinzaine des Réalisateurs (dont le programme sera annoncé demain) seront diffusées peu après le festival dans des cinémas parisiens.</p>
<p><em>Air Doll, nous voilà !</em></p>
<p>Pour voir l&#8217;intégralité des films de la sélection, <a href="http://butterflyprod.over-blog.com/article-30585236.html">c&#8217;est par ici</a>.</p>
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		<title>Compte-rendu Deauville 2009 &#8211; Action Asia et Panorama</title>
		<link>http://dooliblog.com/2009/03/18/compte-rendu-deauville-2009-action-asia-et-panorama/</link>
		<comments>http://dooliblog.com/2009/03/18/compte-rendu-deauville-2009-action-asia-et-panorama/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2009 20:33:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[deauville]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>

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		<description><![CDATA[Suite du compte-rendu avec les deux autres catégories de la programmation : la compétition Action Asia et le Panorama (je ne parlerai pas des hommages à Lee Chang-Dong et Lee Yoon-Ki, n&#8217;ayant pas été (re)voir leurs films qui sont assez facilement trouvables).
Commençons par l&#8217;Action Asia : une programmation un peu famélique (5 films) avec un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Suite du <a href="http://dooliblog.com/2009/03/16/compte-rendu-deauville-2009-competition/">compte-rendu</a> avec les deux autres catégories de la programmation : la compétition Action Asia et le Panorama (je ne parlerai pas des hommages à Lee Chang-Dong et Lee Yoon-Ki, n&#8217;ayant pas été (re)voir leurs films qui sont assez facilement trouvables).</p>
<p>Commençons par l&#8217;Action Asia : une programmation un peu famélique (5 films) avec un grand vainqueur presque désigné d&#8217;avance, &#8220;The Chaser&#8221;, déjà visible à de maintes occasions sur les écrans français depuis le festival de Cannes 2008, et qui sort en salles cette semaine (<a href="http://dooliblog.com/2008/07/05/the-chaser-de-na-hong-jin-2008/">voir ma critique</a>). Le reste n&#8217;était franchement pas au niveau, même si une surprise amusante s&#8217;est glissée dans le lot.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/03/fireball.jpg" alt="fireball" title="fireball" width="400" height="311" class="alignnone size-full wp-image-1420" /></p>
<p>FIREBALL<br />
Justement, la bonne surprise est venue de ce &#8220;Fireball&#8221;, film thaïlandais dont le pitch laissait présager un grand n&#8217;importe quoi : &#8220;<em>un jeu violent dérivé du basketball qui est organisé clandestinement par des bandes de criminels</em>&#8220;. Et bien le film est en effet un grand n&#8217;importe quoi, mais terriblement jouissif par moments. Il faut déjà mettre de côté toutes les scènes hors action qui sont un ramassis de clichés (les personnages sont en fait de braves gens qui ne participent à ce jeu mortel que pour venir en aide à leur pauvre famille), avec toujours les trois petites notes de piano bien mièvres dès que le personnage féminin apparait. Par contre, dès qu&#8217;ils se mettent à pratiquer leur basket où le ballon n&#8217;est qu&#8217;un prétexte (le panier est légèrement plus utile, il permet de tuer quelqu&#8217;un), le film devient assez délirant, la caméra sous amphétamines part dans tous les sens, ça se tape dessus à tout va. Une scène de comba-sket (ou basket à la con) sous la pluie résume d&#8217;ailleurs assez bien le film : on n&#8217;y voit rien, on n&#8217;y comprend rien, mais c&#8217;est marrant.</p>
<p>THE MOSS<br />
