Auto-apprentissage d’une langue : quelle stratégie, quelles méthodes ? Ecrit par Pierre le 23.02.08

Comme peut-être un certain nombre des lecteurs de ce blog (j’en connais déjà quelques-uns ayant des difficultés avec le coréen ou le japonais :D ), je souhaite poursuivre l’apprentissage d’une langue par moi-même (le coréen en l’occurence). Après mon séjour là-bas, j’ai laissé tomber paresseusement la pratique de cette langue avant de m’apercevoir de l’ampleur des dégâts un an plus tard, et j’ai donc décidé de m’y remettre sérieusement.
Mais voilà, il ne suffit pas d’être pétri de bonnes intentions pour réussir : il faut pour cela les bons outils et les bonnes méthodes. Plus précisément dans mon cas, je pense avoir tous les outils nécessaires (une collection impressionnante de bouquins et en plus une prof à domicile !), c’est du côté de l’organisation que le bas blesse.

Je crée donc ce billet pour recueillir vos témoignages, VOUS chers lecteurs, pour savoir comment vous faites, comment vous vous organisez pour progresser, et cela quelle que soit la langue.

Ddochi

Pour lancer le débat, je vous donne déjà mes impressions personnelles sur mes difficultés d’apprentissage. Il m’est déjà très difficile de trouver la motivation en semaine après une journée de travail, je suis donc à la recherche de séquences d’études plutôt courtes pour ces créneaux, mais tout de même utiles. Une formule m’enthousiasme vraiment, celle des podcasts proposés par KoreanClass101, que je peux écouter dans les transports. S’ils me permettent de rester en contact constant avec la langue et d’améliorer ma compréhension orale, je doute de l’apport au niveau lexical/grammatical.
Le weekend, un peu déboussolé par l’ampleur de la tâche, je ne sais pas par où commencer, où et comment noter ce que j’apprends, etc. J’ai par ailleurs décidé de m’inscrire à un test international, le TOPIK (équivalent du TOEIC pour le coréen) en avril prochain. Un moyen intéressant de travailler est d’utiliser les examens des sessions précédentes, qui me permettent notamment de détecter les formes grammaticales et le vocabulaire de base que je ne connais pas. Mais comment organiser ces données, les noter, les apprendre ?

Voila, j’attends vos réactions et espère un échange constructif ! ;)

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10 commentaires pour “Auto-apprentissage d’une langue : quelle stratégie, quelles méthodes ?”

  1. damospace |

    Pour ma part, je considère qu’une fois une base de grammaire et vocabulaire acquise, on peut faire des progrès tout seul. L’idéal est souvent de se confronter le plus possible à la langue qu’on veut apprendre, de n’importe quelle manière, livres, revues, films, contacts, internet, etc. Pour ma part, c’était surtout des films en V.O. et de livres, ainsi que des voyages.

  2. 绮芬 |

    Depuis que je me suis mise au coréen, je me suis fait un fichier excel de vocabulaire, classé par genre de mots (noms, verbes etc.).
    Si tu en veux un aperçu, n’hésite pas, je l’ai mis en ligne sur GoogleDocuments.
    Je me suis aussi lancée avec un ami dans l’élaboration d’un wiki d’apprentissage du chinois, mais j’avoue que je le délaisse, par manque de motivation. Le wiki, je trouve cela très bien, parce qu’il me permet de mettre à plat mes connaissances, d’en faire le listing, mais voilà, ça demande quand même beaucoup de temps et d’investissement personnel.

    L’idée des podcasts dans les transports est très bonne je trouve, mais c’est sûr que ça ne convient pas à tout le monde.
    Pour ce qui est d’assimiler le vocabulaire en coréen, j’utilise les mots nouveaux dans des phrases que j”écris, ou si je ne peux pas écrire, j’essaie de faire des phrases dans ma tête, dans les transports en commun par exemple.
    Et la grammaire coréenne, je crois qu’on ne peut pas se passer d’un bon bouquin avec son nez dedans au moins 30 minutes par semaine.

  3. Pierre |

    @damospace: c’est vrai que pour l’anglais, c’est vraiment cette méthode qui m’avait fait progresser à l’époque : bouquins et films avec puis sans sous-titres dans la langue originale. Mais pour le coréen c’est tout de même plus difficile (malgré l’avalanche de films ^^), sans doute que je n’ai pas cette base nécessaire, qui est quand même plus difficile à atteindre qu’en anglais.

    @绮芬: je suis aussi en train d’utiliser Google Docs pour noter le nouveau vocabulaire, j’essaye de regrouper les mots par groupes logiques, par exemple tous les dérivés de 가다 ou 하다.

  4. Skye |

    Coucou !

