Série de portraits : les résultats Ecrit par Pierre le 03.12.07

Voici les résultats du sondage associée à la série de portraits consacrés aux acteurs et actrices les plus importants du cinéma coréen d’aujourd’hui. Ce sondage a enregistré une somme de 194 votes : un peu plus pour les acteurs que pour les actrices.
And the winner is…

Meilleurs acteurs coréens

Choi Min-Sik arrive donc en tête, les votants ayant en tête ses performances géniales dans “Old Boy” et “Ivre de femmes et de peinture” notamment. C’est tout de même une petite surprise de le voir en tête puisqu’il n’a aucune actualité depuis 2 ans, alors que son dauphin Song Kang-Ho continue d’enchaîner les très bons films avec une régularité folle. J’étais plus indécis pour la troisième place, et c’est finalement Lee Byeong-Heon qui se place devant les autres, boosté par le succès d’”A Bittersweet Life”. Une petite déception personnelle : Shin Ha-Gyun n’arrive qu’en sixième place, alors qu’il s’agit de mon favori.
Voici un petit aperçu de la répartition, où l’on voit que les 3 acteurs gagnants trustent plus de la moitié des votes :

Résultats du sondage

Et chez les actrices… non pas une gagnante mais deux ex-aequo :

Meilleurs actrices coréennes

Les votes ont été beaucoup plus serrés pour les actrices que les acteurs, les votants étant très partagés. C’est finalement Lee Young-Ae, vue dans “Lady Vengeance” mais surtout le drama “Dae Jang Geum” très populaire à travers le monde. A égalité, mon actrice favorite, la très spéciale Bae Doo-Na, à qui j’espère que plus de rôles intéressants seront proposés dans les années à venir. Troisième à un vote près, l’actrice Lim Su-Jeong révélée en France par “Deux Soeurs” et présente en salles très bientôt dans “Je suis un cyborg”. Une fois encore, je pense que sa présence dans le drama très populaire “I’m Sorry, I love you” y est pour quelque chose.
Dernier point, la mauvaise place étonnante de Jeon Do-Yeon, excellente actrice visiblement encore trop méconnue dans nos contrées, qui méritait à mon sens beaucoup mieux.
Petit aperçu des votes :

Résultats du sondage

Les résultats détaillés ainsi que la liste des portraits sont disponibles sur cette page.

Et maintenant ? Finis les portraits (quoique j’en ferai occasionnellement), mais j’ai un projet en route d’une longue analyse du cinéma de Kim Ki-Duk, il va déjà falloir que je revoie toute sa filmographie, ce qui s’annonce passionnant. Stay tuned ;)

Série de portraits : bientôt la fin ! Ecrit par Pierre le 25.11.07

Pour ceux qui suivent le blog, je suis arrivé au terme de la série de portraits consacrés aux acteurs et actrices du cinéma coréen. Le sondage associé à cette série de portraits a déjà recueilli 148 votes. Les choix sont assez nets pour les acteurs, alors que c’est très serré pour les actrice. Je vais donc le laisser ouvert une semaine de plus, avant de présenter et commenter les résultats.

A noter que se tenaient hier les “césars” coréens de l’année 2007, qui vont vu être couronnés (ce n’est pas une surprise) Song Kang-Ho et Jeon Do-Yeon respectivement pour “The Show must go on” et “Secret Sunshine”.

Voici donc un petit récapitulatif de tous les portraits réalisés :

Portrait #1 : Song Kang-Ho, l’incontournable
Portrait #2 : Lim Su-Jeong, actrice prometteuse
Portrait #3 : Shin Ha-Gyun, talent multi-facettes
Portrait #4 : Kang Hye-Jeong, du gâchis depuis Old Boy
Portrait #5 : Lee Byeong-Heon, la gueule d’ange
Portrait #6 : Moon So-Ri, l’indépendante
Portrait #7 : Hwang Jeong-Min, bourru au grand coeur
Portrait #8 : Son Ye-Jin, la fragilité
Portrait #9 : Yu Ji-Tae, le calme ou la tempête ?
Portrait #10 : Lee Yeong-Ae, Oxygen Lady
Portrait #11 : Jeong Jae-Yeong, clown triste
Portrait #12 : Bae Doo-Na, une fille à part
Portrait #13 : Park Hae-Il, l’avenir ?
Portrait #14 : Yeom Jeong-Ah, talent discret
Portrait #15 : Choi Min-Sik, le monstre sacré
Portrait #16 : Lee Na-Young, rare et précieuse
Portrait #17 : Seol Gyeong-Gu, force et charisme
Portrait #18 : Jeon Do-Yeon, étoile de Cannes
Portrait #19 : Jo Seung-Woo, la relève est là
Portrait #20 : Kim Hye-Soo, femme fatale

Et à vos votes, maintenant ;)

Rendez-vous dans une semaine pour les résultats :P

Portrait #20 : Kim Hye-Soo, femme fatale Ecrit par Pierre le 24.11.07

Voici le dernier portrait de la (longue) série débutée il y a tout juste 4 mois. A l’honneur cette fois-ci : Kim Hye-Soo, une actrice peu connue chez nous puisqu’on a pu la voir uniquement dans l’un des segments du film d’horreur collaboratif “Three: Memories”.

