Portrait #1 : Song Kang-Ho, l’incontournable Ecrit par Pierre le 24.07.07
Si vous avez vu ne serait-ce qu’un seul film coréen, il y a de grandes chances pour que vous connaissiez cet acteur. C’est simple, Song Kang-Ho est dans (presque) tous les bons films ! Ou bien est-ce lui qui sublime tout ses films ? Arrivé sur le tard (son premier film, “Le jour où le cochon est tombé dans le puits”, date de 1996), il s’est fait en une dizaine d’années le spécialiste des rôles d’anti-héros burlesques, un peu idiots et ô combien attachants.

Le premier film où il exploite totalement son talent comique est pour moi “The Foul King”, dans lequel il interprète un petit employé de bureau soumis à son patron, qui la nuit venue s’entraîne dur pour devenir… catcheur. Il récidive dans l’excellent “Memories of Murder”, en policier complètement à côté de la plaque, capable de déductions comme “Si le meurtrier n’a laissé aucune trace, c’est peut-être parce qu’il n’a aucun poil sur le corps” (puis logiquement va espionner dans les bains publics). Et enfin réalise le carton se sa carrière en père de famille héroïque dans “The Host” (il est également au générique des précédents records du box-office coréen Shiri et JSA). Des personnages à part, qui collent parfaitement à sa bouille sympathique.

Il est également parfait dans des rôles plus sombres, comme “Sympathy for Mr Vengeance” où il nous fait ressentir de manière viscérale la douleur liée à la perte de son enfant, ou encore dans le film “Secret Sunshine” qui sortira sur nos écrans le 17 octobre prochain (à ne pas rater). Son actualité s’annonce d’ailleurs extrêmement alléchante, puisqu’après son rôle dans le très attendu “The Good, the Bad and the Weird”, il pourrait jouer un vampire dans le prochain film de Park Chan-Wook !

Si vous trouvez aussi qu’il s’agit d’un des tout meilleurs acteurs coréens, je vous invite à participer au sondage associé à cette série de portraits.