A l&#8217;inverse du précédent, &#8220;The Moss&#8221; est un film bien décevant. Pourtant toute sa scène inaugurale, bien rythmée et bien glauque, laisse envisager un classique polar HK, pas forcément extraordinaire mais bien prenant (on note même la présence d&#8217;Eric Tsang, qui donne au film son AOC). Mais très vite, l&#8217;immense faiblesse du scénario, pas aidé par une réalisation maniérée voire épileptique dans la dernière partie, fait retomber le soufflé. Il faudra attendre le générique de fin pour une séquence qui provoque l&#8217;émotion (le rire en l&#8217;occurence).</p>
<p>THE SNIPER<br />
Une des plus belles purges du festival (tout de même devancé par &#8220;Jay&#8221;, voir ci-dessous), alors qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;une avant-première mondiale et que la salle était pleine à craquer. Il s&#8217;agit d&#8217;un vulgaire film d&#8217;action mal filmé (le début fait penser à une mauvaise cinématique de jeu vidéo), mal interprété (Edison Chen arbore en permanence un petit air buté, je le préfère largement hilare dans &#8220;Trivial Matters&#8221;), bourré de clichés et d&#8217;invraisemblances&#8230; bref, un désastre. Le pic est atteint lorsque le méchant réalise que la femme qu&#8217;il voit devant lui est issue de son imagination car oui, sa fiancée s&#8217;est en fait suicidée lorsqu&#8217;il était en prison. S&#8217;en suit un cri d&#8217;horreur filmé à grands coups de ralentis et de gros plans sur le visage de l&#8217;acteur, obligé d&#8217;ouvrir une bouche difforme pour exprimer son désespoir. Tout y est mauvais, beurk !</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/03/jay.jpg" alt="jay" title="jay" width="400" height="311" class="alignnone size-full wp-image-1421" /></p>
<p>On passe maintenant au Panorama, catégorie un peu fourre-tout et peu généreuse en bons films (sauf bien sûr le superbe &#8220;<a href="http://dooliblog.com/2009/01/19/my-dear-enemy-de-lee-yoon-ki-2008/">My Dear Enemy</a>&#8220;).</p>
<p>JAY<br />
Ahh, &#8220;Jay&#8221;, le fameux &#8220;Jay&#8221; ! J&#8217;ai passé un moment tellement atroce à le regarder et tellement de fou-rires à force d&#8217;en reparler qu&#8217;il va finir par m&#8217;en rester un bon souvenir. Ce film philippin partait pourtant d&#8217;une bonne idée : dénoncer les dérives de la télé-réalité en montrant le travail charognard et manipulateur d&#8217;une équipe de journalistes pendant un enterrement. Les vingt premières minutes (déjà longues) montrent l&#8217;émission en elle-même, puis le film repart du début en montrant le véritable déroulement des évènements. Soit une bonne heure et quart de geignements, de lamentations et de pleurs, avec en point d&#8217;orgue le personnage insupportable de la mère, Nanay Luz, dont le nom est susurré sans cesse par le journaliste avec une voix toute aussi irritante. &#8220;Nanay Luuuz, Nanay Luuuz&#8221;, j&#8217;en fais encore des cauchemars ! Le seul point intéressant du film est la mort accidentelle d&#8217;un poussin pendant l&#8217;enterrement, judicieusement exploitée par une mise en abime du film (l&#8217;enterrement du poussin).</p>
<p>24 CITY<br />
Vrai-faux documentaire sur les ouvriers d&#8217;une usine chinoise, &#8220;24 City&#8221; est constitué d&#8217;une série de (très) longues interventions filmées face caméra. Je ne savais d&#8217;ailleurs pas qu&#8217;une partie des intervenants étaient en fait des comédiens, et je me demande bien quel en était l&#8217;intérêt. Je me suis beaucoup ennuyé : non pas que le propos soit inintéressant, c&#8217;est surtout la forme qui ne lui rend pas hommage. Détail amusant, j&#8217;ai reconnu dans plusieurs anecdotes des passages des livres de Yu Hua (&#8220;<a href="http://dooliblog.com/2008/07/08/le-vendeur-de-sang-de-yu-hua/">Le Vendeur de Sang</a>&#8220;, &#8220;<a href="http://dooliblog.com/2008/10/09/brothers-de-yu-hua-2005/">Brothers</a>&#8220;), dont je conseille plus la lecture que la vision de ce film.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/03/yamagata_scream.jpg" alt="yamagata_scream" title="yamagata_scream" width="400" height="311" class="alignnone size-full wp-image-1422" /></p>
