Concert de Phoenix et Air au chateau de Versailles Ecrit par Pierre le 30.06.07
Hier soir avait lieu un concert réunissant une série d’artistes originaires de Versailles, dans les jardins du château. Au programme dans l’ordre : Alex Gopher, Etienne de Crécy, Phoenix et Air. Artistes fortement liés, puisqu’Alex Gopher faisait partie du premier groupe des membres d’Air (Orange), qu’il a créé un label avec Etienne de Crécy (ils se sont rencontrés au lycée), et que Phoenix a participé tout comme Air aux B.O. de Sofia Coppola (c’est le chanteur de Phoenix qui chante sur “Playground Love” d’Air).
En tout cas, le cadre était exceptionnel, puisque la scène se trouvait en plein milieu du bassin de Neptune, le public étant dans des gradins installés en arc de cercle autour du bassin. Le seul défaut de cette mise en scène était en fait le temps : une succession d’averses assez frigorifiantes… Le public n’est resté assis que pour le premier artiste à se produire, Alex Gopher, dans un style mi-rock mi-électronique assez sympa à écouter. Il s’est retrouvé debout dès les premières notes d’Etienne de Crécy pour un set électro que j’ai beaucoup apprécié alors que je ne suis pas trop fan du genre. Le mix sur “We Are Your Friends – Never Be Alone” a conclu sa prestation en beauté.

S’en est suivi le moment que j’attendais le plus (beaucoup plus qu’Air en fait), Phoenix. Et je dois dire que je n’ai pas été déçu ! Ils ont repris la plupart des titres de leur excellent dernier album “It’s never been like that” avec une grande intensité. En particulier un des 2 batteurs qui était déchainé, et surtout Thomas Mars, le chanteur du groupe. Le public entier a notamment été parcouru de frissons aux premières notes de Too Young, titre présent au générique de Lost in translation, sublime ! Lors du dernier morceau, la pluie reprenant de plus belle, le chanteur a disparu quelques instants avant de réapparaitre dans une barque pour rejoindre le public à la rame ! Avant d’interpréter, avalé par la foule, le refrain a capella. A capella, car en fait le groupe n’avait plus de son, les instruments noyés par les cordes (de guitare) qui nous tombaient dessus. Dommage qu’ils n’aient pas pu conclure en apothéose, mais c’est quand même resté un grand grand moment.

Après une attente due à la pluie, les musiciens d’Air ont pu prendre place pour distiller leur pop électro-atmosphérique aux teintes asiatiques. Malheureusement, deux morceaux plus tard, ils doivent s’interrompre car “les synthés sautent les uns après les autres”. Le concert doit donc s’arrêter là, au grand dam des gens venus pour voir Air, et des artistes eux-mêmes ne pouvant se produire devant leur entourage et amis. J’espère qu’ils pourront revenir bientôt (et accessoirement, qu’on nous offre les places
.
Saleté de temps pourri. Mais qu’est-ce que c’était bon ce concert de Phoenix !