Kim Hye-Soo

Je passerai sous silence la première partie de sa carrière, débutée en 1986 alors qu’elle n’avait que 16 ans dans des dramas, puis des niaiseries aux noms assez évocateurs comme “Mister Condom” ou “First Love”. ;)
Cependant, à l’aube des années 2000 commence une nouvelle arrière pour elle, à qui l’âge réussit bien. Le premier rôle dans lequel j’ai pu la voir est la comédie “Kick the moon”, dans laquelle deux anciens amis (l’un devenu prof, l’autre gangster) se disputent ses faveurs. Son interprétation en serveuse d’une petit bourgade de campagne avec un accent à couper au couteau est excellente.

Mais c’est surtout à partir de 2004 que ses prestations sont remarquée et que les prix arrivent. Tout d’abord dans le thriller assez glauque “Hypnotized”, où elle interprète une jeune femme sublime et trouble, désorientée et manipulée par son entourage. Une période “films d’horreur” qu’elle complète l’année suivante avec “The Red Shoes”. Une constante de ses films : un naturel incroyable dans le jeu, une diction caractéristique et un charme intemporel.

Kim Hye-Soo

L’apothéose vient l’année dernière avec “The War of Flower”, où elle campe une femme fatale au milieu de joueurs professionnels faisant penser à “Casino” de Scorsese. Un personnage qu’elle interprète avec une grande classe, manipulatrice et charmeuse, du succès à l’échec. Un film pour lequel elle remporte le “césar” coréen de la meilleure actrice, et qui la relance sa côte en grande pompe. On a déjà pu la revoir dans deux comédies assez plaisantes : “A Day for an Affair”, dans lequel elle se joue de manière burlesque des pulsions maladroite d’un jeune adolescent, et “Shim’s Family”, l’histoire d’une famille décalée. Ce n’est pas fini, puisque deux nouveaux films en préparation portent son nom en haut de l’affiche.

Kim Hye-Soo

Si vous trouvez qu’il s’agit d’une des toutes meilleures actrices coréennes, je vous invite à participer au sondage associé à cette série de portraits.

Portrait #19 : Jo Seung-Woo, la relève est là Ecrit par Pierre le 11.11.07

Avant-dernier portrait de ma série, Jo Seung-Woo est un jeune acteur (le plus jeune de la série avec Park Hae-Il). J’ai donc hésité à l’intégrer, mais ses derniers films dévoilent tout de même un fort potentiel, et il se peut qu’on doive compter sur lui dans le futur.

Jo Seung-Woo

Il avait tout de même frappé assez fort pour son premier film en tenant le premier rôle du film du “maître” Im Kwon-Taek, “Le Chant de la fidèle Chunhyang”. Une interprétation remarquée alors qu’il a tout juste 20 ans. Ironie du sort, c’est à nouveau Im Kwon-Taek qui le relance en 2004 dans “La pègre”, même si le film n’a pas le succès escompté.

Jo Seung-Woo

L’année suivante, il obtient un énorme succès pour son rôle de jeune autiste courant le “Marathon”. Son interprétation très fluide et naturelle, pleine de sincérité alors que le risque était justement d’en faire trop, participe beaucoup au charme de ce film au sujet casse-gueule. Il récolte une moisson de récompenses en Corée, dont notamment le prix du meilleur acteur au festival de Pusan (le Cannes de l’Asie).

Une jolie performance qu’il réédite dans un rôle complètement différent, en gangster tricheur professionnel de “The War of Flower” (”Tazza” en coréen). Un film très bien rythmé où son charisme et sa classe s’expriment à merveille. Il parvient à tenir la dragée haute aux autres acteurs qui sont pourtant de forts caractères.

Jo Seung-Woo

Petit bémol, il finit l’année 2006 sur un semi-échec : la romance “Love Phobia” avec son ex-compagne Kang Hye-Jeong. Il devrait prochainement être au générique d’un film intitulé “Go go 70″, où il interpréterait un rocker dans les années 1970 (on n’en sait pas plus :) ).
Si vous trouvez qu’il s’agit d’une des tout meilleurs acteurs coréens, je vous invite à participer au sondage associé à cette série de portraits.

Portrait #18 : Jeon Do-Yeon, étoile de Cannes Ecrit par Pierre le 25.10.07

Exceptionnellement ce portrait sera abrégé pour une raison simple : j’ai déjà présenté cette actrice à l’occasion de son sacre à Cannes cette année, où elle a remporté la palme de la meilleure actrice.

Jeon Do-Yeon

Vous pourrez donc retrouver nos articles à son sujet à cette adresse (article le jour de la cérémonie) et à celle-ci (le lendemain).