<p>YAMAGATA SCREAM<br />
C&#8217;était un des films que nous attendions le plus (forcément, des zombies samouraïs contre des lycéennes&#8230;), peut-être un peu trop car la déception fut assez forte. Pourtant le film commence très bien, en nous montrant un bus scolaire peuplé d&#8217;écolières kawai se diriger gaiement vers un village reculé. Mais dès l&#8217;apparition des fameux zombies, on déchante très vite, ceux-ci ressemblant plus à des schtroumpfs qu&#8217;à des morts-vivants. Car le film est en fait une comédie assez hystérique mais trop gentille, et si le début est tout de même très drôle, &#8220;Yamagata Scream&#8221; finit vite par lasser et faire regretter le bain de sang réjouissant tant espéré.</p>
<p>ALL ABOUT WOMEN<br />
Vu le dimanche très tôt dans un état de fraîcheur douteux (surtout après le &#8220;Yamagata Scream&#8221; à la séance de minuit la veille), le film a le mérite de m&#8217;avoir tenu éveillé (la réalisation bordélique et vitaminée de Tsui Hark doit y être pour quelque chose). En fait, c&#8217;est seulement un tiers du film que j&#8217;ai adoré, le reste était très moyen. Ce tiers, on le doit à Zhou Xun dont chacune des apparitions à l&#8217;écran est un délice d&#8217;humour, entre sa technique de drague à base de phéromones et sa &#8220;sclérose sélective&#8221; qui fige tous ses membres au moindre contact masculin. Je me serais bien contenté d&#8217;un long métrage uniquement basé sur son personnage de clown blanc improbable et lumineux (comment ça fanboy ?).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/03/all_about_women.jpg" alt="all_about_women" title="all_about_women" width="450" height="300" class="alignnone size-full wp-image-1419" /></p>
<p>Pour finir sur ce festival, je dirais que malgré tous les reproches qu&#8217;on peut adresser à la programmation (notamment son absence d&#8217;originalité, le fait de présenter des films sur le point de sortir en dvd ou au cinéma, etc) ou à l&#8217;organisation, j&#8217;en garderai un excellent souvenir. Pour ses discussions enflammées entre cinéphiles et autres maniaques jusqu&#8217;à pas d&#8217;heure, pour ses quelques découvertes improbables (aurais-je vu &#8220;Jay&#8221; ou &#8220;Fireball&#8221; ailleurs ?), pour le rugissement du public lors du générique de début de &#8220;Yamagata Scream&#8221;, ou encore pour cette magnifique claque vécue lors d&#8217;&#8221;All Around Us&#8221;, je suis bien content d&#8217;avoir fait le déplacement.</p>
<p>A lire chez mes compagnons de projection :<br />
- <a href="http://nihon-eiga.over-blog.com/article-29092203.html">Nihon Eiga</a><br />
- <a href="http://insecte-nuisible.com/festival-du-cinema-asiatique-de-deauville-2009/">Epikt</a><br />
- <a href="http://butterflyprod.over-blog.com/article-29196127.html">ButterflyProd</a><br />
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		<title>Compte-rendu Deauville 2009 &#8211; Compétition</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 21:45:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[deauville]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>

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		<description><![CDATA[Première partie du compte-rendu du festival du film asiatique de Deauville cuvée 2009 avec la compétition officielle. Une sélection pas folichonne au départ qui s&#8217;est tout de même révélée intéressante grâce aux derniers films projetés. Je traite ici les films par ordre de vision (une manière de garder le meilleur pour la fin).