    Tout à fait d’accord pour être autodidacte il ne suffit pas d’être pétri de bonne intention ^^
    Des bonnes intentions il y en a énormément, et je m’en mords les doigts tous les jours. En effet pour ma part l’apprentissage se réduit souvent à des crises passagères où j’étudie intensément a n’en plus pouvoir, et hélas le manque de suivie fait que je me souviens souvent de la moitié de ce que j’avais fait ^^
    Je crois avoir trouver une solution mais qui coûte une peu d’argent. Pour résoudre ce manque de continuité (ou paresse ^^) j’ai pris l’offre minimal de cours hebdomadaire (1 heure). Je sais que c’est paradoxale avec le fait d’être autodidacte, mais ça permet de se forcer et donc d’en faire beaucoup plus chez soi.
    Une autre bonne méthode pour ne pas perdre son coréen ou japonais et peut être de trouver un correspondant. Il y a pas mal de site d’échange pour ça. Ou bien vous trouvez un site de rencontre lol.
    Pour les méthode de coréen et de japonais : « J’aime le coréen » de Soyoung Yun et le « Manekineko » sont vraiment excellentes pour les débutants. Je les conseille vivement ^^.
    L’idée de fiche de vocabulaire sur Excel est très bien, je crois que je vais m’y mettre aussi.
    Sur ce je vous souhaite bon courage dans vôtre apprentissage.

  5. Jérôme |

    Pour ma part j’utilise/ais (>_<) la méthode de Seoul dae : Hangugeo, qui est celle utilisée par le centre culturel coréen. Elle est sufisamment claire pour être utilisée en autonomie.

    Pour le vocabulaire, c’est la bonne vieille méthode des flashcards : découpées dans du bristol, il y a d’un côté le mot en coréen, et de l’autre le français (ou plutôt l’anglais) : pratiques à emporter partout.
    Et pour ceux qui trouvent que le carton, c’est pas assez web 2.0 à leur goût ;) il y a quizlet (http://quizlet.com/) avec même 104 banques de mots pour le coréen : http://quizlet.com/search/korean/
    À vous de créer les vôtres !

  6. Sudoksa |

    JOKER !

  7. Pierre |

    @Skye: de quels cours parles-tu ? cours particuliers ? centre culturel ?

    @Jérôme: j’ai aussi Hangugeo 1, 2 et 3, c’est une très bonne méthode (ma préférée parmi mes nombreuses…)

    @Sudoksa: bah alors… ;)

  8. Françoise |

    Depuis que j’ai une amie russe que je vois toutes les semaines, j’ai fait pas mal de progrès et la motivation reste forte. Nous nous voyons 1 h 30 à 2 h par semaine et nous parlons à peu près la moitié du temps en russe et la moitié du temps en français. Nous nous corrigeons mutuellement. En ce moment nous prenons une image et nous la décrivons, ça permet de balayer pas mal de vocabulaire. Parfois nous prenons un point de grammaire et nous discutons de la façon dont il est traité dans les deux langues. C’est très enrichissant. Et comme des relations amicales se tissent on a plus besoin de se demander de quoi on va parler. J’ai comme les autres personnes des problèmes pour noter mon vocabulaire : je choisis une méthode puis une autre… Les flashcards c’est bien quand on débute mais quand on a un niveau intermédiaire ça devrient trop lourd ! Le regroupement des mots par racines est vraiment intéressant. Je verrais bien à quoi ressemble le fichier excel de Pierre et celui de 绮芬 . Travaillez-bien !

  9. Lili |

    J’étudie le Coréen également, depuis deux ans, mais moi j’ai des cours à l’université … Ceci dit, ce ne sont que 2 petites heures par semaine (4 à vrai dire, étant donné que je suis deux niveaux) et comme j’adore cette langue, je ne rechigne à y passer pas mal de temps, en plus des cours.

    Outre les cours, je travaille avec une amie coréenne (elle m’aide en Coréen, je l’aide en Français), je travaille également avec “Le Petit Prince” en Coréen car c’est un livre que j’aime énormément et comme je l’ai déjà lu plusieurs fois en Français (et en Allemand), c’est plus facile. Je pense que, pour travailler la compréhension écrite, travailler sur un roman est une bonne solution, car on y apprend du vocabulaire mais aussi des formes grammaticales. Et quand on connait déjà le roman d’origine, ça passe encore mieux ^^ Mais si on ne le connait pas, justement,ça peut être une motivation de plus : découvrir l’histoire.

    Pour ce qui est de la compréhension orale, malheureusement, j’ai beau adorer le cinéma coréen, je ne comprends rien à ce qu’ils racontent :/ Il faut dire qu’en cours, nous apprenons une grammaire très “carrée”, avec du “jeoneun”, du “eul/leul”, la forme “imnida/sumnida” bref … tout un tas de choses qui n’apparaissent pas dans les films ! C’est un peu compliqué du coup …

    Voilà … Je ne suis pas sûre d’avoir apporté ma pierre à l’édifice mais … c’est pas grave ^^

  10. Pierre |

    @Lili : J’avais essayé il fut un temps de faire les sous-titres d’un film mais j’ai rapidement abandonné devant l’ampleur et la difficulté de la tâche. Ca me fait penser que j’ai un exemplaire de Dooli (le manhwa) en coréen, que je pourrai essayer de traduire. Merci pour les idées !

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