Si vous trouvez qu’il s’agit d’une des toutes meilleures actrices coréennes, je vous invite à participer au sondage associé à cette série de portraits.

A bientôt pour les deux portraits restants de la série, qui va donc toucher à sa fin ;)

Portrait #17 : Seol Gyeong-Gu, force et charisme Ecrit par Pierre le 21.10.07

Seol Gyeong-Gu est un acteur assez rare dans les médias, mais doté d’un grand talent.

Seol Gyeong-Gu

Même s’il a tourné dans un grand nombre de films, il est en France essentiellement associé aux films de Lee Chang-Dong : “Peppermint Candy” et “Oasis”. C’est dans le premier des deux qu’il a été découvert par le grand public, aussi bien Corée (il fut couronné du prix du meilleur espoir masculin au festival de Daejeong en 2000) que dans le monde (le film s’est bien exporté).

Couronnement encore plus important deux années plus tard pour son rôle de jeune homme en marge de la société pris d’un amour incompris pour une handicapée (performance incroyable de Moon So-Ri). Sans changement physique apparent, il est d’une telle sincérité qu’il apparaît comme rajeuni de 10 ans.

Seol Gyeong-Gu

Cependant, il est en Corée associé à un autre rôle marquant, celui de flic aux méthodes un peu limites de “Public Enemy”. Un personnage très charismatique qu’il habite avec force dans ce thriller qui le met sur les traces d’un serial killer machiavélique. Un rôle qu’il retrouva dans la suite “Another Public Enemy”, et dont le troisième opus sortira l’année prochaine. Un rôle de mec blasé semblant revenu de tout qui lui convient bien, et qu’il reprend dans d’autres films, comme “Silmido”.

Seol Gyeong-Gu

Il sait cependant varier les rôles et toucher dans des films plus romantiques comme “I wish I had a wife”, où il joue un employé de banque littéralement obnubilé par l’idée de se marier.
Si vous trouvez qu’il s’agit d’une des tout meilleurs acteurs coréens, je vous invite à participer au sondage associé à cette série de portraits.

Portrait #16 : Lee Na-Young, rare et précieuse Ecrit par Pierre le 29.09.07

Lee Na-Young est une actrice qui éclaire chacun de ses films, mais qui malheureusement se fait extrêmement rare par rapport à ses qualités.

Lee Na-Young

Après un premier film qui s’est révélé être une vraie daube, “Dream of a Warrior” (mais bon, il faut bien commencer), on peut la voir à l’affiche d’une comédie romantique plutôt sympathique intitulée “Who are you” (2002). Mais ce sont ses trois films suivants (elle n’en a pas tourné d’autre à ce jour) qui vont la mettre au premier plan, scellant sa réputation d’excellente actrice. Ils faut que dire que ces trois rôles sont complètement différents, chacun encore meilleur que le précédent.

Le premier est dans la comédie hilarante “Please Teach Me English”, vision amusante des difficultés des coréens avec l’anglais, tournée sous une forme ludico-kitsch pleines de fioritures hilarantes et inutiles (dont la plus amusante est le test d’anglais version Mortal Kombat). Lee Na-Young y joue une fille censée être repoussante et coincée, affublée d’énormes lunettes. Vraiment pas facile, mais pourtant son charisme permet au film de ne pas sombrer dans la comédie affligeante, lui donner un vrai intérêt.

Lee Na-Young

C’est surtout dans la comédie suivante, plus romantique et décalée que la précédente, qu’elle va exploser au grand jour : “Someone Special” en 2004. Ce qui frappe avant tout, c’est son naturel. Elle n’a pas l’air de jouer mais dégage un enthousiasme et un charme inné, à l’opposé du superficiel. C’est d’ailleurs le film culte d’un de mes amis coréens.

Enfin, après deux ans d’absence sur grand écran, elle revient en 2006 dans “Maundy Thursday”, film bouleversant suivant les derniers jours d’un condamné à mort. Discutant avec lui d’abord par contrainte, elle finit par découvrir un homme seul et blessé au plus profond, comme elle l’est également. Une fois de plus, Lee Na-Young possède ce naturel qui nous retransmet ses émotions à fleur de peau. Le film a très bien marché, attirant plus de trois millions de spectateurs dans les salles.

Je ne pourrai conclure ce portrait sans parler de sa prestation qui m’a le plus touché : non pas dans un film mais dans un drama, en l’occurrence “Ruler of your own world“, où elle est tout bonnement époustouflante. Sincère, naturelle, c’est comme ça qu’on l’aime.

Lee Na-Young

Si vous trouvez aussi qu’il s’agit d’une des toutes meilleures actrices coréennes, je vous invite à participer au sondage associé à cette série de portraits.
D’ailleurs, vous pouvez aussi participer au concours futile et amusant des Cinémasie Awards et de Miss Cinémasie, où elle se trouve en bonne position. :)