CHANT DES MERS [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Première partie du compte-rendu du festival du film asiatique de Deauville cuvée 2009 avec la compétition officielle. Une sélection pas folichonne au départ qui s&#8217;est tout de même révélée intéressante grâce aux derniers films projetés. Je traite ici les films par ordre de vision (une manière de garder le meilleur pour la fin).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/03/chant-des-mers-du-sud.jpg" alt="chant-des-mers-du-sud" title="chant-des-mers-du-sud" width="450" height="233" class="alignnone size-full wp-image-1402" /></p>
<p>CHANT DES MERS DU SUD<br />
Que dire de ce film kirghize sinon qu&#8217;il ne m&#8217;a pas laissé un souvenir impérissable, loin de là. Pour tout dire, j&#8217;ai quand même réussi à m&#8217;endormir alors qu&#8217;il s&#8217;agissait du premier film que j&#8217;ai vu en arrivant à Deauville (dans un état de fatigue incomparable avec celui de fin de festival). Ceci m&#8217;a d&#8217;ailleurs permis d&#8217;apprécier différemment un moment du film, puisque lorsque j&#8217;ai rouvert les yeux ce fut pour découvrir le personnage principal complètement nu, l&#8217;air apeuré, en train de conduire une moto. Je ne saurai donc jamais comment il s&#8217;est retrouvé dans cette situation, ce qui n&#8217;est pas pour déplaire à mon imagination. C&#8217;est parfois drôle, pas trop mal filmé, mais manque sérieusement de pep&#8217;s et peine à dépasser le stade de la petite chronique familiale folklorique.</p>
<p>NAKED OF DEFENSES<br />
Petit film japonais complètement fauché, Naked of Defenses est plein de bonnes intentions mais souffre d&#8217;une réalisation vraiment pas à la hauteur. Certaines scènes sont même à la limite de l&#8217;amateurisme (l&#8217;accident de voiture apparaissant en flash-back, et que dire du son mal étalonné) et anéantissent malheureusement les émotions que le film aurait pu procurer. Pourtant celui-ci n&#8217;est pas exempt de bonnes idées et contient quelques jolis moments de cinéma quand il sort de sa monotonie, notamment lorsque les deux femmes se lient d&#8217;amitié. Avec son final assez improbable et devant une telle sincérité, presque naïve, on finirait presque par s&#8217;attacher au film.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/03/breathless1.jpg" alt="breathless" title="breathless" width="300" height="450" class="alignnone size-full wp-image-1401" /></p>
<p>BREATHLESS<br />
&#8220;Breathless&#8221; est un film énervant. On y suit les traces de Sang-Hoon, un homme violent passant son temps à mettre des coups (c&#8217;est même son métier), allumer et jeter des cigarettes avec style ou encore proférer des bordées de jurons. Lors d&#8217;une scène mémorable, un crachat anodin finit sa chute sur la cravate d&#8217;une lycéenne déboulant dans le champ, une jeune fille avec laquelle il va se lier (non sans un rude échange d&#8217;amabilités). Le ton est très vif, relevé, et la vitalité du film m&#8217;a beaucoup plu dans sa première partie&#8230; jusqu&#8217;à ce que la dernière demi-heure vienne tout gâcher. Le film aurait d&#8217;ailleurs très bien pu s&#8217;achever au bout d&#8217;une heure et demie sur une très belle scène dans laquelle les deux protagonistes arrivent enfin à dévoiler leur fragilité derrière le masque de violence ordinaire qui caractérise leur quotidien. Mais non, au lieu de ça le film tire en longueur en s&#8217;inventant un final larmoyant et interminable à l&#8217;aide de symboles bien lourdauds. Visiblement cet ultime gâchis n&#8217;a pas dérangé le jury qui lui a décerné le Lotus d&#8217;Or, de mon côté je trouve ça assez rageant.</p>
<p>TRIVIAL MATTERS<br />
Le grand sourire de cette sélection, une série de 7 court-métrages réalisés par Pang Ho-Cheung avec comme point commun les petits tracas de notre existence en mode comique. Les 3 premiers sont tout simplement irrésistibles. &#8220;Vis Major&#8221; s&#8217;amuse des différences de perception au sein d&#8217;un couple lors de l&#8217;acte sexuel, avec un mode de narration particulièrement drôle et bien pensé. Le second, &#8220;Civism&#8221;, est une tirade absolument délirante d&#8217;un Edison Chen bourré dans un club vantant le fait qu&#8217;il est un bon citoyen (je ne dis pas pourquoi, histoire de ne pas vous gâcher le plaisir), à grands renforts de citations improbables (Spiderman !). Enfin, le troisième, &#8220;It&#8217;s a Festival today&#8221; nous apprend comment célébrer comme il se doit chaque jour du calendrier (en particulier la fête de l&#8217;aspirateur et le jour de la giclée thaï !). Et même si les suivants ne sont pas aussi drôles (le numéro 5 est même très mélancolique et contraste fortement avec le reste), ce &#8220;Trivial Matters&#8221; fait un bien fou.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/03/trivial-matters.jpg" alt="trivial-matters" title="trivial-matters" width="300" height="396" class="alignnone size-full wp-image-1404" /></p>
<p>L&#8217;ENFANT DE KABOUL<br />
Je suis allé voir ce film à reculons, faute d&#8217;un meilleur choix (ayant déjà vu deux fois &#8220;The Chaser&#8221; qui passait dans l&#8217;autre salle), craignant d&#8217;avoir affaire à une carte postale pleine de gros sentiments. Malgré tout, j&#8217;espérais me tromper et être agréablement surpris mais&#8230; non. Du point de vue cinématographique, ce film représente vraiment le néant : pas d&#8217;idées, pas de rythme, rien. L&#8217;ovation frénétique réservée à la fin du film par le troisième âge deauvillois m&#8217;a fait craindre un instant de voir le film récompensé, il n&#8217;en fut heureusement rien.</p>
<p>CLAUSTROPHOBIA<br />
Ce film reprend un peu le principe d&#8217;un &#8220;5&#215;2&#8243; de Ozon en déconstruisant la relation d&#8217;un couple à coup de flashbacks successifs. Avec un titre pareil, je m&#8217;attendais plutôt à un polar bien angoissant (peut-être à cause d&#8217;Insomnia ?), et l&#8217;ambiance très pesante de la première scène laissait à penser que quelque chose allait dégénérer, alors qu&#8217;il n&#8217;en est finalement rien. Du coup, à force d&#8217;attendre un improbable ressort scénaristique, j&#8217;ai eu la désagréable impression que le film tournait à vide. Méticuleusement réalisé, celui-ci s&#8217;acharne à construire une tension permanente à coups de lieux confinés : voiture, ascenseur, aquarium, toit, on a même droit à une très intéressante sensation de &#8220;claustrophobie auditive&#8221; lorsque les personnages se voient infliger un bref spot publicitaire tournant en boucle sur une télévision pendant un bon quart d&#8217;heure (malheureusement gâchée par une erreur de script, la télé apparaissant très visiblement éteinte en arrière-plan en plein milieu de la scène). Mais cette tension ne mène strictement à rien, tellement la progression des personnages laisse indifférent.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/03/members-of-the-funeral.jpg" alt="members-of-the-funeral" title="members-of-the-funeral" width="400" height="312" class="alignnone size-full wp-image-1403" /></p>
<p>MEMBERS OF THE FUNERAL<br />
Voilà un film complètement bizarroïde dont je ne sais trop quoi penser. Il souffre principalement d&#8217;un scénario beaucoup trop alambiqué, se trouvant sans doute très intelligent mais abandonnant complètement le spectateur en chemin. C&#8217;est dommage, car quelques passages sont des merveilles d&#8217;humour noir voire de poésie macabre, et le film recèle quelques bonnes idées barges. Il faudra à mon avis garder un oeil sur le réalisateur de ce premier film, même si pour celui-ci il échoue en chemin.</p>
<p>THE SHAFT<br />
Avec ce film décrivant le quotidien d&#8217;une famille de mineurs dans la campagne chinoise, on pouvait s&#8217;attendre à une avalanche de misérabilisme. La première partie du film s&#8217;inscrit d&#8217;ailleurs plutôt dans cette veine, en se concentrant de manière assez morose sur le mal-être de la fille qui souhaite à tout prix quitter cette ville minière, s&#8217;achevant sur un plan particulièrement lourd représentant ses chaussures rouges flottant sur l&#8217;eau, sur un air de flûte bien cliché. Cependant, le film enchaine ensuite sur le fils et devient tout à coup beaucoup plus réussi, celui-ci cherchant à s&#8217;en sortir, même maladroitement. La réalisation semble s&#8217;alléger peu à peu avec le temps, et la dernière partie consacrée au père se transforme presque en message d&#8217;espoir, le mine omniprésente du début s&#8217;éloignant de la vie des personnages. On peut certes regretter l&#8217;absence de fantaisie (il y avait pourtant des occasions, notamment lorsque le vieux père se rend au cybercafé), mais ce &#8220;The Shaft&#8221; a réussi à me capter progressivement, presque à mon insu, pour devenir carrément poignant sur la fin.</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/03/all-around-us.jpeg" alt="all-around-us" title="all-around-us" width="300" height="413" class="alignnone size-full wp-image-1400" /></p>
<p>ALL AROUND US<br />
LA grande révélation de ce festival, qui a mis beaucoup de temps à arriver (dimanche matin !) mais qui fait presque oublier d&#8217;un coup tous les mauvais films. &#8220;All around us&#8221; suit sur plusieurs années différents moments de la vie d&#8217;un couple de trentenaires japonais particulièrement attachants, filmé en longs plan-séquences laissant la part belle aux comédiens (vraiment excellents). Les situations de vie quotidienne et les dialogues sonnent très justes, que ce soit dans les badinages amoureux (avec un humour omniprésent, grand point fort du film) ou les moments les plus difficiles. Le summum est pour moi atteint lors d&#8217;une scène où, alors que tout va mal, les deux personnages se mettent à se parler, lâchent enfin tout ce qu&#8217;ils ont sur le coeur, entre pleurs et rires. Le plan séquence se trouve là parfaitement justifié, et allié à la qualité de l&#8217;interprétation, génère une scène sublime et incroyablement émouvante. Le film est long (2h20), mais chacune des dernières scènes étant plus réussie que la précédente, &#8220;All around us&#8221; passe tout seul et constitue une vraie délivrance. Ouf !</p>
<p>Rendez-vous d&#8217;ici peu pour le compte-rendu de la compétition Action Asia puis le Panorama et enfin un petit bilan <img src='http://dooliblog.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
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		<title>@ Deauville</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Mar 2009 19:45:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma :: News]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[deauville]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>

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		<description><![CDATA[Demain, dès l&#8217;aube, à l&#8217;heure où blanchit la campagne, je partirai&#8230; à Deauville. Le blog sera donc en léthargie temporaire pendant quelques jours, mais je compte bien en profiter un maximum, voir le plus de films possible en espérant faire de belles découvertes, prendre des photos et faire des rencontres intéressantes.
Rendez-vous donc la semaine prochaine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Demain, dès l&#8217;aube, à l&#8217;heure où blanchit la campagne, je partirai&#8230; à Deauville. Le blog sera donc en léthargie temporaire pendant quelques jours, mais je compte bien en profiter un maximum, voir le plus de films possible en espérant faire de belles découvertes, prendre des photos et faire des rencontres intéressantes.</p>
<p>Rendez-vous donc la semaine prochaine pour un compte-rendu complet de cette édition 2009 du festival (enfin ce dont je me souviendrais <img src='http://dooliblog.com/wp-includes/images/smilies/icon_razz.gif' alt=':P' class='wp-smiley' />  ).</p>
<p><img src="http://dooliblog.com/wp-content/uploads/2009/03/deauville.jpg" alt="deauville" title="deauville" width="213" height="332" class="alignnone size-full wp-image-1390" /></p>
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